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 La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]

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MessageSujet: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Lun 2 Fév - 1:13

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln




- « Ne pleure pas mon fils. Reste comme tu es, ne change pas… »

Charles Kane venait de poser ses deux mains sur le visage de son fils qui ne le quittait pas des yeux, esquissant même un sourire à celui qui avait donné un sens unique à sa vie après le décès brutale de sa mère. Mais le jeune garçon était bien loin d’avoir le cœur à sourire ou à serrer son père dans les bras alors que ce dernier l’abandonné, préférant défendre ses principes plutôt que de rester aux côtés de son propre fils, son sang… Edern Lincoln Kane n’avait prononcé aucun mot en cette cérémonie qui sonnait plus comme une exécution qu’une libération pour bien nombres de personnes, membre de la Crimson. Jeune milicien vêtu de son uniforme, il n’avait souhaité que faire la fierté de son unique parent qui semblait défendre d’autres principes que ceux que défendait son propre sang. Les histoires contées dans son enfance n’étaient que les paroles d’un converti à une secte dont on ne faisait que murmurait le nom au détour d’un couloir. Invisible, il restait malgré tout présent et cela avait coûté la vie à son père.
Ce dernier retira les mains du visage de son père après avoir embrassé le front de son unique enfant, sentant les lèvres tuméfiaient de celui qui s’était fait battre encore et encore dans l’espoir d’obtenir des informations de la part d’un membre actif de la Crimson.
Et son bourreau semblait s’en réjouir au sourire qu’il affichait alors que Charles Kane avançait jusqu’à l’extérieur, inspirant les quelques parcelles d’air frais qui commençaient déjà à percer le Dôme où il avait séjourné trop de temps maintenant.

Edern sentit les larmes coulaient sur son visage alors qu’il voyait son père disparaitre derrière ses portes, l’abandonnant à sa propre vie, à sa propre destinée tout en portant le nom d’un membre de la rébellion. Encore à ce jour, il ne pouvait dire combien de temps il était resté ainsi, immobile devant les grandes portes alors que tous les miliciens et proches de son paternel avait déserté la zone. Laissant Edern Kane faire son deuil du mieux qu’il le pouvait…
Il s’était finalement laissé glisser contre la paroi du Dôme, ramenant ses genoux tout contre son torse, se demandant encore et toujours pourquoi il ne lui avait pas dit à quel point il l’aimait… Au lieu de cela, il était resté de plomb face aux paroles de ce dernier. Restez lui-même ! Cela était facile de la part d’un rebelle qui n’avait rien fait d’autre que de défendre et propager des paroles contre le Dôme, celui qui l’avait servi, et l’avait aidé à s’accomplir. Le détestait-il ? En cet instant ? Oui, plus que tout ! Son propre sang avait décidé de choisir une secte plutôt que son propre fils. Celui à qui il avait donné la vie et qui finalement se retrouver orphelin.

Edern enfouis sa tête entre ses bras tout en continuant de pleurer la disparition soudaine de Charles lorsqu’une main se posa sur son épaule :


- « Eh ! Kane ! Tu ne devrais pas rester là ! Ton grand-père t’attend ! »

Le jeune homme qu’il était releva la tête tout en posant un regard aussi noir que sa colère en cet instant et qui fit légèrement reculer son frère d’arme qui s’inquiété pour ce dernier :


- « Non ! Il attendra ! »
- « Très bien… Désolé encore… »

Edern se cacha de nouveau le visage entre ses bras, ne souhaitant entendre aucune parole réconfortante, aucune désolation de la part des gens qu’il connaissait. Pourquoi étaient-ils tous désolés ? Ce n’étaient pas eux qui l’avaient poussé hors du Dôme ! Seulement lui-même !

Son regard le hantait dès lors qu’il fermait les yeux pour se retrouver seul avec lui-même ! Il souffla alors doucement à lui-même :

- « Pourquoi es-tu parti ?! Pourquoi m’avoir laissé ainsi ?! »

Le milicien essuya vulgairement ses larmes et se releva tout en prenant appuis contre la paroi du Dôme avant de s’avancer hors de la zone. Son grand-père l’attendait avec un visage fermé, masquant la honte qui pesait sur ce nom qu’il avait élevé au plus haut dans les hautes sphères de cet endroit mais masquant aussi la douleur de la disparition de son fils avait engendré.

Edern s’approcha d’un pas lent et peu assuré en direction de Richard Kane, grand conseiller du Chancelier, porteur de sage parole et de conseil qu’il prodiguait à celui qui les dirigeait tous. Un homme important en soit et qui semblait avoir décidé de la destinée de son petit-fils sur qui, il déposa une main bienveillante.

- « Je ne te laisserai pas Edern Lincoln Kane ! Tu deviendras un grand et je vais t’enseigner tout ce qu’il te sera nécessaire pour y parvenir. Tu dois laver notre nom que ton père à bafouer par sa trahison Edern ! Tu me comprends ?! »

Agé d’une vingtaine d’année tout juste, Edern savait pertinemment ce qu’il avait à faire et ce qu’il devait faire. Trop jeune pour subvenir à ses propres besoins, la milice ne lui ferait aucun cadeau suite à cet évènement. Une main autour des épaules de l’héritier de la famille Kane, Richard lui fit visiter ses appartements avant de le laisser seul avec lui-même. Appelait auprès du Conseil, il n’avait guère de temps à lui donner en cette journée de grande tristesse pour le jeune homme.  


Edern se retrouva donc seul avec lui-même une nouvelle fois, destiné à rester seul jusqu’à son dernier souffle, il ferma les yeux tout en se laissant glisser contre le mur de l’appartement de son grand-père…


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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Lun 2 Fév - 14:05





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...


Jour douloureux et triste… Voilà ce qu’était cette sombre journée qui peu à peu se terminait. Elle l’avait vu partir. Elle l’avait vu passé cette grande porte et se faire comme avalé par la nuit et le froid qui régnait en maitres à l’extérieur. Julianne ne parvenait pas à détacher ses yeux de l’homme qui s’éloignait peu à peu et qui laissait derrière lui toute la vie qu’il avait construit sous le Dome. Ainsi que son propre fils. Charles Kane… Si cet homme avait été un parfait inconnu qu’elle n’avait jamais rencontré, cela aurait sans doute été totalement différent. Mais ce n’était pas le cas. Elle le connaissait pour ainsi dire depuis toujours Son père était un ami très proche de cet homme. Ils étaient d’ailleurs peut-être même plus que des amis. Des frères. Qui partageait bien plus qu’un lien d’amitié. Non, ils avaient des pensées et des idées communes. Une façon de voir le Dome bien à eux. Une vision du monde et des choses que peut de personnes osaient dire à voix hautes. Pourtant c’était ce qu’il avait fait. Il s’était élevé contre le Dome et avait préféré d’être un homme libre à l’extérieur, plutôt qu’un esclave à l’intérieur de ses parois de verres et de métal.

Ce jour là, Julianne n’était âgée que de dix-sept ans. Mais à force d’entre parler son père en compagnie de cet homme, peu à peu des idées contraires au Dome avaient germé dans son esprit. Elle n’était certainement pas encore en mesure de comprendre la gravité de ses pensées, mais elle ressentait une certaine forme d’admiration pour Charles. Avoir le courage de tourner le dos ainsi à la vie, à sa vie pour choisir celle dont il rêvait vraiment. C’était audacieux. Laisser son fils derrière lui l’était bien moins. Mais il ne pouvait pas imposer un tel avenir à son enfant. Edern était assez âgé lui, pour pouvoir faire également ses propres choix. Elle avait posé ses yeux sur lui quelques secondes, ne voyant de là où elle se trouvait que son dos dans son uniforme de jeune milicien. Comment deux personnes si étroitement liées pouvaient être si opposé dans leurs idées ?

La jeune femme n’avait jamais porté Edern dans son cœur et la chose était réciproque. Depuis qu’elle était en âge de marcher, ils avaient toujours passé leurs temps à se pourrir la vie. Plus ils grandissaient, plus le faussé qui les séparait les éloignait. Il était trop sur de lui, trop pédant et bien trop orgueilleux aux yeux de Jill. Il voulait suivre les traces de son grand père, devenir quelqu’un d’important pour le Dome. Alors qu’elle ne vivait que pour rire et profiter de la vie qui lui était donné. Mais à dix sept ans, on est encore insouciant.

Joshua, son père, lui avait interdit de venir voir le départ de Charles. Mais elle s’était débrouillée pour arriver à temps. Elle appréciait bien trop cet homme et ses idées pour ne pas pouvoir lui dire au revoir, même de loin, sans qu’il la sache présente. Lorsque les portes s’étaient refermées, elle avait sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Lorsqu’elle avait tourné les talons afin d’être rentré chez elle avant son père, elle jeta un dernier coup d’œil à Edern, qui restait là, droit comme un I à fixer les portes. Elle ne pouvait voir son visage mais elle pouvait imaginer sa peine. Et cela lui fit un peu plus mal encore.

Pourtant elle s’étai retournée et elle s’était mise à courir afin d’être la première à la petite maison qu’elle partageait avec son père. Lorsqu’il avait passé la porte, seulement cinq petites minutes après elle, la jeune femme s’afférait à la cuisine. Ce fut sans doute ce qui la dénonça bien malgré elle.

« -Jill… Je t’avais interdit d’y aller. »

Elle ne chercha pas à mentir, et elle se retourna pour faire face à son père.



« -mais papa, je ne pouvais pas rester là ! Enfin il s’agit de Charles ! »

« -je sais… Je… »

Mais Joshua ne trouva pas les mots pour contre dire sa fille, et lorsqu’elle vit son père pleurer pour la première fois, son cœur se brisa dans sa poitrine. Julianne se précipita vers lui et elle l’entoura de ses bras afin de partager son chagrin. Elle ne comprenait que trop bien la douleur qu’il pouvait ressentir pour avoir perdu celui qu’elle considérait comme son frère deux années au paravent.

« -il a fait son choix… »

« -je sais Julianne. Je sais. Et je le respecte. »

Il embrassa le front de sa fille chérie, et il lui sourit malgré les quelques larmes de détresse qui perlait encore sur ses joues. Après un sourire échangé, ils mangèrent tout les deux dans un silence presque religieux, avant que Joshua ne dise :



« -tu devrais aller parler à Eddy. »
« -quoi ? Non ! Et arrête de l’appeler comme ça ! On a grandit je te signale. »

« -Jill ne soit pas insolante s’il te plait. Je sais très bien que vous ne vous entendez pas à merveille, mais il aurait certainement besoin de quelqu’un à ses côtés. »

« -ba je suis certainement pas la plus qualifié pour ça ! » répliqua la jeune femme en débarrassant la table afin de faire la vaisselle.
« -Julianne… Charles t’aimait beaucoup, tu étais un peu comme sa fille à lui aussi. Et je ne pense pas qu’il apprécierait que vous vous querelliez encore avec Edern.

