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 La femme sera toujours le danger de tous les paradis [feat Savatie]

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MessageSujet: La femme sera toujours le danger de tous les paradis [feat Savatie]   Sam 7 Fév - 18:04





Savatie & Julianne
La femme sera toujours le danger de tous les paradis

Les coudes posés sur les genoux, les moins jointent sous le menton, assises sur l’un des bancs rudimentaire de la petite église du quartier, Julianne tentait tant bien que mal de prier. Oui, oui, prier. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, loin de là même. Mais aujourd’hui, elle ne savait pas vraiment pourquoi, ses pas l’avaient mené ici. Dans ce petit sanctuaire silencieux et si calme. Lorsqu’elle avait pénétré dans ce lieu, elle avait presque été surprise par la tranquillité de l’endroit. Il fallait bien avouer que la jeune femme n’était pas coutumière ce genre de lieu et qu’elle n’y avait pas souvent mit les pieds. Alors le silence qui l’avait enveloppé, contrastant avec l’activité incessante de la rue et du Dome l’avait quelques peu saisit. Elle trouvait même cela impressionnant. Et cela avait renforcé cette sensation étrange qu’elle avait de ne pas être à sa place ici.

Son regard bleu avait balayé l’espace et elle s’était sentit rassurée de sa savoir seule. Non pas qu’elle ne tenait pas à être vu ici, mais surtout parce qu’elle souhaitait ne pas être dérangé. Prier n’était pas non plus une habitude, mais elle ressentait le besoin de prendre quelques minutes pour se sentir plus proche de ceux qui avaient quitté sa vie. Cela faisait quelques jours qu’elle sentait le poids de la solitude et de leur absence peser sur elle. Et une multitude de questions ne cessaient de tournoyer dans sa tête. La jeune femme n’avait pas fermé l’œil de la nuit, et elle avait eut toute la peine du monde à se concentrer au travail.

Elle s’était avancée de quelques pas, et elle s’était raclée la gorge. Comme si ce petit bruit était capable de délogé quelqu’un qui se trouverait caché derrière une colonne. Quelques pas supplémentaires et elle s’était assise sur ce banc. Jill ne savait même pas comment s’y prendre pour prier. Parler fort ? Dire les choses dans sa tête ? Se mettre à genoux ? Oui, elle avait de sérieuses lacunes dans ce domaine là… Avant même de s’assoir elle avait même failli faire demi tour, trouvant soudainement son idée complètement absurde !  

Pourtant elle s’était assise, et elle avait levé les yeux sur l’avant de l’église. Elle s’était pincée les lèvres entre elle, et un soupir était sorti de ses lèvres. Qu’est ce que tu fous là Jill… Elle s’était passée une main sur la nuque comme si elle était gênée d’être ici, consciente qu’elle faisait tâche dans le décor. Puis elle avait fini par se gifler mentalement, et elle posé ses coudes sur ses genoux. Ses mains s’étaient jointes plus parce qu’elle ne savait pas quoi en faire que pour implorer quoi que se soit ou qui que se soit. D’ailleurs ce n’était même pas à un Dieu qu’elle voulait s’adresser. Non c’était pour son père et sa mère qu’elle se trouvait là. Parce qu’ils manquaient l’un comme l’autre cruellement à sa vie.

Depuis que son père l’avait quitté à son tour, la jeune femme avait comme un vide, un trou béant au milieu du cœur que rien ni personne ne pouvait combler. Elle souffrait de cette perte, de cette absence… Elle n’avait même pas pu lui dire au revoir. Cela avait été si brutale… Depuis ce jour, la jeune femme avait l’impression de ne plus être capable d’aimer qui que se soit. Elle avait repoussé Alek… Se punissait-elle de quelque chose ?  

Un nouveau soupir et elle ferma les yeux, les mains jointent sous le menton. Elle prit une grande inspiration, et elle se mit à penser avec force à ses parents. Leurs visages se dessinaient dans sa mémoire. Avec le temps, elle avait l’impression de ne plus savoir à quoi ils ressemblaient avec exactitude. Et ça lui faisait mal…
Un bruit se fit entendre dans l’église, et la jeune femme ouvrit les yeux, une petite pointe de panique s’éveillant en elle. Elle n’était pas rassurée d’être ici. L’endroit était bien trop calme… Son regard scruta les lieux, mais personne ne semblait présent. La jeune femme cligna des yeux plusieurs fois, et un frisson la parcouru. Etrangement son souffle et ses battements de cœur avaient un peu accéléré. Que faisait-elle ici ? Elle se força à fermer les yeux à nouveau, se concentrant sur le visage si rassurant de sa mère.

