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 “ hope there's someone to take care of me ”

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MessageSujet: “ hope there's someone to take care of me ”   Jeu 1 Jan - 23:35

Trisha Maja Milošević
Papers please
Nom complet : Née Trisha Maja Löfgren. Mariée d'abord à Ralph Sweed, dont elle prend le nom. Puis redevient Trisha Löfgren. Pour enfin épouser Bilàl Milošević et prendre son nom.

Âge : trente-six ans.

Statut : Mariée, pour la deuxième fois, à un homme bien plus méritant que son premier (enfoiré de) mari.

Nationalité : Suédoise.

Groupe & Rang : High Ground - Livestock.

Métier : Chercheuse en phytoscience et adoratrice des plantes.



Who are you
Depuis quand résidez-vous au dôme ?
Le dôme, j'y suis née et j'y ai grandi. "Born and raised", comme disaient autrefois des péquenauds d'une autre contrée. Je n'ai connu que ça, à peu près, de toute ma vie. Que ça, et des histoires un peu étranges sur un monde dans lequel les Löfgren ont fait autrefois fortune et y ont été adulés. Mieux encore, je suis une des chanceuses à être née dès le départ dans la Migdal Tower, dans l'appartement de mes parents. Une naissance légale, autorisée et attendue, bien entendu. On ne déroge pas aux règles du dôme, même chez les Löfgren. Peut-être que quelque part je ne veux pas connaître l'extérieur, même si je suis persuadée qu'il y a de bonnes choses dehors, peut-être.

Que pensez-vous du Dôme ?
Censé être un havre de paix et d'humanité lors de sa création, un abri où l'ensemble des habitants des pays alentours aurait pu se réfugier, le dôme est devenu une pyramide d'inégalités. C'est ce que toute personne censée peut voir, qu'elle soit en haut, ou en bas de la pyramide. Et quoique cette hiérarchie me peine parfois -lorsque je m'égare dans la pitié pour les inférieurs- j'essaie de ne pas y faire trop attention. Le dôme doit être organisé de façon à ce qu'il fonctionne et il faut bien qu'il y ait des personnes pour réaliser les plus basses tâches, comme d'autres pour diriger cette petite nation sans nationalités réelles. Pour être parfois descendue dans Cerberus Hall, sous bonne escorte toujours, j'y ai vu la misère, la souffrance, et les mêmes blessures physiques ou psychologiques qui existent dans les hautes sphères. Le dôme est tel qu'il est, que des personnes souhaitent le changer se comprend, mais je doute que cela arrive de sitôt. Mais s'il venait à être détruit, alors l'humanité vivrait de très sombres heures.

Quelle est votre mission au sein de la communauté (extérieure ou intérieure) ?
Si j'avais pu, j'aurais donné quelques enfants au dôme. Mais j'en suis malheureusement incapable et j'ai appris à faire la paix avec moi-même sur ce sujet. Par conséquent, ma mission -et mon utilité certaine- dans le dôme est de poursuivre, sans relâche, la recherche en phytosciences et phytotechnologies, pour toujours améliorer la vie et le confort des habitants du dôme. Peut-être qu'un jour mes recherches serviront aussi à l'extérieur -mais j'en doute, elles sont souvent sous le sceau du secret de la Tour. Parfois, il m'arrive de descendre dans les quartiers des simples citoyens pour vérifier le fonctionnement des structures végétalisées filtrantes en compagnie de techniciens. Lorsque le peuple n'est pas trop excité, je pousse l'audace à me rendre en Cerberus Hall pour inspecter leurs structures filtrantes, toujours moins performantes que l'autre partie du dôme -mais depuis quelques temps, je m'en garde bien. Ça, c'est pour le côté public.
Côté privé, la mission que j'ai récupéré en épousant Bilàl est simple : s'assurer qu'il ne fait pas (trop) d'impair en bonne société, toujours protéger ses arrières lorsqu'il le faut, et conserver le secret sur sa relation adultérine avec Elliot Matteï. Je sais ce qu'il fait avec elle, il sait que je sais, et il sait aussi que je ne dirai rien… pour le moment, puisque ça n'est pas dans mon intérêt. En quelque sorte, d'aucuns pourraient dire que je me charge d'une potentielle campagne sans fin pour attacher Bilàl à la haute-société qu'il a été le premier immigré à atteindre. Et si, ce faisant, je dois mettre mes réserves de côté, je le fais sans crainte aucune, puisqu'il me reviendra à chaque fois, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit. Une épouse modèle, voilà aussi ce que je dois conserver comme apparence.