« -tu parles comme s’il était mort. »

« -il ne reviendra pas Julianne. Et Edern se retrouve seul avec un grand père complètement obnubilé par le Dome. »

La jeune femme posa son regard clair sur son père, comprenant très bien le message qu’il souhaitait lui faire passer. Un soupir passa ses lèvres, et elle ajouta avec un sourire :

« -très bien, mais la vaisselle est pour toi. »

Elle embrassa son père et elle sortie de la maison, direction la haute société. Agile et discrète, la jeune femme savait se faufiler parmi les gens, et ce ne fut qu’un jeu d’enfant, sans doute grâce aux entrainements en compagnie de Cam, qu’elle parvint à retrouver l’appartement du grand père d’Edern. Impossible pour elle de se présenté et de rentrer dans un tel endroit. Alors elle passa quelques minutes à observer les fenêtres. Lorsqu’elle identifia Edern, elle patienta encore quelques minutes avant de lancer un petit caillou contre la fenêtre. Un second suivit après quelques secondes d’intervalle.

« -allez ouvre cette fenêtre… »

Elle en lança un troisième juste au moment où la fenêtre s’ouvrit.

« -mince… »


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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Lun 2 Fév - 21:02

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln




Tout de noir vêtu dans son uniforme de milicien, il s’était finalement laissé glisser contre le mur des appartements de celui qui était dorénavant son seul parent en ce Dôme… Richard Kane… Un nom que l’on ne blasphémait pas, un homme contre qui, personne n’avait jamais osé se dresser. Un puissant conseiller qui ne laissait aucune place pour la tendresse ou les principes qui consistaient à mener une rébellion d’aucune sorte. Et pourtant, c’était ce qu’avait fait son unique fils en faisant entendre sa voix au sein du Dôme sur ces idéaux, sur la vérité que lui conté tard le soir avant de s’endormir. Une parcelle de sincérité dans ce monde de mensonge comme il se plaisait à le dire. Un père aimait… Voilà ce qu’avait toujours été Charles Kane, ne répondant qu’à son cœur, écoutant que ce que lui dictait son instinct. Seule la liberté de ses pensées et de ses actes importaient pour cet imminent chercheur qui avait trouvé un sein équilibre grâce à sa famille. Mais cela ne semblait pas lui avoir suffi au vu des évènements de ce jour qui venait de briser Edern, qui se sentait comme trahis par celui qu’il considérait comme étant son modèle…
Un modèle que pourtant, le jeune homme n’avait pas suivi et son uniforme su en témoigner…

Edern se souvenait encore du jour de ces dix-huit ans lorsqu’il retourna auprès de son père, vêtu du sombre uniforme de la milice avec un sourire satisfait sur les lèvres et son ordre de recrutement. Il avait été fièrement admis au sein de la milice du Dôme en tant que jeune recrue… Un cadet pour ainsi dire. Il portait dans son regard la joie de son engagement mais Charles ne lui donna pas le retour qu’il attendait. Son unique fils devenait une arme du gouvernement contre qui il se battait depuis le jour de sa naissance, n’ayant sans cesse de dresser ses principes devant son père, allant à l’encontre de la destinée que ce dernier avait espéré pour lui. Et voilà que son unique enfant avait rejoint les rangs de ceux qui n’avaient cessés de leur mentir, de les manipuler comme de vulgaires marionnettes… Il sentait encore son sourire disparaitre alors que devant lui, se tenait un père dont la fierté avait été loin d’être comblée sans parler de ces paroles qui résonnaient encore toujours en lui :


- « Tu as choisis de te battre contre ton père, contre tes propres principes mon fils ? »


Edern n’avait pas compris le sens de ses paroles ce jour-là alors que les premières années de sa vie d’adulte le frappait tout juste sans parler de la responsabilité qu’entrainer dorénavant ses actes :


- « Je me suis battu pour toi, pour mes idées, pour te permettre un jour qui sait, grandir dans un monde libre de tout mensonges et persécution. Tu portes la fierté en exhibant les couleurs de cet endroit mais tu n’en assumeras pas éternellement les conséquences d’un tel engagement mon garçon. »


Il était dès lors, restait droit comme un i face à celui qui avait toujours été un mentor, un exemple à suivre. Il posa son regard sur son propre uniforme tout en se demandant s’il avait réellement fait le bon choix. Son père avait dû lire en ses pensées en cet instant alors qu’il posa ses mains sur chacune de ses épaules afin d’attirer l’attention de son enfant :


- « Je me suis dressé devant mon père à ton âge et tu le fais à ton tour de manière plus délicate que ton vieux père, je dois bien l’avouer. » Un sourire traversa ses lèvres avant de poursuivre « Tu es fier de porter cet uniforme et je le suis aussi. Tu seras un grand homme et ce n’est qu’ainsi que tu pourras faire changer les mentalités, en imposant ta finesse d’esprit et ta rigueur à ce qui te suivront et ils le feront. Ils te suivront comme je le fais en acceptant ton engagement. Mais fais-moi une promesse jeune homme, ne changes pas qui tu es au fond de toi… »


Charles posa son index sur le cœur de son jeune garçon qui esquissa un sourire tout en acquiesçant avant de le prendre dans ses bras…



Edern releva la tête de ses bras, essuya vulgairement son visage qui témoignait des larmes qui avaient coulés sur son visage quelques heures plus tôt pour se rendre à la fenêtre de ses appartements. Il fronça les sourcils tout en se demandant qui pouvait jeter des cailloux sur sa fenêtre et lorsqu’il l’ouvrit pour avoir la réponse à sa question, c’est sur front que le dernier atterri. Edern se frotta du bout des doigts l’endroit de l’impact avant de reporter son attention sur Julianne.
Julianne… La jeune femme qu’il connaissait maintenant depuis des années et tout cela grâce ou plutôt malheureusement à cause de leurs pères. Ils étaient unis par un lien presque fraternel, partageant tous les deux une même idée de vie, de mêmes principes. Il ne savait pas pourquoi, mais ils avaient toujours eu du mal à se voir en peinture. Et ce fut la raison pour laquelle le jeune milicien ne l’accueillis pas les bras ouverts. Il descendit les escaliers et lui ouvrit tout de même la porte, l’invitant à entrer avant que les miliciens ne la trouve et lui fasse payer le prix cher dut à son intrusion dans les beaux quartiers du Dôme.

- « Jill’… » Dit-il dans un souffle avant de reprendre « Que veux-tu ? Ce n’est pas la journée pour tout t’avouer et… » Sa gorge se noua mais il reprit bien vite contenance « Je ne veux pas me prendre la tête avec toi Jill alors si c’est ce que tu cherches, tu peux retourner là d’où tu viens… »

Edern n’avait pas le cœur à se chamailler avec quiconque en ce jour funeste pour le jeune homme…



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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Lun 2 Fév - 22:38





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...


Alors qu’elle avait quitté la maison familiale, prenant la direction de l’Olympus Height, sous la demande de son père, Julianne s’était soudainement arrêter en chemin. Non mais qu’est ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire ? Et puis elle n’était certainement pas la mieux placé pour lui parler. Si en plus de ça elle m’était de côté le fait qu’il ne voudrait certainement pas la voir. Si encore ils avaient été un tant soit peu amis… Mais ce n’était pas le cas. Planté au beau milieu de la rue, Julianne avait baissé les yeux sur le sol poussiéreux pesant le pour et le contre. Et si elle se faisait prendre en plus de ça ! Mais en même temps c’était une demande qui venait de son père, qui avait toujours regretté le fait qu’elle n’apprécie pas Eddy, comme il se plaisait à l’appeler. Non mais comme s’ils avaient encore trois ans ! Parfois le côté trop protecteur de son père lui tapait sur le système. Plus tard, elle se rendrait compte qu’il ne faisait ça que pour la protéger parce qu’il tenait à elle comme à la prunelle de ses yeux et qu’elle était tout son monde.

Elle avait poussé un long soupir, avait fermé les paupières quelques secondes, puis elle s’était remise en marche. Aider les autres, c’était dans sa nature. Et même si Edern n’avait pas une grande place dans son cœur, il comptait pour son père. Alors elle pouvait sans doute faire un petit effort. Enfin il en faudrait peut-être plusieurs petits… Ou un très très gros. Surtout qu’il ne devait pas vraiment être dans un très bel état émotionnel. Elle allait devoir faire attention à ce qu’elle allait dire. Les mots blessants qu’ils avaient l’habitude d’échanger n’étaient sans aucun doute pas permis aujourd’hui.

Jill était quelqu’un qui avait le cœur sur la main. Et elle pouvait imaginer la douleur que devait éprouver Edern. Elle avait perdu sa mère lorsqu’elle n’était encore une enfant. Et même si les circonstances n’étaient pas identiques, elle souffrait chaque jour de cette absence. Enfin, le long de la route, elle se dit qu’il aurait sans doute besoin de se changer les idées. Penser un peu à autre chose. Même si cela n’allait pas faire partir la douleur en un claquement de doigt. Ce qui était fait, était fait. Charles était parti. Et rien ne le ferait revenir. Alors il fallait continuer à avancer malgré tout.

Une fois sous les fenêtres des appartements, la jeune femme avait regardé de chaque côté, et après avoir ramassé quelques petits cailloux, elle avait visé la fenêtre au travers de laquelle elle avait vu Edern. La jeune femme restait sur ses gardes, ne tenant pas à se faire arrêter. Surtout pour venir voir Edern ! Lorsque la fenêtre s’ouvrit enfin, la jeune femme grimaça en rentrant sa tête dans ses épaules. Son projectile n’était pas censé atterrir dans le visage de celui qu’elle venait voir. Il était sans doute assez blessé intérieurement pour qu’elle en rajoute une couche. Elle lui sourit de toutes ses dents, comme si cela pouvait exprimer un pardon venant de sa part.    

Alors qu’il avait disparu de l’encadrement de la fenêtre, la jeune femme hésita quelques secondes. Que devait-elle faire ? Se rendre devant la porte ? Attendre ici ? Elle fit bouger ses lèvres de gauche à droite tout en hésitant, puis elle fini par traverser la rue, pour venir se poster le plus discrètement devant la porte. Vêtue d’un pantalon en jean, elle portait un manteau beige qui cachait une chemise de toile bleu ciel. Nouée au niveau du nombril, elle couvrait un débardeur noir. Ainsi elle passait relativement inaperçu. Elle fut assez étonnée qu’il la laisse entrer si vite. Craignait-il pour sa sécurité ? Non, il devait plutôt avoir peur qu’on le voit en sa compagnie ici.