Où que vous soyez, je vous en pris aider moi… J’ai tant besoin de vous… Vous me manquez terriblement et j’ai l’impression d’être perdu sans vous. Voilà ce qu’elle adressa comme parole silencieuse à ses parents. Ses lèvres bougeaient sans émettre le moindre son, alors qu’elle fermait les paupières avec force. La jeune femme resta ainsi encore quelques minutes, puis elle se leva afin de quitter l’église qu’elle trouvait à la fois rassurante et lugubre. Elle avait vu à l’entrer les inscriptions sur le fronton. Foi, travail, sécurité… Etrangement pour elle, ces mots mit dans cet ordre sonnaient comme une sorte de menace.

En silence, la jeune femme quitta le banc sur lequel elle s’était recueillie, et seul le bruit de ses pas sur les dalles résonnèrent dans le sanctuaire.  


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MessageSujet: Re: La femme sera toujours le danger de tous les paradis [feat Savatie]   Lun 9 Fév - 22:01

Je ne suis pas quelqu'un de terriblement dévoué, pour ce qui est des heures sup’. Mon grand-père aurait même dit que je suis un peu tire-au-flanc et que je me repose trop sur mes acquis. Et si j’avais voulu être honnête, je ne l’aurai jamais contredit.

En réalité, une seule chose peut justifier le fait que je sois encore coincé dans le presbytère malgré la fin de l’office : un mariage se prépare et je suis très (très !) en retard.

Pour faire court : il aura lieu demain matin et je n’ai toujours pas rédigé mon discours.

Je soupire et m’appuie contre le dossier. L’inspiration m’échappe. J’ai envie de marquer les esprits. D’écrire un truc fort et sensible. Mais ça ne se fait pas sur commande, et je connais très peu le couple qui se présente – souvent source d’inspiration. En vérité, je ne l’ai aperçu qu’une seule fois, lorsque les deux familles sont venues me demander de célébrer. J’ai été assez surpris : la fille devait avoir dans les quinze-seize ans et l’homme avait facilement mon âge. Elle avait l’air mal à l’aise et craintive, tandis que son futur époux semblait impatient et agacé. Les regards qu’il posait sur elle brillaient – mais pas d’amour…

Je les imagine déjà dans quelques années : elle, battue et désespérée ; lui, exigeant et sadique – peut-être un brin manipulateur. Ce sera loin d’être le happy end qu’elle se serait imaginé. Ce sera pour lui l’occasion de baiser régulièrement une jeune en toute impunité. Un mariage de méfiance et de frustration, de cachoteries et de misères.

Ce mec doit sûrement avoir pas mal d’indulgences, vu la tronche que tiraient l’enfant et ses parents. Eux non plus n’avaient pas l’air très à l’aise avec cet engagement, me dis-je, songeur. Mon regard s’attarde sur une tache au plafond. Dans le doute, mieux vaut s’en faire un ami.

Fugitivement, je me demande si, dans quelques années, sa jeune épouse finira par chercher consolation ailleurs. La mettre dans mon lit ne paraît pas une tâche impossible en manœuvrant correctement. Je revois sa silhouette, ses courbes appétissantes, ses grands yeux tristes… Ce qui est sûr, c’est que son mari a fait un très bon investissement ! Et si je peux passer derrière, cela ne me dérangerait pas du tout…

Je passe une main sur mon visage et me redresse pour relire mon texte. Je rature sauvagement la fin, pas assez percutante, quand j’entends des pas arpenter le lieu de culte. Tout d’abord, je n’y prête pas attention : tout le monde a le droit de rentrer quand il veut. Même si, les jours d’office, tous les croyants viennent le matin pour la messe, et les après-midi sont extrêmement calmes – pour ne pas dire désertes. Une heure de cérémonie suffit, même aux acharnés.

Incapable de se concentrer, mon esprit se focalise sur ces bruits de pas. Ils semblent hésitants (Une première visite ?) et féminins (Tiens, tiens…). Puis ils se taisent. J’essaye de deviner où leur propriétaire s’est installé(e) tout en attendant que l’inspiration tombe du ciel. Je regarde ma tablette de cire.

Rien.

Mes doigts tapent contre la table.

Une mouche vole au plafond.

Je me mordille les lèvres.

Toujours rien.

De toute manière, une distraction s’impose, me dis-je en me levant pour aller voir mon visiteur.