Croyez-vous au Dôme et à l'Animus Vox ?
Considérant que le dôme interdit les relations adultères et que les relations sexuelles ne sont que pour la procréation, que je suis stérile, que j'ai trompé mon premier mari parce que j'avais besoin de sentir quelque chose de plus que simplement ce vide en moi, que mon deuxième époux me trompe mais qu'on n'est pas assez stupide pour se le cacher mutuellement… non, comment dire, je crois que je ne crois ni au Dôme, ni à l'Animus Vox. Mais il faut bien croire en quelque chose, n'est-ce pas ? Croire en quelque chose de meilleur que l'homme, tout seul, non ? Par conséquent, je ne sais pas vraiment si je crois en quelque chose, ou en rien. Je ne sais pas. Je suis sûre qu'il y a du bon, en tout un chacun. C'est sans doute utopiste, quand on regarde ce que les hommes peuvent faire dans le dôme, ou à l'extérieur. Qu'importe, après tout, ce qu'il y a, et ce qu'il n'y a pas. L'Animus Vox est trop puissant pour qu'on puisse vivre ses tromperies au grand jour. Alors si je ne sais pas en quoi je crois, je sais au moins qu'on attend de moi que je prie le dôme régulièrement, que je fasse preuve de charité, que j'aime mon prochain comme si c'était moi. Enfin bon, n'en parlons plus, voulez-vous ?

Que pensez-vous de l'extérieur ?
L'extérieur de la Tour est dangereux, déjà. Mais je sais bien que vous me parlez d'un autre extérieur, celui derrière les champs de forces et les murs du dôme. Si je devais être honnête, je dirais que je suis à la fois fascinée et inquiète de ce qui peut se terrer au dehors. La radioactivité agit bien trop sur toutes les plantes pour que je veuille m'y rendre avec allégresse, mais parfois, parfois, je me demande ce qu'il pourrait se passer si on tentait de cultiver certaines plantes. Et en attendant, je reste à l'intérieur, à l'abri, en sécurité.

you're so profoundly sad



Trisha, son grand problème, c'est les mots. C'est pas qu'elle est muette, loin de là. Intellectuellement parlant, elle est brillante. Socialement, elle se débrouille bien aussi, surtout dans le monde où elle a grandi et dont elle connaît sans doute tous les détours et les faux-semblants. Mais dans les situations tendues, elle a parfois du mal à exprimer ce qu'elle veut, ou ne veut pas. Ralph, elle a mis du temps à le quitter, parce que, justement, elle subissait ses mots à lui sans pouvoir placer ses mots à elle. Alors, elle a souffert, propulsée dans un mutisme forcé. Elle a cessé de croire en elle, malgré des études couronnées de succès et un avenir splendide devant elle. La prometteuse chercheuse en phytosciences a cessé de chercher quoi que ce soit, parce qu'elle s'était elle-même perdue, au grand désespoir de son grand-père qui observait de loin sans intervenir. Il lui a fallu du temps pour retrouver sa voix et ses décisions. Du temps pour enfin regarder Ralph dans les yeux, et pour lui dire, calmement, glacialement même ce qu'elle avait qui lui broyait le cœur depuis trop longtemps.

Quand elle a retrouvé ses mots, elle s'est juré de ne plus jamais -plus jamais- laisser quiconque les lui ôter de nouveau. Alors elle s'est reprise et quand elle a reçu les papiers du divorce signés (par une empreinte digitale rouge sang —l'encre manquant cruellement, même dans les hautes sphères), elle a su qu'elle n'aurait plus aucun risque de perdre les mots retrouvés. Un sentiment de liberté l'a envahie et elle s'est juste sentie bien. Rassurée. Pas encore au comble du bonheur, mais au moins satisfaite sans cet étau qui lui écrasait le palpitant depuis la découverte de sa stérilité. Elle a pu reprendre son envol et sa bonté a recouvert toute l'étendue qui s'était résorbée sous le coup des mots blessants.

there's a blank space left here


Son sourire est lénifiant, elle parle toujours avec modération et calme, ayant souvent muri ses mots avant de les prononcer. Elle réfléchit sans doute bien plus qu'elle ne peut le paraître, mais lorsqu'elle est seule, dans l'appartement qu'elle partage avec Bilàl et leur garde du corps, elle laisse apparaître parfois une ride inquiète au creux de son front. L'emprise du temps sur son corps s'est accentuée au fil des jours, des nuits, des semaines où elle pleurait seule sur son malheur passé. Des rides en patte d'oie au coin de ses yeux, des fossettes tristes qui se repèrent parfois lorsqu'elle est songeuse. Pour autant, en soirée mondaine, lorsqu'il s'agit de paraître, elle sait s'y faire et resplendit autant qu'elle le peut. Habituée à cette société, elle sait qu'un seul faux pas peut précipiter vers la chute et comme elle tient à rester au sommet, elle s'affaire à ce que tout soit parfaitement tiré aux quatre épingles.