La jeune femme entra alors sans rien dire, les deux mains dans les poches de sa veste. Elle souffla un petit « -hey… » Mais visiblement elle n’avait pas eut totalement tord. Il ne semblait pas ravi de la voir. Mais elle n’allait pas se laissé découragé dans sa mission si vite. Elle se pinça les lèvres entre elle alors qu’il lui exprimait avec lassitude le fait qu’il ne tenait pas à la voir. Comment lui dire qu’elle n’en avait pas vraiment plus envie que lui ?! Elle avait ouvert la bouche pour répliquer, mais elle s’était ravisée. Julianne chercha quelques secondes ce qu’elle pouvait dire ou faire, et son regard se posa sur l’ameublement de l’appartement. Alors avec un naturel déconcertant, elle fit deux pas de côté, et elle leva dit :

« -wahou ! Dis donc… C’est magnifique ici ! Tu me fais visiter ? »

A la dernière question, elle s’était à nouveau tournée vers Edern, sortant ses mains de ses poches pour désigner la pièce. Elle lui sourit presque amicalement ce qui n’était pas coutume. Mais elle n’allait pas lui dire qu’elle venait parce que son père le lui avait demandé. Elle posa sa main devant sa bouche et elle avança d’un pas vers lui avant de dire :

« -au faite, je suis désolée pour… » Elle désigna son front et ajouta : «  je pensais pas que tu allais ouvrir si vite… »

Bon, il fallait bien avouer que ça sonnait un peu faux. Surtout lorsque les deux personnes de la discussion avaient pour habitude de se lancer des regards froids et paroles bien plus abruptes que ça. Mais elle voulait simplement le distraire un peu, et lui faire penser à autres choses durant quelques minutes.




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Mar 3 Fév - 23:25

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Comme si c’était hier… Il se souvenait de sa chevelure d’ébène, de ce regard azur qui s’était alors posé sur lui, jeune adolescent, qui restait dans l’observation de ce quartier qui était bien loin d’avoir la richesse de celui où il résidait depuis sa naissance. Elle n’était alors qu’âgée de huit ou peut-être de dix au moment où leurs routes se croisèrent alors que pour lui, c’était quelques années de plus qui se marquait déjà sur les traits de son visage et sa stature déjà bien imposante. Julianne… Ou Jill’ comme son père l’appelé affectueusement. Une jeune fille qu’il avait vu grandir au fil des jours, des années et qui prenait de plus en plus un caractère de feu, aussi brûlant que celui que maitrisait son père dans l’usine où il travaillait depuis des années déjà. Une personnalité qui allait bien à vite à l’encontre de celle d’Edern dont le calme et la froideur qu’il faisait preuve le destinait déjà à une brillante carrière dans la direction d’hommes et cela d’une main de fer. Et même s’ils se côtoyaient régulièrement grâce à la fraternité que partageait leurs pères, il n’en restait pas moins que c’était un fossé qui se dressait entre eux deux. La fouge dont faisait preuve la jeune femme allait à l’encontre du comportement réfléchis d’Edern qui trouvait en elle, une rebelle et une immature qui manquait de discipline. Même si aux premiers abords, on ne pensait pas cela de la jolie Julianne qui avait un visage d’ange car ça avait été aussi l’opinion d’Edern le jour de leur rencontre. Une jolie fille qui allait faire le bonheur d’un homme chanceux un jour ou l’autre mais qui au résultat, devait briser plus de cœurs sur son passage que quiconque avant elle. Edern ne l’appréciait pas et cela n’était un secret pour personne malgré les efforts de leurs pères respectifs qui fondaient de grands espoirs qu’une amitié naît entre leurs descendants. En tout cas, c’était le cas de Charles qui avait toujours apprécié la jolie princesse aux yeux  saphir.
Cela avait toujours eu le don d’agaçait le jeune homme lorsque son paternel lui demandait d’aller la voir et de faire quelques pas avec elle dans le Dôme afin d’apprendre à la connaitre. Pourquoi ? Dès qu’ils restaient, ne serait-ce qu’une minute ensemble, la discussion devenait le projet Manhattan… Une relation emplit de froideur et d’une certaine haine l’un envers l’autre qui ne s’était pas apaisée avec les années…

Pourtant, Julianne Lindley, se trouvait devant les appartements de son père, tentant de prendre contact avec lui d’une manière peu conventionnelle mais qui avait le moyen d’être clair. Edern avait alors, décidé de lui ouvrir la porte sans trop attendre, ne souhaitant pas que les miliciens remarquent sa présence et la mette aux arrêts pour l’avoir vu pénétré dans les beaux quartiers du Dôme sans aucun responsable à ses côtés. Mais ce n’était guère un jour où Edern voulait voir Julianne, sachant pertinemment comment tout cela risquait de se finir et il n’avait pas la force pour se battre avec l’adolescente. Toute sa vie se retrouvait bouleversée suite à la décision de son père, entrainant la honte sur son grand-père comme ce dernier avait su si bien le faire comprendre et abandonnant son unique fils aux mains du Dôme, de ceux qu’il haïssait depuis toujours… Alors non, Edern n’était pas spécialement ravi de la visite de la jolie brune et pourtant, cette dernière tentait de faire des efforts à son attention, ce qui eut pour effet de lui faire froncer les sourcils :

- « Heu…Merci… »

Il l’observa de la tête au pied tout en se demandant si c’était bien la jeune femme qu’il connaissait qui se trouvait devant lui ou simplement une illusion, un mauvais tour de son esprit tourmenté. Pourtant, cela ne sembla guère être le cas et Edern décida de lui répondre :

- « Si tu veux… Et pas grave. Aujourd’hui, j’ai vu pire. »

Edern se passa une main lasse dans la nuque qu’il ramena dans ses cheveux courts tout en continuant de regardait Julianne qui lui semblait un tant soit peu trop familière à son goût. Il lui présenta le canapé tout en ajoutant :

- « Tu peux déposer ton manteau si tu veux… »

Il balaya du regard la pièce où ils se trouvaient et ajouta à cela :


- « Voici le salon de mon grand-père, là-bas se trouve ce trouve ma chambre enfin… celle d’ami et… »

Edern fronça de nouveau les sourcils tout en se retournant en direction de Julianne, hésitant un instant avant de rétorquer :

- « Tu ne viens pas ici pour visiter la maison du conseiller Kane ! Nous le savons autant l’un que l’autre ! Alors que fais-tu ici Jill’ ?! »

Il poussa un long soupir de désolation, de fatigue émotionnel alors qu’il se pinça l’arête du nez tout en fermant les yeux quelques secondes :

- « Ton père te l’a annoncé c’est ça et tu as décidé de me remonter le moral en quelque sorte ? Ne prends pas cette peine Jill’, retourne auprès de ton père qui en a sûrement plus besoin que moi. Je tiendrai le choc, ça va aller… Merci en tout cas mais je ne veux pas de faux sourires et de faux prétexte. »

Edern avait finalement relevé les yeux en direction de la jolie brune. Sa voix n’avait été, à aucun instant, brutale ou condescendante. Au contraire, ce fut avec une certaine neutralité mais aussi douceur qu’il s’adressa à elle, touchait du geste qu’elle avait fait à son égard en prenant le risque de venir jusqu’à lui pour lui parler, pour le soutenir…




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Mer 4 Fév - 7:51





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...



Elle ne l’aimait pas. Ça s’était quelque chose qu’elle n’avait jamais pu cacher. Enfin elle n’en était pas au point de le haïr. Il ne lui avait rien fait qui méritait ce traitement. Il était juste trop opposé à elle, et il l’irritait avec ce truc… Ce trait de caractère qui le rendait presque supérieur. Ils étaient de la même base. Et pourtant parfois elle avait l’impression qu’il la regardait de haut. Plus tard elle comprendrait que c’était son point de vu d’adolescente qui voyait ça. Quoi qu’il en soit, lorsqu’il ouvrit la porte ce jour là, le cœur de Julianne se serra dans sa poitrine. Elle pouvait voir sur ses joues encore quelques traces de ses larmes, même s’il avait sans doute prit soin de les cacher au mieux. S’il ne disait mot, son visage défait parlait pour lui.
 
Lorsqu’elle le vit dans un tel état, elle avait été à deux doigts de faire demi-tour directement. Ce n’était pas dans ses capacités de pouvoir l’aider. L’aider lui ! Non, elle était juste capable de lui taper sur les nerfs, alors ce n’était sans doute pas le bon jour pour ça. Mais qu’est ce qui était passé par la tête de son père de l’envoyer ici ! C’était du grand n’importe quoi ! Pourtant, lorsqu’il commença à parler, elle se décida à rester et à faire des efforts pour lui tendre la main. Même s’il ne la voudrait certainement pas. Monsieur étant trop fier pour ça ! Bonne actrice et bonne menteuse ? Non, ce n’était pas vraiment des choses qu’on pouvait accorder à Julianne. Du moins pas à cet âge là.
 
Bon, visiblement, elle avait plutôt bien réussit son entrer puisqu’il sembla resté un peu surprit. Le regard qu’il posa sur elle lui signifia que son petit jeu de rôle n’allait sans doute pas marcher très longtemps. Elle en avait sans doute fait un peu trop… Jill regarda le canapé, puis reposa son visage sur le décor de la pièce, ayant fait deux pas pour s’approcher, afin de poser sa veste comme Ed l’y avait invité. Elle avait ôté deux boutons seulement, parce qu’elle écoutait ce que lui confiait Edern sur les lieux, son regard admirant toujours la pièce qu’elle trouvait vraiment belle. Ça ce n’était pas un mensonge. Un autre bouton de sa veste, mais son geste resta en suspens. Voilà sa couverture venait de tomber. Ed s’était retourné les sourcils froncé et ça ne présageait rien de bon pour elle. Ses mains restèrent sur les pants de sa veste, alors qu’elle le regardait et l’écoutait.
 