Dans cette église (comme dans la plupart), le presbytère donne directement sur la pièce publique où les « moutons » viennent se recueillir. Située au fond de la salle pour ne pas gêner, la porte est petite, discrète. C’est un bon poste d’observation, d’autant plus qu’il y a peu de lumière – pour mieux ressentir la présence du Dôme selon les uns, pour entretenir le mysticisme, selon moi. Quelques bougies sont posées ici et là pour tout éclairage.

C’est effectivement une jeune femme qui est venue prier – mon acuité me surprend moi-même… Je ne la vois que de dos, mais elle a l’air bien proportionnée. Ses cheveux sont peut-être châtain, peut-être roux, sa taille est fine et sa nuque…

Elle se relève. Je cligne des yeux. Déjà ? Ma distraction n’aura pas duré bien longtemps… Elle remonte l’allée principale et je vois qu’elle est tout à fait charmante.

Et soudain, sur un coup de tête, j’attrape la tablette de cire sur la table et fait semblant de la lire tout en marchant. Arriva ce qui devait arriver : je lui rentre dedans. Un peu fort, peut-être, parce qu’elle titube et j’ai presque envie de la retenir par la main. Je fais le confus :

— Mille excuses mademoiselle ! Je ne vous avais pas vue ! Tout va bien ?
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MessageSujet: Re: La femme sera toujours le danger de tous les paradis [feat Savatie]   Mar 10 Fév - 19:47





Savatie & Julianne
La femme sera toujours le danger de tous les paradis


Que faisait-elle ici ? Qu’est ce qu’elle s’était imaginée ? Qu’en venant adresser une prière ou peu importe à quoi cela ressemblait, elle serait mieux entendu parce qu’elle se trouvait entre ses murs ? Connaissant son père, s’il la regardait de là où il se trouvait, ce n’était pas ici qu’il serait venu pour lui faire le moindre signe. C’était sans doute le désespoir, la solitude et la peine qui pesait sur son cœur qui l’avait poussé à venir jusqu’ici. Avant de se lever, elle avait poussé un soupir et s’était comme parler à elle-même à voix basse : « -c’est ridicule… ». Puis elle s’était levée du banc, et tout en fixant les dalles sur lesquelles elle marchait, elle ne cessait d’avoir cette sensation désagréable de ne pas être seule ici, et surtout d’être observée…
 
Plus que quelques mètres, pousser la porte et elle serait à nouveau en dehors de cet édifice qui la déstabilisait. Comment pouvait-on à la fois se sentir presque rassurée, et ressentir autant de stresse en même temps ? Oui parce qu’elle sentait bien que son pouls s’était accélérée, que son cœur tapait un peu plus vite dans sa poitrine. Julianne avait également comme quelques difficultés à respirer, et elle avait cette petite voix dans sa tête qui ne cessait de lui crier qu’elle devait sortir d’ici. Elle n’était en aucun cas à sa place dans ce bâtiment. Elle n’avait jamais fait partie de la masse des fidèles qui se pressaient ici pour entendre les palabres des hommes qui appartenaient à l’Animus Vox.
 
Julianne était plus comme un oiseau en cage… Elle se sentait prisonnière de ce Dome, et oppressée dans cette église. Cette pénombre créée par le peu de lumière que produisaient les bougies, elle l’avait trouvé réconfortante en entrant. Maintenant, elle avait l’impression que cette pénombre ne cessait de grandir, et que si elle ne sortait pas d’ici, elle allait en devenir prisonnière. Non, elle n’était pas tranquille ici, et elle ne cessait de se répéter qu’elle n’aurait pas du venir.
 
Tout en marchant, elle jeta un coup d’œil sur le côté gauche, comme pour se rassurer, et ce fut à ce moment là qu’elle heurta quelque chose, ou plutôt quelqu’un. La jeune femme fixa son regard sur l’auteur de cet rencontre frontale tout en reprenant son équilibre. Si la jeune femme avait été dans son quartier, elle aurait porté sa main devant sa bouche, et elle se serait confondue en excuses. Mais ce n’était pas le cas. Elle se trouvait en terrain hostile suivant ses propres critères. Et lorsqu’elle vit l’accoutrement de l’homme à qui elle faisait face, Jill sut en une fraction de seconde qu’il n’étai pas là pour adresser la moindre prière, mais qu’il faisait parti de l’Animus Vox. La jeune femme se racla la gorge et elle répondit assez rapidement, peut-être un peu trop pour laisser penser qu’elle était totalement sereine.
 