D'aucuns diront que Trisha est courageuse. Courageuse avec l'épreuve qu'elle a subi pendant son premier mariage. Courageuse aussi avec les recherches qu'elle mène d'arrache-pied, dans un domaine où certains considèrent que la partie est perdue d'avance. Courageuse encore face aux menaces de mort qui planent sur la tête de son époux et la sienne, par voie de conséquence. Courageuse enfin de façon bien plus intime, parfaitement consciente que l'homme qu'elle a épousé en deuxièmes noces en aime une autre, mais qu'il ne la quittera sans doute jamais. Si un jour ce compliment jaillit dans la conversation, à l'adresse de Madame Milosevic, soyez pourtant sûrs qu'elle niera avec sincérité cette vertu qu'on lui accorde, et qu'elle considèrera simplement qu'elle fait son devoir. Son humilité et sa douceur sont des qualités qui ont été des faiblesses pendant quelques années, mais qu'elle a appris à cultiver de nouveau.

Tell me your story



En 2198, Elke Löfgren a donné naissance à une ravissante petite fille, toute rouge de ses cris. Épuisée, elle s'est assoupie pour ne pas se réveiller. Trisha n'a pourtant pas tant souffert de cette absence de mère puisque sa tante et la nouvelle femme de son père se sont chargées de l'éduquer et de faire office de figures maternelles dans son paysage familial. De même, son grand-père âgé de 50 ans, Niels Löfgren, a participé à son éducation, malgré ses devoirs prenants de conseiller du chancelier depuis 2194, renouvelés en 2200 avec l'élection du nouveau chancelier. La famille Löfgren, soudée autour du patriarche Niels, a donc élevé la fillette et l'a vu devenir une jeune femme. Soucieux de son bonheur et de son bien-être, Niels a œuvré dans l'ombre pour trouver un prétendant adéquat pour sa petite-fille. Ralph Sweed, un anglo-hongrois, s'est présenté dans les hautes-sphères de la Migdal Tower. Bien fait, une tête bien remplie, un homme dévoué à la cause du Dôme et respectueux des convenances. Le gendre idéal, donc. Le mariage est célébré en 2216, Trisha y est aussi resplendissante que l'était sa mère à son propre mariage. Elle devient une Sweed, pour le meilleur de ses années et pour le reste de sa vie, pense-t-on. Brillante chercheuse en phytosciences, elle est prometteuse et le couple doré pourrait bien donner quelques spécimens de choix supplémentaires au dôme. Sauf que cette belle image d'Épinal vole en éclats un peu trop vite.

I used to be someone happy


2218 Tu es descendue dans Cerberus Hall, aussi surprenant que cela puisse être. Ton mari ne sait pas que tu es là. Ton père ne sait pas que tu es là. Ta belle-mère non plus, ni même ta tante. Le seul qui sait que tu t'y rends, c'est ton grand-père, qui n'a rien dit d'autre lorsque tu es venue le consulter que les mots suivants : « Prends Rani. » Rani, c'est l'homme baraqué qui se tient à tes côtés, peau couleur olive, yeux marron, acérés. Un garde du corps, celui de ton grand-père, qui t'a promis de ne pas sortir de la Tour de la journée. Niels Löfgren ne se déplace pas sans Rani, signe qu'il a une confiance entière en l'homme au crâne rasé. Rani, qui t'effrayait quand tu étais petite, et que tu as appris à considérer comme faisant partie de la famille. Il ne te fera aucun mal, et de toute façon, il est payé pour te protéger. Il t'accompagne donc, et retient ton bras lorsque tu vas pour traverser une artère grouillante. Il ne parle pas beaucoup, Rani. Il a l'air un peu triste, un peu partagé. Il donne aussi l'impression qu'il connait par cœur la zone. Il te dirige dans les ruelles, ton capuchon toujours sur tes cheveux blonds. On te prendra pour quelqu'un d'autre que tu n'es, une aveugle peut-être. De toute façon, il te faut bien une raison pour rendre visite à une rebouteuse de Cerberus Hall nommée Raja Alfarsi. Une raison officielle. Pas celle que tu as servie à ton grand-père, la vraie : « Les rumeurs lui prêtent des talents cachés. Je dois aller la voir. Après, j'abandonnerai, pour de bon. Mais je dois tout faire pour tomber enceinte, et s'il y a quelqu'un qui peut m'aider, ça sera elle, Farfar. » Il a cédé, de bon cœur, mais sans grand espoir.
Maintenant, tu fais face à une sorte de taudis et tu jettes un coup d'œil à Rani. C'est là, qu'il t'affirme d'un hochement de tête. Tu toques, comme les convenances le veulent dans la Tour. Tu n'es pas en pays conquis, ici. La femme qui t'ouvre la porte te dévisage un instant, toi et ton teint immaculé. Puis elle scrute le visage de Rani, et finit par vous laisser entrer. Elle sait qui tu es, tu en es persuadée, mais elle ne paraît pas surprise particulièrement. Dans le coin de la pièce, une jeune fille. Tu ne t'attardes pas. Tu exposes ton problème à la rebouteuse qui reste un instant interdite, puis finit par te faire signe d'approcher et de t'asseoir. Elle t'ausculte sous le regard méfiant de Rani, longuement, comme si elle voulait être sûre. Et puis ses mots tombent, comme une plume et comme un couperet à la fois. « Je vais éviter de passer par quatre chemins avec vous : vous ne pourrez pas avoir d'enfant. Quoi que je fasse. Quoi que je tente. Je suppose que j'étais votre dernier recours, de toute façon. » Une boule dans ta gorge, tu hoches la tête, muette. « Ce que votre science de là-haut ne peut pas, nous ne pouvons pas forcément ici bas. Même prier ne sert à rien dans ce cas. » Tu ne dis rien. Elle continue de parler, peut-être pour adoucir ta peine immense, mais tu ne l'entends plus. Tout ce que tu entends, c'est les paroles dont Ralph t'abreuve depuis un an et demi. Tu n'es bonne à rien, même pas capable d'enfanter, même pas capable de faire ce qu'on attend d'une femme. Tu ne sers à rien. Tu ne mérites, rien, même. Oh, et puis, tant qu'à faire, tu ne mérites même pas qu'il soit fidèle. Parce que peut-être qu'une autre va lui en donner, un, d'héritier. Et dans ce cas-là, il n'aura qu'à te répudier, cruellement. Tes yeux se chargent de larmes et tu pleures sans t'en rendre compte, t'effondrant dans les bras que Rani a le réflexe juste de placer derrière toi. Tu voudrais être un peu plus digne. Pleurer devant des inconnus, c'est honteux. Tu n'es pas censée faire cela. Et pourtant.
Lorsque tes sanglots se tarissent et que ta gorge geint d'avoir trop pleuré, tu parviens à te reprendre un peu. Tu passes distraitement une main dans tes cheveux, pour te redonner une certaine contenance. Tu maîtrises ta voix, à peine, et tu vas pour prendre congé : « Je… Je comprends ce que vous m'avez dit, Madame Alfarsi. J'en suis la première navrée, vous vous en doutez. Nous ne vous retiendrons pas plus longtemps, vous avez d'autres patients qui attendent vos soins et qui ont besoin de vous. Merci encore pour votre sincérité. » Rani ouvre la porte, passe devant et alors que tu vas sortir, la voix chaude de la rebouteuse s'élève et te retarde : « Je ne peux pas vous aider pour votre stérilité, mais je peux vous aider à retrouver une certaine paix intérieure. Revenez me voir quand vous sentirez que c'est le moment. » Tu ne réponds pas oralement, lui jetant un regard désespéré et pourtant plein d'attentes. Un hochement de tête plus tard, et tu rejoins la boue de Cerberus Hall, Rani qui te dégage le passage et s'assure que tu le suis bien hors de cet enfer sous dôme.