Devait-elle encore jouer ? Où cela ne servait-il à rien ? A nouveau elle éprouva de la peine pour l’homme qui se trouvait devant elle. Oui parce que maintenant, celui qui n’avait toujours été qu’un enfant puis un ados à ses yeux, était devenu un homme. Et elle le trouvait bien sombre et triste dans son uniforme noir. Elle décida de déclarer forfait, et elle répondit :
 
« -ok… Ok… Enfin c’est pas tout à fait ça la vérité mais d’accord… Tu as au moins bon sur le fait que je ne suis pas venu faire une visite touristique… »
 
Il y avait une pointe d’humour, de légèreté dans ce qu’elle venait de dire. Elle ne voulait pas le tourmenter plus qu’il ne l’était. Elle aurait juste aimé, ce qui était assez rare venant de sa part, voir apparaitre un mince sourire sur ses lèvres. Parce qu’elle savait ce que s’était de perdre quelqu’un, de se sentir trahit, et que de son point de vue, il ne devait pas rester seul. Même si elle aurait sans doute apprécié que ce soit quelqu’un d’autre qui soit désigné pour lui apporté son aide. Mais elle ne le faisait pas pour elle, ni vraiment pour Edern. Non, elle le devait à Charles. Lui qui avait toujours voulu qu’ils arrivent à s’entendre…
 
Julianne fit une petite grimace en regardant de côté, par la fenêtre avant de pousser un long soupir. La jeune femme fit alors volt face doucement, et elle quelques pas en direction de la porte d’entrer. Mais elle se tourna à nouveau vers Edern et ajouta en calla son épaule contre le mur, les mains à nouveau dans les poches de sa veste :
 
« -ok j’avoue ça sonnait un peu faux… Mais je suis pas là pour… » heu… Comment dire cela ? « -enfin je viens pas là pour agir comme je le fais d’habitude. Ed… » Finit-elle par souffler en marquant une petite pause. Il y avait de la douceur dans sa voix, et c’était un peu comme si elle lui demandait de comprendre sans qu’elle ait besoin de parler. Oh comme elle n’était pas douée avec les mots de ce genre là ! Surtout avec lui ! Alors elle décida de jouer franc jeu :
 
« -c’est pas moi qui ait décidé de venir. Mon père me la demandé. Je… Je ne pense pas être la mieux qualifié pour… Pour t’aider à traverser ça… »
 
Bon ba voilà. Il ne voulait pas de faux sourires, elle avait été des plus sincères !  A quoi bon lui faire croire qu’elle avait eut une soudaine envie d’être proche de lui ! Elle reprit en levant les yeux pour regarder le plafond, comme si il était soudainement devenu super intéressant. Le ton de sa voix était un peu amusé, ironique :  
 
« -faut pas compter sur mon pour te faire un câlin ou trouver les bons mots… Tu me connais assez pour savoir que c’est pas vraiment mon genre. » Elle baissa à nouveau les yeux pour le regarder lui, et elle ajouta d’une  voix presque tendre cette fois-ci : « -Ed… Je ne veux pas en rajouter une couche. Je sais très bien que toi et moi… Voilà quoi. Mais pour une fois, je te tends la main, alors… Si tu en as besoin, dis-le. Et je resterais. Sinon… »
 
Sinon elle ferait demi-tour pour de bon cette fois-ci. Elle rentrerait chez elle, le cœur gros il fallait bien l’avouer.
 
  




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Mer 4 Fév - 22:41

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Solitaire, c’était ce qui définissait le mieux le jeune milicien vêtu de son uniforme noir et c’était ce qui avait dressé une barrière entre lui et le monde dans lequel il vivait. Sa jeunesse, son impétuosité l’avait poussé dans ses retranchements, ne se sentant pas prêt à se mélanger aux mêmes gens que son peuple. Malheureusement, il se retrouvait seul face aux épreuves que dressaient la vie sur son chemin et il avait fait en sorte que cela soit ainsi d’une certaine façon. Mais il fallait croire que des gens tenaient à lui sans qu’il s’en rende vraiment compte, fermant les yeux sur ce qui était évident. La confiance et l’amitié que Joshua avait donné à son père n’était pas feinte et elle lui était aussi adressée d’une certaine manière même si Edern avait toujours gardé une distance avec ce dernier et principalement sa fille. Cette jeune femme qui se trouvait devant lui à cet instant était la preuve qu’il n’était peut-être pas seul en ce lieu et pourtant… Quelque chose n’allait pas dans ses paroles, dans son comportement….
Les sourcils froncés et le corps raidit par l’appréhension des paroles de la jeune femme, il l’écouta avec une certaine attention. Aucun sourire ne se dessina sur ses lèvres alors qu’elle tenta de jouer de l’humour. Il n’avait ni le cœur, ni l’esprit de sourire ou de rire à une quelconque plaisanterie mais il apprécia malgré tout le geste.
Edern lui laissa le temps de mettre des mots sincères sur la véritable raison qui l’avait amené jusqu’à lui et le jeune homme se détendit soudainement face à la douceur, au calme des mots que prononça Julianne à son attention. Cette dernière ne semblait pas avoir la force ou le souhait de se battre contre lui, de se dresser face à lui. Mais cela ne répondait guère à sa question. Que faisait-elle réellement ici ?

Edern baissa soudainement les yeux alors qu’elle avoua que cela était une décision de Joshua et seulement de lui. Connaissait-il son état ? Ou avait-il une idée plus ou moins précise de la tristesse qu’avait engendrée la décision de son père ? Même s’il apprécié sa sollicitude, il ne souhaitait pas faire endurer cela à Julianne qui ne l’avait jamais réellement apprécié et cela depuis le jour de leur rencontre.

- « Merci à ton père mais… » Il poussa un soupir « Ça n’a jamais été la grande amitié entre nous deux alors si tu ne veux pas rester… Je ne t’oblige à rien Jill’… »

Le jeune milicien ne voulait pas l’obliger à rester à ses côtés, à l’écouter parler de ses souvenirs ou de ce qu’il ressentait. Ils ne s’appréciaient pas assez pour partager cela et pourtant, lorsqu’il posait son regard sur elle, il avait envie qu’elle reste avec lui. Julianne n’était son amie à proprement parlé mais elle le connaissait, l’avait vu grandir et évoluer comme il l’avait fait avec elle alors oui, sa présence lui importait malgré ce qu’il pouvait en dire ou laisser paraitre.

Un petit sourire fini par se dessiner sur les lèvres du milicien qui ne la quittait pas des yeux. En effet, il n’attendait pas une accolade de sa part et il n’en ferait pas non plus à son attention. Sa fierté ? Peut-être, qui sait ! Alors qu’il s’apprêtait à répliquer, la voix de Julianne devint presque tendre à son encontre ce qui le réchauffa malgré lui. Qui aurait cru qu’un jour, ils réussissent à parler de la sorte tous les deux ? Un espoir qu’avait fondé Charles et qui n’était pas là pour voir ça.
Edern resta interdit durant un court instant devant les paroles de Julianne, ne sachant comme agir, quoi dire encore alors il resta là, silencieux au milieu du salon de son grand-père absent pour les heures à venir. Et il se décida soudainement à faire un pas en sa direction :

- « Tu ne voulais pas visiter l’endroit ? Le conseiller est partit pour quelques heures donc nous avons le temps. »

Edern lui fit un signe de tête en direction du reste de l’appartement et alors qu’il s’avançait au-devant, il s’arrêta pour faire face à Julianne et ajouta :

- « Euh…Je… » Il poussa un faible soupir avant d’ajouter « Merci… Aujourd’hui, ce n’est pas un jour facile et… J’apprécie sincèrement…. »

Le jeune homme reprit sa marche pour lui faire visiter les appartements de son grand-père, un homme important qui avait su lever leur nom au plus haut au sein du Dôme pour qui il se dévouait entièrement à défaut de l’avoir fait pour son propre sang.
Ce dernier aimait recueillir en ce lieu, les vestiges d’un passé déjà bien oublié et ravagé par une guerre menait par leurs ancêtres. Que cela soit des babioles comme des statuettes ou des œuvres d’art signé par les plus grands. Il disait que cela lui permettait de ne pas oublier l’ancien monde comme il se plaisait à l’appeler.


- « Mon grand-père aime garder les objets anciens. Il a mis des années pour rassembler tout ça mais il a réussi de faire de cet endroit un véritable musé. »

Edern se retourna en direction de Julianne avant d’ajouter :

- « Comment va ton père ? Je sais qu’il était très attaché à lui et… Cela n’a pas dû être simple pour lui non plus. N’est-ce pas ?! »

La voix de ce dernier était douce voir bienveillante et il s’inquiétait réellement pour Joshua qui était digne d’un membre de sa famille pour le jeune milicien et il ne souhaitait pas le savoir malheureux de la décision soudaine qu’avait pris Charles. Pourtant, cela les avait tous frappé en ces lieux et eux plus que d’autres…  




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Jeu 5 Fév - 22:58





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...



Il fallait bien l’avouer, ils n’avaient pas grand-chose en commun tous les deux, si ce n’était deux pères qui partageaient les mêmes idéaux et une amitié profonde. Julianne était la joie de vivre incarnée à cette époque. Elle respirait la vie et elle ne demandait qu’à profiter de celle-ci pleinement. Malgré les douleurs et les déchirures que son cœur avait endurées, comme la mort de sa mère et la disparition de son meilleur ami, Julianne remontait la pente jour après jour. Elle tentait de rendre les autres heureux aussi souvent qu’elle le pouvait. Très sociable, elle connaissait la plus part des gens qui habitait dans le même quartier qu’elle. Passer du temps avec les enfants étaient son petit plaisir. Edern quant à lui était quelqu’un de solitaire, elle l’aurait même qualifié de taciturne. Mais cela venait sans doute de l’éducation stricte que son grand père lui avait imposé, tout comme de son ambition de se hisser le plus haut possible dans les couches de cette société que Jill détestait tant.
 
Et pourtant, voilà qu’elle se retrouvait là, dans ce magnifique appartement où elle n’aurait jamais dû mettre les pieds sans y être autorisé. Là debout, l’épaule callé contre le mur, le plus naturellement du monde, à regarder ce jeune homme qui lui peinait le cœur. Oui parce que ce regard triste, et le ton de sa voix lui faisait mal. D’ordinaire il la blessait par ses mots, mais là c’était tout autre chose. Non elle éprouvait de la compassion pour lui, et malgré leurs différences, elle avait vraiment envie de l’aider à se sentir un peu mieux. Alors elle lui parla avec sincérité. Elle n’avait pas la prétention d’être l’épaule qu’il lui fallait pour épancher ses pleures, ou encore l’oreille attentive pour qu’il lui raconte des souvenirs qu’il avait de son père. Non, elle n’était que la petite fille qui se battait avec lui, et qui lui en avait déjà fait voir de toutes les couleurs à cause de son caractère un peu trop marqué. Pourtant elle voulait l’aider. Et lorsqu’elle vit apparaitre sur les lèvres d’Edern un faible sourire, Jill y trouva un peu de réconfort dans sa propre douleur.
 