« - non ne vous excusez pas. Je regardais ailleurs. Tout ceci est de ma faute. Je… Je vous souhaite une bonne journée… Mon père… »
 
Comme réponse franche et sur on avait déjà fait mieux. Mais Julianne voulait simplement sortir d’ici. Se retrouver face à cet homme n’avait fait qu’aggraver son malaise. Depuis combien de temps se trouvait-il ici ? Pourquoi ne s’était-il pas faire entendre ? Elle trouvait cela étrange et perturbant. Alors après un petit sourire forcé, Julianne se détourna de l’homme d’église, et elle reprit sa marche en direction de la porte. Elle ne cessait de la fixer comme si elle était un but à atteindre, la clé de sa liberté. Elle ferma les yeux tout en marchant, serrant les dents. Faites qu’il ne dise rien de plus… 
 
Elle n’avait aucune envie que  cet homme lui demande si elle avait besoin d’aide. Ce n’était pas le cas. Du moins, ce n’était pas l’Animus Vox qui allait pouvoir l’aider. Trop de personnes passaient et finissaient par quitter sa vie bien trop brusquement. En quoi la foi ou un homme d’église pouvait l’aider là-dessus ? En rien.
 
Tout en marchant, elle se disait qu’elle avait du mal à se reconnaitre. Où était donc passée la jeune femme si sur d’elle. Celle qui n’avait pas peur de braver l’autorité du Dome. Depuis quelques temps, elle sentait que quelque chose s’était comme brisée en elle. En faite c’était depuis qu’elle avait découvert le mensonge d’Alek, et qu’elle l’avait quitté avec une certaine forme de violence. Jill n’avait envie de parler à personne, et si elle était venue ici, c’était justement pour se retrouver seule avec elle-même. Elle avait l’impression de sentir le regard de l’homme dans son dos, qui ne cessait de la regarder. Elle posa enfin sa main sur la porte de l’église, et elle l’entre-ouvrit. La lumière extérieure pénétra dans l’édifice, et Julianne eut l’impression de déjà mieux parvenir à respirer.  



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MessageSujet: Re: La femme sera toujours le danger de tous les paradis [feat Savatie]   Jeu 12 Fév - 11:42

Je constate en une fraction de seconde :

Cette femme n’a pas l’air très saine d’esprit.

Son regard est fuyant, sa voix irrégulière, son attitude peu naturelle… Elle baragouine une vague excuse avant de filer. Autant de signes qui ne trompent pas et qui me donnent encore plus envie de la retenir. La curiosité m’habite : pourquoi est-elle ainsi ? Elle pourrait être paranoïaque (Pourvu que oui, ça pourrait être très intéressant !), elle pourrait être dans une phase d’angoisse (Mine de rien, un mari violent, c’est très stressant…), elle pourrait juste être mal à l’aise… Mais pour quelle raison ?

Une pensée alarmante me saisit : Est-ce une ancienne conquête ? Je l’examine attentivement, soudain sur mes gardes. Ses yeux clairs, entre le vert et le bleu, sa bouche pulpeuse, son air égaré… Rien dans son visage ne me dit quoi que ce soit ; je suis à peu près sûr de ne l’avoir jamais croisée. Mais peut-être qu’elle a entendu parler de mes mœurs libertines et qu’elle m’a reconnu malgré la pénombre… Peu probable, mais possible.

Je serais inquiet que ce soit le cas. Si toutes les femmes prenaient conscience de la façon dont je les considère, il ne me resterait plus qu’à quêter du plaisir chez les filles de joie de Cerberus Hall.

Triste perspective…

Elle se détourne nerveusement et je reconnais en elle l’attitude de la proie. Elle se sent menacée ; n’aspire qu’à partir. Quel dommage, elle est pourtant bien séduisante… Je la vois tourner les talons et le désir s’éveille en moi quand j’aperçois sa nuque, pâle et lisse. J’ai bien envie de la toucher, de prendre sa bouche, d’agripper ses cheveux et de l’explorer toute entière.

Elle ouvre les portes de l’église et s’apprête à franchir le seuil, mais je n’ai pas envie de la laisser partir. Je la rejoins en quelques enjambées et pose une main sur son épaule. Certes, c’est une méthode un peu cavalière (surtout pour une fille aussi tendue qu’elle), mais je veille à garder une attitude protectrice et bienveillante. Respectueuse.

— Mon enfant, il me semble que quelque chose ne va pas bien pour vous. Vous avez l’air tourmentée. Avez-vous besoin d’en parler ?

Je la regarde dans les yeux (Dôme, quels yeux ! La pire laideron serait déjà bien aidée si elle les possédait) et ne laisse sortir de mon expression que du calme et de la bonté – mon masque, mon deuxième visage. J’ai l’impression d’essayer d’adopter un animal sauvage…

— Vous savez, les plus grands maux, ceux qui nous font le plus souffrir, sont ceux qu’on refoule au fond de soi. Vous n’avez pas besoin de porter votre fardeau toute seule. Je suis là pour vous aider.