Pendant trois ans, de 2218 à 2221, Trisha rend visite à Raja Alfarsi dans Cerberus Hall, environ une fois tous les deux mois, pour bénéficier d'une séance de sophrologie. Elle s'y rend toujours incognito, le visage dissimulé par une capuche et accompagnée de Rani aux yeux perçants. Pour autant, au cas où la Haute s'en rend compte, il est prévu que ses voyages soient couverts, officiellement, par des questions d'étude des puits. Les séances marchent, aident Trisha à reprendre peu à peu confiance en elle. Ralph continue d'être un époux abusif, l'humiliant trop souvent pour qu'elle puisse pardonner et oublier en continu. Lors de leurs rares sorties en couple, pour conserver les apparences, il se montre parfois odieux. C'est le cas un soir de 2219 où l'idole des rings du dôme vient faire une démonstration de force dans une compétition dans la Tour. Ralph tient à y aller, Trisha s'en moque, Ralph est un goujat, Trisha sort des tribunes pour prendre l'air, se reprendre, ou rentrer à leur étage. C'est le moment que choisit le lutteur tout en muscles brûlants et son coach pour sortir de l'arène. Et cet imbécile de Saul Katz-Mizrahi de lui décocher : « C'est un baiser de votre idole que vous attendiez ? » Alors qu'un sanglot voudrait s'échapper, c'est un rire qui secoue les lèvres de Trisha. Et une liaison entre les deux commence, sans qu'ils ne l'aient préméditée, et sans que cela ne se sache. Dans ses bras, elle reprend confiance encore plus aisément et parvient finalement à reprendre le contrôle de sa vie lorsqu'elle pose les papiers de divorce sur la table de la salle à manger, au petit-déjeuner, un matin du printemps 2221.