Charles n’était pas son père et pourtant… Pourtant il avait tellement compté pour elle ! Un oncle en quelque sorte. Un homme qui était là pour la consoler lorsque son propre père avait été sévère avec elle. Un homme présent pour elle pour écouter ses espoirs et ses rêves fou de gamines. Un homme qui l’avait encouragé et poussé à réfléchir et penser par elle-même, à ne pas se plier aux volontés du Dome et de ces dirigeants. Alors elle avait mal de se dire qu’il était parti, qu’elle ne le reverrait certainement jamais. Encore une personne qui avait quitté sa vie. Une de plus.
 
Durant quelques secondes elle se mit à se demander ce qu’elle avait pu dire pour qu’Edern reste à ce point stoïque à la regarder comme si il avait du mal à croire que tout cela pouvait venir d’elle. Elle fut presque surprise lorsqu’il s’avança d’un pas dans sa direction, hésitante. Allait-il la raccompagner à la porte ? Elle se pinça les lèvres avant de se mettre à sourire en entendant la proposition du jeune milicien, et elle répliqua joyeusement en décollant son épaule du mur :
 
« - si on a le temps, je suis toute à toi!  »
 
Elle eut un petit sourire en coin en le voyant faire son petit signe de tête. Une nouvelle hésitation quant à ce qu’elle devait faire au sujet de sa veste. Cela voulait-il dire qu’il acceptait qu’elle reste ? Elle décida de garder son manteau pour le moment, et alors qu’elle venait de faire deux pas juste derrière lui, il se tourna vers elle se retrouvant ainsi face à face, assez proche l’un de l’autre. Un nouveau sourire en coin et elle répondit à voix basse comme si c’était un secret :
 
« -arrêtes avec tes merci, ça devient un peu gênant à force… »
 
Bien entendu elle répondait ça pour alléger un peu l’ambiance, même si elle appréciait les mots qu’Edern lui confiait. Elle suivit le jeune homme et elle ouvrit des yeux émerveillées devant les objets qu’elle découvrait pour la plus par pour la première fois. Certains lui disaient quelque chose, d’autres lui étaient complètement étranger. Sans doute trop absorbé par sa contemplation, elle manqua de peu de se retrouver à nouveau nez à nez avec Edern. Pour deux personnes qui n’étaient pas proches, elle trouvait qu’ils l’étaient un peu trop pour le coup. Elle fit mine d’approcher d’un objet en se passant une mèche de cheveux derrière l’oreille, mais elle posa à nouveau son regard sur Edern en entendant sa question. Elle se pinça une nouvelle fois les lèvres, mais plus par gêne cette fois-ci, avant de dire, laissant sa main glisser le long de son cou :
 
« -et bien… Pour ne rien te cacher, après m’avoir engueulé, je l’ai vu pleurer pour la première fois de ma vie. »
 
Mais elle savait aussi qu’au fond de lui, son père était fier de son ami. Fier qu’il n’ait pas plié, qu’il ait gardé la tête haute et qu’il n’ait pas renié ses convictions. La jeune femme préféra ne rien dire en ce qui la concernait. Le but de sa visite n’était pas partager leurs peines, mais de changer un peu les idées d’Eddy afin qu’il se sente un peu mieux. Et puis qui se souciait de savoir si elle avait mal au plus profond d’elle-même ? Comme à son habitude, elle ne laisserait rien paraitre, elle encaisserait. Pour changé de sujet elle demandant en fronçant les sourcils et pointant son doigt sur l’un des objets présent dans la pièce :
 
« -je vais certainement passer pour une idiote, mais ça changera pas trop en faite à tes yeux : mais c’est quoi ce truc ? »
 
Elle n’avait pas pu s’empêcher de lancer un petit pic. Sans doute était-ce devenu un sorte de réflexe lorsqu’elle était en présence d’Edern…
 






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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Ven 6 Fév - 18:08

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Edern était le genre d’individu à souhaiter garder toujours une barrière en lui et le monde qui l’entourait, le rendant réservé, froid voir même solitaire et c’était nouveau pour lui que de laisser entrer quelqu’un en son antre, dans sa vie pour ainsi dire. Que cela soit les femmes ou ne serait-ce que des personnes qui voulaient créer un lien avec lui s’était toujours retrouvé face à une porte fermée, bloquer par le seul souhait d’Edern de rester seul. Mais en ce jour difficile pour ce dernier et la venue, les mots prononcés par Julianne… Il sentait au fond de lui que cette fois-ci il ne pourrait guère échapper à cela. Il avait besoin de compagnie et tout spécialement de la personne qui venait de lui tendre la main pour l’aider à surmonter cette difficile épreuve. Même si cela n’avait toujours été que chamaillerie entre eux deux, il n’en restait pas moins que c’était la personne qui le connaissait le mieux après Charles et Joshua ainsi que son grand-père qui avait géré une partie de son éducation en l’absence de son paternel.
C’était la raison pour laquelle il décida de ne pas vouloir la laisser partir et plutôt de continuer à avancer en ces lieux avec cette dernière, lui montrant ainsi l’endroit qui allait devenir, dorénavant, son univers mais aussi sa vie.

Edern baissa un instant la tête tout en souriant en coin alors qu’elle lui fit comprendre qu’elle était tout à lui… Que devait-il comprendre par ces termes ? Ignorant sa remarque, il continua d’avancer avant de décider de revenir sur ses pas, se retournant soudainement sur elle alors que quelques centimètres à peine les séparer afin de la remercier. Ce fut à son tour d’être quelque peu gêné et il se mit à sourire de nouveau avec douceur, appréciant la gêne qu’avaient occasionnée ces quelques paroles.

- « Profites-en, ce n’est pas tous les jours que je suis poli de la sorte. »

Kane lui fit un clin d’œil avant de poursuivre dans la pièce, faisant quelque pas tout en lui présentant les appartements de son grand-père qui était bien plus synonyme de musée que de foyer pour cet homme qui maintenait entre ces murs, des objets d’un passé disparu. De  nouveau, le jeune milicien se retourna en direction de Julianne pour demander des nouvelles de son père mais cette dernière semblait être gênée de la proximité qui se trouvait entre eux. Des cheveux derrière l’oreille alors qu’elle s’écarta, feintant son intérêt pour les antiquités qui se trouvaient autour d’eux. Le jeune milicien ne put s’empêcher de froncer les sourcils durant un court instant, se demandant pourquoi elle agissait de la sorte avec lui. La douceur dont elle faisait preuve, cette gêne d’être trop près de lui… Il secoua légèrement la tête comme si par ce simple geste, il pouvait mettre de l’ordre dans les idées alors que la voix de Jill’ s’éleva dans la pièce.
Son cœur se serra en entendant ces quelques paroles et imaginer la peine qu’avait eu son père mais aussi celle qui se trouvait devant lui. Impuissante face aux larmes de son seul parent… Edern s’approcha d’elle et posa sa main dans le bas de son dos avec douceur :

- « Je suis désolé… » Il resta un instant silencieux avant d’ajouter « Ce n’est qu’une question de temps d’après mon grand-père. »

Des paroles dont il doutait fortement mais qui avait aussi le pouvoir de donner un certain espoir face à la douleur ressentie. Il laissa glisser sa main de son dos pour esquisser un maigre sourire devant la perplexité de Julianne face au petit objet qu’elle pointait avec intérêt.

- « Un harmonica. Un instrument de musique inventé en chine lors du III° Millénaire avant Jésus Christ mais a été commercialisé en tant qu’instrument qu’en 1830… Mon grand-père adore cet instrument car pour lui, il a traversé le temps et continue encore avec nous… »

Kane qui avait son regard posé sur l’harmonica ajouta doucement à l’attention de la jolie brune se trouvant à ses côtés :

- « Je n’ai jamais pensé que tu étais stupide. »

Il se saisit du dit harmonica et souffla dedans pour en sortir une douce mélodie qui rappelait aisément une époque révolue à ce jour avant de lui tendre :

- « Essaie-le ! Ce n’est pas compliqué d’y jouer… Attends… Pose tes doigts comme ça… voilà. »

En disant cela, Edern s’était saisit des mains de la jeune femme avec une certaine douceur tout en lui montrant où les poser avant d’ajouter avec un sourire en coin :

- « J’ai toujours pensé que tu n’étais pas une fille comme les autres, c’est tout ! Un peu étrange et trop sociable pour moi. Je dois bien l’avouer mais pas idiote. »

Toujours prête pour passer du temps avec les enfants, agréable avec les habitants du Dôme à l’exception de sa personne… Oui, elle était étrange aux yeux d’Edern qui n’en restait pas moins dépourvu d’intérêt pour sa personne… Amicalement bien évidemment ou tout du moins, si l’on pouvait appeler cela ainsi.
Son père disait toujours que les opposés s’attiraient, ce qui avait le don d’amuser Edern qui ne pouvait s’empêcher de rétorquer que si c’était réellement le cas, alors ils formeraient le couple parfait avec Julianne si au moins, ils pouvaient s’entendre plus de cinq minutes et restaient l’un à côté de l’autre sans qu’aucune envie de meurtre ne monte le bout de son nez… Comme en cet instant par exemple alors que la jeune femme faisait preuve d’une douceur à son égard qu’il ne connaissait pas tout comme la tendresse qu’il déployait à son contact.
La disparition subite de son père avait eu pour effet d’apaiser les querelles et leurs caractères de feu… Mais pour combien de temps ?


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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Ven 6 Fév - 20:16





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...


Ouais, pour une fois il n’avait pas tord. Elle pouvait sans doute compter sur les doigts d’une seule main les moments où il avait eut un mot presque gentil à son attention. Alors elle devait sans doute saisir cette occasion qui serait peut-être unique ! Elle fit alors un petit signe de tête pour lui signifier que pour une fois, il avait raison, elle lui accordait. Puis elle le suivit pour visiter l’appartement. Il y avait vraiment une grande différence entre ce qu’elle voyait ici, et le mobilier qui était présent chez elle. Un seul Dome et pourtant deux mondes… La jeune femme préféra profiter de l’opportunité qu’elle avait en étant ici pour découvrir des choses de la vie passé. Elle avait toujours aimé les histoires que sa mère lui racontait lorsqu’elle était petite, et c’était sans doute pour cela qu’elle aimait en apprendre plus sur le passé.
 