Et pour vous baiser si j’en ai l’occasion…, mais je pense qu’il vaut mieux ne pas le dire tout de suite.

— Je ne vous jugerai pas, ma chère. J’entends des confessions à longueur de journée et je pense pouvoir dire que j’ai absolument tout entendu de la race humaine.

Et quoi que tu caches, je paris que ça ne représentera même pas le dixième de mon péché, me dis-je en me retenant de lorgner sa poitrine.

Et puis, elle a l'air trop pure pour être une vraie dévergondée.
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MessageSujet: Re: La femme sera toujours le danger de tous les paradis [feat Savatie]   Sam 14 Fév - 19:07





Savatie & Julianne
La femme sera toujours le danger de tous les paradis

Vous connaissez cette petite voix dans votre tête qui vous souffle qu’il y a danger et que vous feriez mieux de partir en courant ? Celle qui est capable aussi de vous dire grâce à un seul regard sur quelqu’un si cette personne est bonne ou non pour votre vie. Et bien cette petite voix ne cessait de résonner dans la tête Julianne. D’ordinaire, elle n’avait peur de rien. Défier l’autorité, le Dome, se dressé devant ceux qui représentaient la loi, ça ne l’effrayait pas. Prendre des risques, allés même parfois au devant du danger, c’était un peu son quotidien dans son métier. Elle était tout le temps volontaire pour les missions dangereuses. Un défaut dans une cheminé, ou dans un conduit de ventilation. Elle s’y collait. Pourquoi ? Parce qu’elle avait besoin de se sentir vivante. L’adrénaline qui coulait dans ses veines lors de ces moments, ça l’aidait à supporter d’être en cage sous ce maudit Dome. Ça l’aidait à se dire qu’elle était vraiment utile à quelque chose. Elle n’avait pas eut peur une semaine plus tôt lorsqu’elle s’était ouvertement foutu de la tronche d’Edern Kane, de monsieur le commandant de la sécurité. Ça lui avait couté des bleus sur le visage et sur le corps, tout comme une nuit en cellule. Pourtant, elle n’avait pas cillé, elle n’avait pas versé une larme. Julianne était quelqu’un de fort. Sauf qu’aujourd’hui…

Aujourd’hui elle était un peu perdue. Elle se sentait seule et abandonné. Le poids de la vie, de sa vie était un peu trop lourd à porté pour ses frêles épaules. Ses parents lui manquaient… Alors elle s’était laissée gagnée par la panique lorsque ses yeux s’étaient posés sur cet homme. Il y avait quelque chose en lui qui ne lui plaisait pas. Et il lui ôta tout espoir de pouvoir enfin s’enfuir de cette église et de sa présence en posant sa main sur son épaule. Dos à lui, la jeune femme s’était mordu les lèvres tout en se raidissant à ce contact. Elle s’était sans doute tournée un peu brusquement pour faire face à nouveau à cet homme, et elle avait fait un signe négatif de la tête tout en répondant : « -c’est gentil mais… » Mais elle n’avait pas pu finir sa phrase.

Là pour l’aider ? Non ça elle en doutait… L’animus vox n’était pas faite pour aider les gens. Les contenir, les maintenir docilement dans cette cage de verre et de métal. Oui. De plus, Julianne n’avait pas besoin d’aide. Elle voulait seulement sortir d’ici. De cette église dans laquelle, elle n’aurait jamais dut mettre les pieds.

Reprends-toi Jill… Non, il ne fallait pas qu’elle se laisse débordée par la panique et l’angoisse. Elle était plus forte que ça. Elle savait que les prêtres de l’Animus vox savaient voir les failles des gens, et les exploiter. Alors elle devait se ressaisir. La jeune femme baissa quelques instants les yeux, et elle respira avec calme, gonflant doucement ses poumons pour faire retomber cette pression qu’elle sentait l’étouffer. Puis elle finit par sourire presque amusé par les derniers mots du prêtre. « Justement, vous venez de le dire, vous entendez cela à longueur de journée. Alors je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps. J’étais simplement venu chercher un peu de calme et… Et tenter de me sentir plus proche des gens qui ont quitté ma vie. » Mais pourquoi venait-elle de lui dire ça ?

Pourquoi se confirait-elle à quelqu’un qu’elle ne connaissait pas ? A quelqu’un qui appartenait à un ordre qui ne lui faisait éprouvé que du méprit. La porte était juste là, encore entre ouverte. Elle pouvait encore franchir le seuil.      



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