Make them believe you are strong


2221 « J'ai besoin que tu signes quelque chose. » Il m'observe, de ses yeux suspicieux. Sent-il venir le couperet que je lui désigne ? Sais-tu, Ralph, à quel point je te vomis ? À quel point ma peau ne peut plus sentir tes caresses mielleuses ? À quel point j'étouffe ? Oui, il le sait, il le sait, je le vois dans ses prunelles. Tout comme il sait pertinemment ce que je veux lui faire signer. Oui Ralph, oui, c'est bien ce que tu penses. Il prend la liasse que je lui tends d'une main stable et commence à feuilleter nonchalamment. « Je m'en vais. Je ne peux plus te supporter, ni toi, ni tes manières, ni ton irrespect, ni ta cruauté. Quand je reviens ici, je veux que tu sois parti, que toutes tes affaires aient disparu, et que ce papier soit signé, de ton sang. » Je vais pour partir, mais je reviens sur mes pas. Il est toujours assis dans son fauteuil, stoïque. Peut-être se doutait-il que ça arriverait un jour. Il m'observe, laconique. Je voudrais lui dire qu'il ne m'a pas abattue, qu'il n'a pas réussi à me faire descendre plus bas que terre, et que je suis plus forte qu'il ne l'a cru. Je voudrais lui dire toute la rage retenue. Je voudrais le frapper, comme Saul fait ; lui hurler dessus. Mais je reste digne, droite, presque impassible. Je ne lui ferai pas le plaisir de devenir hystérique. J'ai réussi à reprendre ma contenance, je ne peux pas la laisser glisser. « Adieu. »

Libérée du carcan qui l'étranglait, Trisha réussit enfin à reprendre ses recherches. Elle se sent mieux, et n'entend plus parler de Ralph Sweed, qui doit sans doute détruire une autre femme à l'heure qu'il est. Son grand-père l'a soutenue dans toutes ses décisions et c'est lui qui l'héberge le temps que les papiers du divorce soient signés. Elle reprend plaisir à être une femme sans obligations, sans anneau autour du doigt. Sa liaison avec Saul se poursuit, à l'insu de tous. Puis elle rencontre Bilàl Milošević, un ancien immigré qui est parvenu à gravir les échelons et percer les plafonds de verre pourtant impossibles à franchir. Il lui apparaît comme un homme plutôt ouvert d'esprit, plaisant, galant même. Le charme opère et leur mariage est célébré en 2222, en présence des têtes importantes de la Tour. Il se moque de savoir qu'elle est stérile, il ne l'importune pas le moins du monde pour avoir des enfants et elle lui en est grée. Et pourtant, peu à peu, la douce Trisha comprend qu'il y a une autre femme qui fait battre le cœur de Bilàl. Elle se le refuse, puis doit bien le reconnaître un jour. De jalouse, elle finit par se faire une raison, pour autant. Et puis elle décide aussi de s'assurer qu'il reste en sécurité.

Only one step and you'll burn


2227 J'ai dû montrer patte blanche, forcément. Un sourire au gardien, un laisser-passer signé par le Haut-Juge à l'Immigration. Le garde m'observe, insiste pour me palper, pour s'assurer que je ne transporte ni arme, ni rien du tout qui pourrait être problématique à introduire dans une cellule. Je le laisse faire, consciente que je n'ai rien à cacher. Et puis je remets la capuche tandis qu'on traverse un long couloir pour s'approcher d'une cellule en particulier. Il ouvre la porte grinçante et j'entre pour me retrouver face à un homme crasseux. Elie Beckett, dit le dossier de Bilàl. Un immigré délinquant, qui n'a de bon que son côté fourbe et sa capacité à dénoncer ses petits camarades pour aller dans le sens du vent. Un type dangereux, dont je devrais me méfier. « Bonsoir. » dis-je pourtant en ôtant la capuche qui me couvre les cheveux. Il a l'air décontenancé, mais retrouve ses manières. Un immigré ayant reçu une éducation de base, au moins. « Madame. » Je congédie le garde, me retrouve seule de nouveau avec l'homme et je m'appuie contre le mur, tranquillement. « Il paraît que vous êtes violent et incontrôlable. C'est vrai ? »