La question qu’Edern lui posa tout comme la promiscuité qui se trouvait soudainement entre eux la mit quelque peu mal à l’aise. Il fallait dire qu’elle n’avait jamais su comment s’y prendre avec lui. Alors être gentille et non blessante, tendre et non cassante ce n’était pas vraiment évident. Même si il lui facilitait quelque peu la tache en répondant lui aussi avec calme. Elle lui tourna un instant le dos en faisant mine de regarder un objet qui était exposé là, avant de répondre en ayant reprit contenance. Même si elle avait vu pleurer son père, elle savait qu’il s’en remettrait, se berçant d’idées telles que celle de savoir que Charles vivait vraiment la vie qu’il désirait. Qu’il avait brisé ses chaines et qu’il était maintenant un homme libre. Julianne resta quelques secondes le regard fixé sur Edern. Une question de temps ? Comment pouvait-on dire cela ? En particulier à celui qui avait le plus de peine, qui avait sans doute le cœur déchiré par cette perte.
 
Julianne baissa un instant les yeux, attristé de ce que venait de dire Edern. Mais cela ne l’étonnait guère. Ces mots venaient de son grand père. Elle l’avait rencontré par deux fois, et cela lui avait amplement suffit. Cet homme avait le pouvoir de lui glacer les veines. Elle avait l’impression que toute la vie s’amoindrissait lorsqu’il faisait son apparition. Elle espérait vraiment ne pas avoir à le croiser ici, sinon elle allait être jetée dehors…  
 
Sentant qu’il fallait qu’elle change de sujet, elle montra un objet un peu plus loin, un objet dont elle n’avait aucune idée du nom ou de l’utilité, n’accordant aucune importance à la main d’Edern qu’elle sentait là, bien présente dans son dos. Elle n’était pas familière de ce genre de contact entre eux, mais ce n’était qu’un geste qui l’invitait à s’avancer vers l’objet. Alors elle fit deux pas pour réellement s’en approcher, ne cessant de ce demandé à quoi cela pouvait-il servir. Oui, la jeune femme était des bas quartiers, elle n’avait pas reçu une éducation très élevée sur ce genre de chose. Disons qu’elle avait d’autres domaines de prédilection.
 
Julianne tourna la tête en direction d’Edern lorsqu’il lui expliqua d’où venait l’objet en lui précisant son nom d’appellation. Harmonica… Cela ressemblait à Harmonie… Un mot qu’elle aimait beaucoup… Un instrument de musique ! Elle ouvrit de grands yeux, presque comme une enfant devant un cadeau. Elle venait d’ouvrir la bouche pour poser une question, mais elle se mit à sourire en coin amusé par ce que venait de dire Edern. Si c’était vrai, il avait eut de drôle de façon de lui faire comprendre ! Mais ils n’étaient pas vraiment là pour débattre de ça… Alors elle préféra ne rien dire de plusà ce sujet, seulement sourire en glissant ses mains dans les poches de sa veste avant de demander :
 
« -mais ça fait quoi comme son ? Et comment… »
 
Mais elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’elle vit Edern se saisir de l’objet. Elle écarquilla les yeux comme s’il venait de faire une sorte de sacrilège. Et elle secoua la tête comme si elle avait peur en faisant des gestes des deux mains devant elle lorsqu’il lui proposa d’essayer d’en jouer.
 
« -non… Non, non Ed ! Arrête ! C’est à ton grand père ! Je peux pas faire ça ! N… »
 
Alors qu’il venait de saisir de ses mains pour lui déposer l’harmonica au creux, elle eut l’impression de tenir un trésor. Elle était presque pétrifier sur place, et son regard se baissa doucement sur le petit objet métallique. Mais ses prunelles bleues se fixèrent à nouveau sur Eddy lorsqu’il parla d’un tout autre sujet. Pas de sourire sur les lèvres de la jeune femme cette fois-ci. Juste un petit froncement de sourcils. Pas comme les autres ? Ça voulait dire quoi ça ? Et puis ça sortait d’où ça ? Elle n’était pas venue pour faire la paix en vérité ! Simplement parce que son père le lui avait demandé à la mémoire de Charles.
 
Mais le naturel de la jeune femme reprit le dessus et elle remit l’harmonica dans les mains d’Edern, comme si elle n’était pas capable de le tenir plus longtemps.
 
« -attends… Je… Non… »
 
En disant cela, elle battit presque des bras, comme si elle ne savait plus quoi faire ou quoi dire. Son regard baisser, comme si elle réfléchissait à ce qu’elle devait faire, comme si elle se parlait dans sa tête, elle finit par tourner les talons et reprendre la direction du petit salon sans ajouter le moindre mot.   







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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Ven 6 Fév - 21:26

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Edern Kane avait reçu une éducation stricte et rigoureuse dans l’apprentissage de la culture de l’ancien monde autant que du nouveau dans lequel il vivait dorénavant. Rien n’avait échappé au jeune garçon qui n’avait eu que d’autre choix que d’apprendre les connaissances léguées de génération en génération par ses pères. La culture était importante pour les Kane, et son second patronyme en témoignait pour lui alors qu’il le devait au président Lincoln qui avait su marquer les Etats-Unis mais aussi le monde grâce à ses actes. Une éducation que peu d’enfant pouvait y prétendre et d’autant plus ceux qui venaient de la classe ouvrière, des bas quartiers du Dôme comme celui dont était issue la jeune femme qui se trouvait à ses côtés. Tous ces objets étaient sacrés certes, avaient une histoire qui était bien trop peu connue des gens se trouvant en ces lieux mais qui étaient habituels pour Edern qui les avait côtoyait chaque jour de sa vie, apprenant chaque infimes détails de leurs histoires. Contrairement à Julianne qui était absorbée, accaparée par l’instrument de musique qu’elle fixait du regard. Un objet parmi tant d’autre pour Kane mais le témoin d’une histoire passée pour la jolie brune qui semblait l’entrevoir comme étant un diamant brut qu’il ne fallait pas toucher au risque que cela ne se brise.
Pourtant il le fit, Edern se saisit de l’objet entre ses doigts et commença à jouer pour dévoiler à Julianne tous les secrets que ce dernier renfermait alors que les prunelles de cette dernière s’écarquillèrent, ce qui eut pour effet d’amuser intérieur Edern. Ils appartenaient tous les deux à deux mondes différents confinés dans un seul endroit, appondissent d’avantage le fossé qui s’était créé entre eux il y a bien des années.
Même si en cet instant de calme et de douceur quelque inhabituelle, ils se trouvaient un lien différent que celui de la froideur partageait depuis tant d’années maintenant….
Et ce qui poussa Edern à lui confier le petit objet, se saisissant avec tendresse de ses mains pour les disposer comme il le fallait sur l’harmonica afin qu’elle puisse en jouer  à son tour.

- « Il n’est pas là et puis il me laissait jouer alors que j’avais moitié de ton âge donc tu n’as rien à craindre. »

Il lui laissa l’instrument entre les mains mais cela ne fut que de courte durée. Les paroles prononçaient par le jeune milicien sembla l’effrayer alors qu’il ne faisait qu’exprimer une vérité qui n’était en rien déconcertante… Pour lui en tout cas. Julianne quant à elle, déposa l’harmonica à sa place avec une précaution supplémentaire comme si cela était aussi sacrée que la prunelle de ses yeux et tourna des talons, le fuyant sans réussir à faire une phrase audible pour le jeune milicien qui resta un instant interdit.

Edern ferma les yeux durant un court instant avant de se hâter pour la rejoindre, la saisissant par le poignet avec délicatesse afin qu’elle lui fasse face.

- « Jill’ ! Qu’est-ce qu’il se passe ? J’ai dit ou fait quelque chose que je n’aurai pas dû ?! »

Sans lâcher son poignet, il fit un nouveau pas en sa direction tout en ajoutant après avoir poussé un soupir et baissé les yeux sur le sol de l’appartement :


- « C’est nouveau aussi pour moi toute cette… Gentillesse ou je ne sais comment l’appeler. Avec la disparition de mon père, l’indifférence de mon grand-père face à ça et… toi… Je suis perdu et je ne sais plus comment agir. Je ne veux pas me battre, c’est tout… »

Un nouveau soupir passa les lèvres de ce jeune milicien qui voyait son univers se bousculait, sa vie changeait de trajectoire sans qu’il puisse agir pour que ça ne change pas. Impuissant face à sa propre vie, face à la décision de son père de l’abandonner et surtout face à son propre comportement à l’égard de Julianne. Il était quelque peu perdu face à cela et ne semblait pas le seul au vu de la réaction de la jeune femme qui semblait vouloir le fuir ou fuir la proximité qui commençait à prendre place entre eux deux.

La porte du grand appartement s’ouvrit sur un homme imposant autant par sa posture que par sa position au sein du Dôme. Son regard clair se posa rapidement et avec un étonnement certain sur les deux jeunes individus qui se trouvaient qu’à quelques mètres de lui et qui semblaient être en pleine discussion. Son regard se glissa sur le poignet de Julianne alors qu’Edern retira sa main avec hâte tout en baissant le regard, ne souhaitant pas croiser celui de son grand-père, de crainte d’entrevoir ses pensées :

- « Edern Lincoln ! Puis-je savoir ce que la fille Lindley fait dans mon habitation ? »
- « Elle est venue me voir… »
- « Elle ne devrait pas être ici ! » Il posa son regard sur Julianne et ajouta de nouveau « Tu ne devrais pas être ici. »

Le jeune milicien poussa un énième soupir alors qu’il releva son regard sur Richard :

- « Je vais la ramener à ses appartements. »
- « Bien. Ne m’attends pas pour le repas ce soir, je serai en réunion du conseil. »
- « Bien. »

Richard s’éloigna quelque peu et laissa passer Edern qui avait saisi le bras de Julianne pour l’attirer au-dehors le plus rapidement possible et ce dernier releva son sombre regard sur la jeune femme :

- « Tu veux rentrer ou… »



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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Sam 7 Fév - 14:26





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...


C’était plutôt facile de dire ça venant de lui ! Il était son petit fils ! Alors forcement il n’avait rien à craindre lui. Mais pour ce qui était de la jeune femme, elle en doutait fort. Déjà qu’elle n’avait aucune autorisation d’être ici, qu’elle s’était faufilée presque comme une voleuse pour arriver jusqu’à Edern. Tout ça pour faire plaisir à son père ! Enfin d’un certain côté, aujourd’hui elle n’avait plus peur du vieille homme. En grandissant, elle avait prit de l’assurance, et du répondant également. Elle avait d’ailleurs assez souvent ce petit sourire au coin des lèvres. Qui était à la limite de l’indécence pour certaines personnes qui se croyaient au dessus des autres. Mais Julianne était aventureuse. Elle n’avait que dix sept ans, et comme l’avait dit Arthur Rimbaud il y avait de cela bien bien longtemps : on n’est pas sérieux quand on a dix sept ans. La jeune femme n’était sans doute pas consciente de ce qui pourrait lui arriver à vouloir trop jouer les rebelles.