Il éclate de rire, tel un dogue. « Trop de compliments. » Il a un peu d'humour, alors qu'il est aux portes de la mort lente et douloureuse. Ou bien s'en moque-t-il ? « Si c'est c'qu'on dit... je ne vais pas mentir à une si belle femme. » Un flatteur. Soit. Je reste impassible et je poursuis, calmement : Vous êtes à deux doigts de l'exil, je me trompe ? - Correct, encore une fois. En quoi ça vous intéresse ? » Il se braque ? Allons bon, mon brave ami, je viens simplement vous offrir le salut ! Quoique. « Vous et moi savons qu'hors du dôme, la survie est compliquée. Voire, impossible. Par conséquent, que seriez-vous prêt à faire pour éviter l'exil ? » Il me toise, presque méprisant. Ressent le besoin de me mettre en garde, peut-être : « J'ai déjà survécu hors du dôme, madame. Votre époux aussi, que j'sache. » Il sait que j'ai épousé Bilàl. Peut-être nous a-t-il déjà vu, sinon en chair et en os, au moins en représentation. Il se lève et approche de moi, croisant les bras en arrivant à ma hauteur. Eh quoi, tu crois m'effrayer ? Je croise les bras à mon tour, et nous nous observons, amusés tous les deux de ce mimétisme, et moqueurs un peu. « Vous proposez quoi ? » Elie Beckett semble intéressé par ce que je pourrais lui dire. Et il n'a pas l'air enclin à tourner autour du pot encore longtemps. Soit, autant trancher dans le vif du sujet puisqu'il m'y invite. « Vos compatriotes ne sont pas tous très civilisés à l'égard de la bonne société, vous en conviendrez. J'ai besoin d'un garde du corps. » Bien entendu, il est hors de question de préciser pour qui, là réside toute l'astuce. Il semble surpris un bref instant, et m'observe sans se gêner. « En effet, ce serait dommage que vous soyez abîmée, madame. » Le compliment me divertit : il sait qu'il ne gagnera rien d'intéressant de ma part en me disant cela, et ses yeux laissent voir que, malgré le manteau, il a l'air d'apprécier le peu qu'il discerne. « Et j'suis votre choix ? Ou vous voulez des recommandations ? » Je hausse les épaules et corrige : « Vous serez peut-être mon choix. » Un sourcil arqué, tandis que ma tête penche un peu sur le côté, alors que je poursuis pour expliciter : « Il me faut quelqu'un qui soit réactif, capable de s'adapter… Et vos horaires seront chaotiques, soyez-en sûr. Mais avant, j'ai besoin de savoir ce que vous savez de moi, de mon mari, de ma famille. Avez-vous des apriori à mon égard monsieur Beckett ? » Pourquoi tâter le terrain et y aller aussi prudemment ? Parce que je suis déjà convaincue que si j'y vais de but en blanc, à lui annoncer qu'il se chargera de la sécurité de mon époux, il m'enverra au diable (ou à l'extérieur). Alors autant être rusée. Je le fixe, ne perds rien de ses gestes, consciente qu'ils m'en diront autant sur l'homme que le dossier que j'ai pu consulter et ce qu'il voudra bien me dire.

« Par rapport à votre égard, non. Vous n'êtes pas la pire des catins de la haute et vous êtes mariée à quelqu'un de trop chanceux. Je vous connais pas. » J'acquiesce, plutôt satisfaite par la réponse du condamné. J'attends la suite. « Quant à... votre mari... enfin. Des trucs d'immigrés. Vous pouvez pas comprendre. » Je m'y attendais. Des trucs d'immigrés. Mon petit bonhomme, c'est bien la raison pour laquelle j'ai besoin de toi, je crois. D'un immigré. D'un mec qui s'est déjà mis assez dans la panade pour ne plus avoir de scrupules vis à vis de cela. Pour autant, je fais mine de ne pas avoir d'intérêt particulier. « "Pas la pire des catins de la haute…", commencé-je un sourire moqueur au coin des lèvres, tout en remontant mon regard vers lui : Vous savez comment toucher le cœur les femmes, il n'y a pas à dire. » Je ricane doucement et baisse les yeux après avoir repéré le clin d'œil graveleux du personnage. Au moins, il me fait rire. J'observe un instant mes ongles -impeccables- avant de revenir à notre échange. « Je peux comprendre le ressentiment des immigrés vis à vis de mon époux, même si je n'en mesure sans doute pas le dixième de l'étendue. Pour autant, cette réserve à son égard vous empêcherait-elle de faire votre travail ? » Je décroise mes bras et joins mes mains dans mon dos, toujours appuyée contre le mur, sans aucune crainte par rapport à la brute que j'ai face à moi. Je précise : « Je m'explique : supposons que nous soyons de sortie, vous, mon mari et moi, dans un quartier en apparence tranquille, mais qui s'embrase soudainement. Partant du fait que la foule en a plutôt après le haut-juge et que je suis rapidement hors d'atteinte… qu'est-ce que votre bon sens vous dicterait de faire par rapport à mon mari ? Et qu'est-ce que vous feriez, payé pour assurer notre protection ? » La deuxième question est simple, elle est là pour lui signaler que si les trucs d'immigrés sont trop forts et occultent son bon sens en lui dictant de l'abandonner à son sort, il peut toujours se rattraper sur le devoir. J'attends, en vérité, autant de sincérité que de pragmatisme de la part de cet homme, qui semble interloqué à ma question et qui a besoin de quelques secondes pour répondre prudemment : « Je les défonce, madame. 'fin. Vos quartiers sont pas très difficiles à comprendre et à s'enfuir, donc une fois la sortie repérée, on dégueule ceux qui sont sur le chemin. Y'a toujours des tunnels pas trop loin, même quand on n'est pas dans Cerberus, donc si c'est vraiment impossible de quitter sur la terre... on va dessous. »

La proposition ne manque pas de me prendre de court et je suis certaine d'avoir laissé passer un signe d'étonnement. « En dessous ? Ma foi, certes, vous avez l'air de savoir ce que vous feriez. » Les sous-sols… Ça doit être mal-famé, puisque Rani ne m'a jamais fait passer par cet endroit. Ou bien, il ignore leur existence ? Ça m'étonnerait. Passons. « Vous me plaisez bien, Beckett. Vos méthodes sont, certes, un peu bourrues, mais vous me semblez être un homme efficace… D'un autre côté, vous ne seriez pas ici si vous ne l'étiez pas, vous seriez juste mort. » Dans ma voix, ni cruauté, ni cynisme. Simplement un constat. « Il me semble -mais ne le répétez pas à vos camarades- que vous venez d'obtenir un procès truqué. » Je me détourne un instant tout en remettant mon capuchon et j'appelle « Garde ! » Je ne donne pas plus d'instruction, mais je me contente de lui confirmer ce qu'il aura sans doute déjà compris. « Mon mari sera informé que nous avons besoin de vos services, rémunérés évidemment, essentiellement pour assurer sa protection. Entendu ? » Le piège se referme et l'homme apparaît soudainement comme assommé par la nouvelle de la personne qu'il protègera. Navrée, mon brave, mais il s'agissait de vie ou de mort. Je le scrute, patiente, tandis que la porte s'est ouverte de nouveau et que le garde attend que je sois sortie pour refermer. Ni vu, ni connu, je t'entourloupe.

« ... vous pouvez m'appeler Elie. »

Gagné.
Au moins, je dormirai mieux cette nuit, sachant que j'ai réussi à recruter un type pas trop con pour assurer la sécurité de Bilàl. Bien sûr, après, la bonne blague sera de le convaincre du bien fondé de ce stratagème, mais j'y arriverai. Il ne peut pas me dire non. Du moins, pas indéfiniment.

Un nouveau personnage entre donc dans la vie de Trisha. Passé la vexation de courte durée, Elie se révèle être un homme intelligent, quoique brusque et profondément mauvais. Mais pour Trisha, c'est toujours mieux que Ralph, et il a l'avantage de la respecter et de ne pas avoir l'air de la prendre pour une idiote lorsqu'elle discute avec lui. De ce fait, avec le temps, Trisha s'habitue à avoir Elie dans les parages et elle s'en remet très vite totalement à lui pour la sécurité de son époux, ce qui fait que Bilàl bénéficie de réprimandes sévères lorsqu'il fait faux bond à son garde-du-corps. Mais depuis le temps qu'ils sont mariés, elle sait qu'elle commence à bien le connaître.

You were all mine


2234 Ce n'est pas pour me faire du mal qu'il n'est pas là, ce soir. Il voulait voir Elliott. Cela faisait longtemps qu'ils ne se sont pas vus, je crois. Il doit lui manquer. Elle doit lui manquer. Qu'importe. Je suis seule dans l'appartement du 75 ou 77e étage. Le nombre m'importe peu, présentement. Je devrais être jalouse, sans doute. Je ne devrais pas l'accepter. Une femme ne peut pas tolérer que son époux la trompe, n'est-ce pas ? J'en étais malade, au début. Quand j'ai compris, à notre mariage même, que je n'aurais jamais vraiment son cœur. Cette femme brune qu'il m'a présentée comme « Ellie— Elliott Matteï », une jeune femme qui venait d'entrer dans l'Animus Vox, ou depuis pas longtemps. J'ai su. Est-ce qu'une femme sent ces choses-là ? Peut-être. Peut-être pas. Mais j'ai su. Et elle a su, aussi, peut-être, qu'elle ne l'aurait pas vraiment, pas toujours, pas définitivement. Je n'ai jamais vraiment osé demandé à Bilàl s'il l'aimait, elle. Je préfère ne pas demander. Je préfère n'entendre ni information mensongère, ni aveu peiné. Après tout, je l'ai choisi parce qu'il m'a semblé être une des meilleures options. Parce que je ne voulais pas qu'on prenne de pincettes avec moi. Parce que je voulais me prouver à moi-même que je n'étais pas une pauvre petite chose. Oh, je l'ai payé, et bien. Mais il me revient toujours, dans mes bras, dans notre lit. Alors qu'importe un peu de fiel dans ces premières années ? J'ai déchanté et j'ai eu la certitude que nous ne nous ferions pas forcément de cadeaux. Et pour autant, je ne peux pas lui en vouloir, pas plus que je n'en veux à cette pauvre petite Matteï. Les sourires hypocrites que je me forçais à lui adresser sont désormais plus de la connivence et de la compassion qu'autre chose fourbe. Elle me laisse indifférente, à vrai dire, et je ne peux que me rappeler qu'en fin de compte, c'est bien moi à qui Bilàl a passé l'anneau au doigt -certes, pour des raisons bien plus pragmatiques que sentimentales, mais cela n'est pas si gênant après tout. Oh, bien sûr, parfois je les imagine et un pli soucieux s'imprime sur mon front. Mais les apparences doivent être soutenues, et être mariée à Bilàl m'a finalement donné bien plus de liberté que je n'aurais pu l'avoir. C'est la gratitude, et l'affection -car il faut bien le reconnaître, je me suis attachée à cet homme au point de l'aimer sincèrement, peut-être moins comme une femme que comme une âme fraternelle- qui retiennent ma main lorsque j'imagine ce que je pourrais faire pour le réduire à néant d'un claquement de doigts.
Et pourtant, pourtant, pourquoi suis-je là, à regarder au pied de la tour, et à me demander si un jour nous adopterons ? Pourquoi suis-je même en train d'imaginer un stratagème qui m'horrifie et me fascine, pourquoi vins-je à imaginer un monde où cet étrange triangle que nous formons pourrait avoir un centre identique. Mais non, chasse ces pensées, idiote. Jamais cela ne se pourra. Et puis, si nous avons bien gardé le secret sur cette adultère que l'Ordre condamne, cette idée ne pourrait qu'attirer des ennuis aux trois concernés. Non, non, il faut se garder de divaguer et revenir aux certitudes.
Je me replonge dans les recherches que j'ai délaissées et m'y perds jusqu'à oublier l'heure même. Comme d'autres soirs. Comme d'autres fois où je reste seule. Mais l'ennui, au final, pourrait aussi me tenter à reprendre contact avec l'homme qui partageait mes draps autrefois. Le tout serait à réaliser de façon extrêmement discrète… mais de là à chercher à duper mon époux, peut-être pas non plus. Non, chasse cette idée-là aussi. Il suffit. Les plantes. Les puits. Concentre-toi sur la pérennité de la vie, plutôt que sur d'autres existences potentielles. Là. Le silence et la chlorophylle, il n'y a que ça de vrai. Et les lèvres de Bilàl sur mon front, quand il daignera rentrer.