Enfin de toute façon, pour le coup, ce n’était pas vraiment ça le problème pour elle à ce moment. Elle était incapable de faire quoi que se soit avec l’objet. Non c’était un objet du passé, un objet précieux en quelque sorte. Alors elle ne se voyait pas jouer avec. Quoi que… Mais elle chassa cette idée de sa tête en rendant l’objet à Edern. En réalité, elle avait écouté ce qu’il venait de dire, sans vraiment y accorder une grande importance. Jill n’était pas du genre à s’attarder sur l’opinion des gens. Même si elle trouvait cela étrange qu’Edern passe d’un coup comme ça aux confidences. Il agissait un peu étrangement en faite depuis qu’elle était entrée dans cet appartement. Ou alors depuis qu’elle avait commencé à être à peu près gentille avec lui ? C’était cette question là qui lui avait fait froncer les sourcils. Elle était à la limite de poser sa main sur son front pour savoir s’il n’avait pas de fièvre.

Au lieu de ça, comme à son habitude, elle agit avec instinct, en faisant volte face sans ajouter quoi que se soit. Lorsqu’elle entendit sa voix juste derrière elle, Jill se tenait juste à côté du canapé qu’il lui avait montré à son arrivé, et elle stoppa tout mouvement lorsqu’elle sentait ses doigts se resserrer sur son poignet doucement. Elle fronça à nouveau les sourcils en le regardant comme s’il elle ne comprenait pas ce qui se passait dans sa tête.

« -quoi ? Non… Je… »

Mais elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il approcha d’un pas de plus, comblant ainsi le peu distance qu’il y avait entre eux. Julianne resta quelque peu bouche bée en entendant la suite du discours d’Edern. Non mais là il y avait un malaise ou elle avait loupé un épisode… Le départ de son père, ça ok. L’indifférence de son grand père, ça ne changeait pas vraiment en réalité. Mais elle ? Quoi elle ? Ça le déstabilisait à ce point qu’elle soit un peu plus gentil avec lui ? Alors doucement elle se mit à sourire et elle allait lui répondre mais la porte s’ouvrit.

Oh non ! Il ne manquait plus que ça ! La jeune femme fixa son regard sur Richard Kane et ses prunelles bleues se durcirent. Son sourire disparu assez vite pour ne laisser voir qu’un visage fermé et presque hostile. Elle jeta un rapide regard à Edern qui venait de lâcher son poignet. Il baissait les yeux ?! Ah ça non ! Elle, elle en était incapable et elle répondit froidement :

« -merci j’avais compris. »

Elle n’eut droit en réponse qu’à un regard tout aussi froid que le sien, dans lequel elle pouvait également lire du mépris. Mais elle ne baissa pas les yeux, tout en écoutant le dialogue entre les deux hommes, qui parlait d’elle comme si elle n’était qu’une chose qu’on déplace à son bon vouloir. Et si elle, elle ne voulait pas partir ?! Mais Edern l’agrippa par le bras, et elle fut bien contrainte de le suivre. Jill lâcha toute de même un cynique :

« -bonne fin de journée ! »

Une fois dehors, elle jeta un regard sur la porte qui venait de se refermer, avant de pousser un soupir en levant les yeux au ciel. Puis elle regarda Edern qui venait de lui parler. Elle lui sourit amusée, comme si rien ne venait de se passer, et elle demanda :

« -tu peux me rendre mon bras avant ? Où c’est impossible ? »

Bon… Que faire du coup… Rentrer ? Ce n’était pas vraiment le but de sa visite de retourner à la case départ si vite… Mais sortir de se quartier avec Edern à ses côtés lui permettrait d’éviter de se faire prendre… La jeune femme glissa à nouveau ses mains dans les poches de sa veste et elle poussa un soupire.

« -on peut marcher un peu si tu veux… »

Il allait falloir qu’elle lui parler et qu’elle remette les choses aux claires. Alors après avoir quelques pas, elle se tourna vers lui, et elle se mit à sourire vraiment amusée :

« -c’était mimi tes explications avant de le vieux débarque… T’as cru que j’allais partir ? » Un rire clair sortie de sa gorge, alors qu’elle marchait à l’envers tout en le regardant : « - j’allais juste poser ma veste puisque tu m’invitais à rester plus. Mais tu me connais pas assez pour comprendre ce genre de réaction je pense… » Conclue-t-elle avec une petite moue amusé sur les lèvres. Elle ajouta après quelques secondes en souriant toujours amusée:

« -si ça te perturbe trop que je suis gentille avec toi, on peut encore faire marche arrière tu sais. »

Oui, elle se moquait un peu de  lui, mais elle savait aussi que l’ironie, l’humour et les taquineries aidaient parfois à faire apparaitre des sourires et à alléger les cœurs.  

 




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Sam 7 Fév - 15:12

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Que lui prenait-il soudainement ? Depuis quand il poursuivait Julianne avant qu’elle ne franchisse le seuil de sa porte dans l’espoir qu’elle reste à ses côtés. Depuis quand sa présence lui importait tant ? Depuis quand souhaitait-il qu’elle reste près de lui ? Est-ce que le chamboulement dans sa vie qu’avait engendré la disparition de son père l’avait chamboulé lui aussi à ce point ? Au point d’apprécier la présence de la jeune femme qu’il avait toujours préféré éviter jusqu’à ce jour ? Il fallait le croire en tout cas sinon ses doigts ne seraient pas en train d’épouser la forme de son poignet, tentant de la retenir du mieux qu’il le pouvait. Mais ils n’eurent le temps de poursuivre les explications alors que Richard Kane décida d’interrompre ce moment en franchissant le seuil de la porte. Les mots échangeaient avec ce dernier furent glacial tout comme l’essence que dégageait cet homme puissant et qui pourtant, n’était qu’un membre de sa famille pour Edern mais une personne qu’il craignait tout autant que les membres de ce Dôme.
A l’exception de Julianne qui n’hésita pas à faire preuve de condescendance à son égard, ce qui eut pour effet de raidir quelque peu le jeune milicien qui lança un regard noir à la jeune femme. Elle savait pertinemment à qui elle s’adressait mais ne connaissait pas sa personnalité profonde comme lui la connaissait et c’était ce qui le poussait à être d’avantage vigilant.
Ne souhaitant pas que la conversation ne s’envenime, Edern décida qu’il était tant de quitter l’appartement de son grand-père, saisissant le bras de Julianne qu’il entraina rapidement à l’extérieur mais cette dernière ne put s’empêcher de faire une remarque à son grand-père avec son habituel ton ironique voir même cynique.

Edern baissa son regard sur le bras de Julianne qu’il avait empoigné et décida de laisser glisser sa main tout en faisant une légère moue désolé :

- « Excuse-moi, bien sûr, ouais. »

Le jeune homme lui proposa de rentrer ou si elle avait une meilleure idée et cette dernière semblait en avoir une en effet. Il ne souhaitait pas vraiment se retrouver seul pour le moment et ce fut donc avec un acquiescement de la tête qu’il la suivit.
Regardant le sol tout en avançant, il manque de peu de foncer dans la jolie brune qui se retourna vers lui pour lui faire face avec un joli sourire amusé dessinait sur ses lèvres.
Edern ouvrit la bouche sans qu’aucun son ne sorte et plissa quelque peu les yeux, se demandant ce qu’il devait répondre et décida de dire franchement son ressenti comme il l’avait fait quelques instants plus tôt dans l’appartement :

- « Oui… »

Mais lorsque Julianne se mit à rire tout en lui expliquant la véritable raison de son éloignement dans le salon, Edern déglutit avec difficulté, se trouvant réellement stupide d’avoir cru qu’elle allait partir et surtout de l’avoir retenue de la sorte à lui.
Il acquiesça doucement de la tête une nouvelle fois. En effet, Edern ne la connaissait pas assez pour déceler ses réactions, connaitre les raisons de ses actes. Ils se connaissaient depuis des années et pourtant, ils semblaient être deux inconnus l’un pour l’autre sur certains points comme le sujet qu’ils étaient en train d’aborder.

Le jeune milicien se mit à sourire, amusé autant par la stupidité dont il avait fait preuve que de la remarque de la jeune femme. Elle était gentille avec lui et oui, il n’était guère habitué à un tel comportement à son égard.

- « Non… Il faut juste que je m’habitue. »

Les mains derrière le dos, il continua de marcher face à Julianne qui le faisait en marche arrière, ce qui avait le don d’amusé le jeune homme qui ne pouvait se départir de son sourire en cet instant :

- « J’ai vraiment été stupide d’avoir agi de la sorte ! Je dois bien l’avouer ! Je t’ai retenue comme si… J’avais peur que tu t’en ailles… Le fait que tu sois gentil avec moi me déstabilise vraiment mais ne t’en fais pas, je vais reprendre du poil de la bête d’ici quelques jours. »  Dit-il avec un petit sourire taquin.

Edern attrapa de nouveau la jeune femme par le poignet pour l’attirer à lui, l’arrêtant ainsi dans sa marche alors qu’elle allait percuter l’un des capitaines la milice qui avait le nez plongé dans sa paperasserie :

- « Tu l’as évité de peu ! »

Se trouvant un peu trop proche de la jeune femme, il se racla la gorge tout en lâchant son poignet et fit un pas en arrière pour reprendre finalement sa marche aux côtés de Julianne :

- « Ça va toi… Par rapport à tout ça… Je veux dire, tu étais proche de mon père et… Je ne t’ai pas demandé comment tu allais. »


Son regard baissait sur le sol qu’ils foulaient, il le releva pour le poser sur la jeune femme brune à ses côtés et ajouta avec un petit sourire en coin :

- « Je veux juste apprendre à te connaitre. Ça serait bien non, après tout ce temps. »

Tant d’années à se côtoyer sans jamais pouvoir prétendre connaitre la personne qui se trouvait à ses côtés et qui avait été envoyé à lui pour lui remonter le moral, pour l’aider à surmonter la disparition brutale de son père qui l’avait abandonné d’une certaine façon. Lui qui aurait pensé ne pouvoir compter que sur son grand-père, il s’était avéré que ce dernier faisait preuve d’une indifférence certaine face à la décision de son fils et n’aidait pas son petit-fils. Alors que celle qui l’avait ignoré jusque-là était à ses côtés en ce temps difficile pour lui. La vie pouvait des fois réservés des surprises auxquels personne ne pouvait s’attendre…



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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Sam 7 Fév - 17:17





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...