Behind the Character
Arté
IRL j'ai 23 ans. Je suis là 2 jours par semaine. J'ai connu After Us grâce à la bande de catins dégénérées et tentatrices que sont les admins (Aisen & JUDAS en particulier, sales fourbes cintrés) et j'utilise January Jones comme avatar.


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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Jeu 1 Jan - 23:37

Bienvenue psychotoi What a Face
Je suis tellement content que tu prenne Trish
J'ai hâte de te lire ! Bon courage pour la rédaction !

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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Ven 2 Jan - 0:01

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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Ven 2 Jan - 1:22

Bienvenue

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But in this twilight, our choices seal our fate

The pull on my flesh was just too strong Stifled the choice and the air in my lungs Better not to breathe than to breathe a lie So crawl on my belly 'til the sun goes down I'll never wear your broken crown I took the road and I fucked it all away Now in this twilight, how dare you speak of grace.
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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Ven 2 Jan - 10:17

Bienvenue ici !! Je sens que le couple Milošević va nous donner du fil à retordre !!! En tout cas bon courage pour le reste de ta fiche !!!
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Invité

MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Ven 2 Jan - 10:56

Merci tout le monde, vous êtes bien aimables
Mon bibichon, j'espère que ma fiche te plaira, pour le moment, elle est en cours de rédaction :nour: (sans déc !)

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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Sam 3 Jan - 13:29

Haaan même pas je t'ai souhaité bienvenue :x

Bienvenue Arté !!

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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Sam 3 Jan - 15:49

Bienvenue à toi ! :3
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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Sam 3 Jan - 19:19

Merci Yhme & Sven !

(j'avance, époux, si tu m'stalkes :nour: )
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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Lun 5 Jan - 23:52

Citation :
“ hope there's someone to take care of me ”
saul au rapport, je panse tes plaies quand tu veux bébé. :aleks:
(sans dec, je suis joie de te retrouver encore. zoubszoubs.)
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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Sam 10 Jan - 19:43

Fiche finie :ermaegh:
T'es seksey, j'viens bien des câlins, mon ptit chat !
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MessageSujet: Re: “ hope there's someone to take care of me ”   Sam 10 Jan - 19:50

A MOI OwO
J'ai tout dévoré, comme je l'attendais t'as tout bien capté c'est tout parfait puis ces complots avec tous ces membres ça m'émoustille :miguel:
Vient par la femme

   
Поздравляю !


   Après l'effort le réconfort, tu es validé(e) ! Tu peux d'ores et déjà installer tes valises sur le forum ! Pour ce faire n'oublie pas de lire les annexes scrupuleusement afin d'être certain(e) d'avoir l'univers en tête pour te lancer dans de trépidants sujets. Afin d'être sûr de laisser ton emprunte et t'annoncer aux autres joueurs n'oublie pas de recenser ton avatar et recenser ton personnage ! Tu peux effectuer un certain nombre de demandes pour ton personnage et son histoire en visitant la partie gestion. N'oublie pas de créer ta fiche de liens et ton journal afin de faire ami-ami avec les autres survivants ! Si le coeur t'en dis, tu peux même créer un scénario pour enrichir ton jeu. Pour finir, n'oublie pas que sur AFTER US tu n'es jamais seul et ton avis est précieux pour tous ! Nous t'invitons donc à poser des questions si un point te semble obscur ou même donner des suggestions. Si besoin est, tu pourras signaler une absence dans ce sujet. A très bientôt sur la chatbox ou dans le flood !


     

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