Devait-elle trouver cela touchant ? Mignon ? Attendrissant ? Enfin ce qui était sur, c’était que cela la faisait sourire. Julianne n’avait jamais côtoyé cet Edern là. Celui qui semblait être heureux de la voir, qui semblait vouloir que pour une fois elle reste avec lui. Et aussi celui qui semblait ne pas être un sale con à chaque minute qui s’écoulait. La situation amusait un peu la jeune femme, et ce fut pour cela qu’elle eut un petit rire. Pour une fois ce n’était pas méchant. Son père lui avait toujours dit que parfois il fallait arriver à la suivre ! Alors oui, Edern ne faisant pas parti des gens qui lui était proche, elle pouvait comprendre qu’il ait réagit ainsi. Surtout qu’elle s’était décidée à oter sa veste, alors qu’il venait de lui confier un ressenti sur sa personne qui avait certainement dut lui couter un peu. Enfin c’était tout du moins ce qu’elle pensait.
 
Alors qu’elle marchait toujours à contre sens, pour le regarder tout en lui parlant, elle fut heureuse de voir apparaitre un sourire sur ses lèvres. Bon, ça faisait deux ou trois fois qu’elle y parvenait ! S’il repartait une fois chez elle, elle aurait au moins sa conscience un peu plus tranquille, se disant qu’elle lui aurait au moins allégé quelques minutes de sa journée.
 
« -parce que tu aurais envie de t’habituer à ça ? » demanda-t-elle avec sur les lèvres toujours ce petit sourire taquin.
 
Eux deux ? Parvenir à s’entendre ? Elle en doutait. Aujourd’hui, Edern semblait différent. Comme si il avait laissé une partie de lui-même de côté. En faite, elle avait du mal à le reconnaitre. Il ne paraissait pas hautain, ou supérieur comme il l’était d’ordinaire. La perte de son père avant comme créé une fissure dans son masque, et Jill était plutôt contente de le voir sous son vrai visage. Elle haussa un peu les épaules et lui répondit :
 
« -sois pas si dur avec toi-même. Même moi j’aurais pas choisi le mot stupide. Mais ce que tu dis me donne un certain pouvoir ! Ouh !!Je déstabilise Edern Kane ! »
 
A nouveau, elle se mit à rire, mais celui-ci fut de courte durée lorsqu’Ed la saisit à nouveau par le poignet pour la rapprocher de lui, ou pour l’immobiliser. Elle se retrouva pratiquement coller à lui, et jeta un petit coup d’œil à l’homme dont parlait Ed. Ouais, c’était pas passé très loin. A nouveau elle sourit et elle souffla : « -merci »
 
Cette fois-ci, c’est lui qui sembla un peu mal à l’aise qu’ils se retrouvent aussi proche l’un de l’autre. Elle sentait son souffle sur sa peau, mais elle ne détourna pas les yeux des siens. Elle se passa une main dans les cheveux alors qu’il reprenait sa marche. Cette fois-ci, elle se décida à marcher à ses côtés dans le bon sens, remettant ses mains dans ses poches à cause du froid.
 
Mais elle baissa les yeux sur ses pieds lorsqu’elle entendit les mots d’Edern. Que répondre ? Dans le fond, ce n’était pas à elle d’avoir mal. Et ce n’était pas à lui de demander ça. La jeune femme resta silencieuse un petit moment, justes quelques secondes. Elle ne savait pas vraiment quoi répondre. Relevant le menton, elle se mit à fixer un point au loin, et elle dit d’une voix bien moins joyeuse :
 
« -ça va… »

Si Edern était plus familier de la jeune femme, il aurait su que lorsqu’elle ne disait que quelques mots, ça voulait plus ou moins dire qu’elle n’avait pas envie de s’étaler sur le sujet. De toute façon, elle n’était pas venue ici pour parler d’elle. Elle sourit en jetant un regard à Edern et ajouta :
 
« -je t’ai pas vraiment demandé comment tu allais non plus à dire vrai… »
 
Non parce qu’elle n’avait pas voulu poser de question inutile. A quoi bon lui confié qu’elle aussi elle l’avait vu partir, qu’elle avait retenu toute les larmes qu’elle avait, et qu’elle avait mal. Cela ne ferait pas revenir Charles. Et puis elle n’aimait pas vraiment parler d’elle. Enfin, vu ce qu’il ajouta, il allait peut-être falloir qu’elle en dise plus s’ils passaient encore quelques heures ensemble. La connaitre ? Vraiment ? A nouveau elle lui jeta un regard, et elle répondit :
 
« -bien je ne sais pas. Mais on peut essayer. »
 
Elle lui adressa un petit sourire avant de fixer à nouveau son regard sur le chemin qu’ils suivaient. Puis elle fronça quelque peu les sourcils et elle demanda en le fixant de son regard bleu :
 
« -tu voulais dire quoi au faite par « pas comme les autres ? ». Je veux dire, j’ai pas trois bras, je ne suis pas croisé avec un robot, et je ne mange pas des boulons… C’est parce que les autres filles sont adorable avec toi c’est ça ? »
 
A nouveau elle préférait partir sur la pente douce de l’humour. Parler de ce qu’ils ressentaient était peut-être encore trop frais dans leur cœur. Peut-être plus tard… Elle espérait une chose en tout cas, qu’elle n’avait pas mit Edern dans les problèmes à cause de sa visite. Son grand père était un homme vraiment étrange… Comment pouvait-on ne pas avoir de cœur à se point là ?
 
« -tu sais, ça me fait un peu drôle que tu sois… Comme ça… Mais ça change, et vu que visiblement tu veux encore passé du temps en ma compagnie, je préfère cet Eddy là ! »
 
Eddy… Ce surnom, elle l’avait toujours trouvé assez ridicule. Surtout aujourd’hui qu’il était en uniforme sombre…
 
« -ah oui au faite tant que j’y pense : le noir ça te va pas du tout ! »
 
Du Julianne tout craché !
 
    




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Sam 7 Fév - 19:00

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Une relation différente entre eux deux ? Une amitié naissante ? Loin des disputes habituelles ? Si seulement cela était possible pour elle ou pour lui. Malgré les traits de caractère qu’il pouvait aisément reprocher à la jolie brune, Edern n’était pas des plus vivables lui non plus, bien au contraire. Marchant sur les traces de son grand-père, on l’associait bien souvent à cet homme strict et rigide lorsque l’on côtoyait le jeune homme. Des traits de caractère qui s’accentuaient peu à peu au plus désarroi de son père dorénavant disparu pour le monde extérieur. Il devenait au fur et à mesure l’opposé de son père mais aussi de Julianne par la même occasion, rendant alors toute relation amicale ou ce qui pourrait y ressembler de près ou de loin, impossible. A l’exception de ce jour unique et funeste pour Edern qui laissait apparaitre son véritable visage aux yeux de Julianne, fissurant ce mur qu’il avait construit autour de lui et qui avait laissé apparaitre une brèche après le départ de son père. Une brèche qui semblait plaire à la jolie brune qui ne souhaitait pas prendre la fuite pour le moment, affichant des sourires qu’il n’avait jamais vu se dessinait sur son visage jusqu’à ce jour et qui lui allait pour le mieux. Le mieux… Mais qu’est-ce qui lui prenait ?! Il tenta de se concentrer sur la voix de Julianne plutôt que sur les tourments de son esprit :

- « Qui sait… C’est sympa aussi de ne pas se disputer à longueur de journée. Tu n’es pas d’accord ? »

Mais autant l’un que l’autre était assez réaliste pour savoir que cela était tout bonnement impossible pour eux deux de s’entendre. Mais pour le moment, la question n’était pas là. Ils s’amusaient malgré les circonstances et Julianne faisait preuve de sollicitude à son égard, devenant un certain soutient pour lui qu’il n’aurait jamais pensé trouver en elle. Il se mit à sourire de nouveau à la remarque de la jolie brune qui le trouvait trop dur avec lui-même avant de profiter du fait qu’elle avait l’avantage sur lui :

- « Oh ! Alors si toi-même tu ne m’aurais pas qualifié de la sorte, j’ai sûrement tort de me traiter d’idiot ! Et ne profites pas trop de ton pouvoir, ça pourrait être… déstabilisant. »

Il lui fit un clin d’œil avant de la saisir par le poignet, l’attirant à lui soudainement, ne se retrouvant qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, sentant son souffle sur sa peau. Il justifia bien vite son geste avant de se reculer, se sentant soudainement gêné de cette proximité entre eux qui n’avait semblablement pas dérangé Julianne qui se passa une main dans les cheveux avant de finir par détourner le regard de sa personne. Il ne savait plus vraiment qui était le plus déstabilisant soudainement !

Edern décida bien vite de changer de sujet, lui demandant comment elle se sentait, comment elle allait face au départ de Charles qui lui était cher d’une certaine façon. Sa réponse ne fut pas satisfaisante pour le jeune homme qu’il savait pertinemment qu’elle révélait qu’à demi-mot ce qu’elle ressentait. Une façon peut-être à elle de ne pas poursuivre cette conversation… Il n’en savait rien et décida alors de rester silencieux durant un instant avant qu’elle ne lui retourne discrètement la question. Son regard rivait sur le sol qu’ils foulaient, il poussa un soupir avant de se décider à lui répondre :

- « Et je n’ai pas envie d’en parler pour tout t’avouer. »

Il avait relevé durant un court instant le regard sur Julianne qui se trouvait à ses côtés. Non, il ne voulait pas parler de comment il allait, de ce qu’il ressentait. Il souhaitait juste oublier toute cette mésaventure, tout simplement. Il avait pleuré, il avait maudit celui qui lui avait donné la vie avant de le quitter, il en voulait à son père et pourtant, il lui manquer tellement… Mais tout cela, il voulait le garder pour lui pour le moment, ne se sentant pas prêt à se confier à quiconque en ce lieu.

Le jeune milicien préféra changer de sujet en évoquant le fait qu’il voulait apprendre à la connaitre un peu plus et l’idée ne sembla pas déplaire à la jeune femme qui lui adressa un sourire qu’Edern ne mit pas longtemps à lui rendre avant de détourner le regard face à lui.
En entendant de nouveau la voix de Julianne résonnait, Edern croisa ses prunelles azur et il se mit à sourire gêné face au sujet qu’elle abordait, souhaitant semblablement, connaitre le fond de sa pensée qu’il avait exprimé à voix haute dans l’appartement de son grand-père. Il émit un petit rire amusé à la fin de sa phrase avant de répondre :

- « Les femmes que j’ai un tant soit peu connu… Enfin tu vois… étaient toutes adorables jusqu’au petit matin. » dit-il pour plaisanter avant d’ajouter « Tu es… différente de moi. Tu es sociable, tu as le sourire, tu prends soin des gens de ton quartier, tu n’hésites pas à défier l’autorité… Tu es naturelle et proche des tiens. Différente. »

Edern se passa une main lasse dans la nuque avant d’ajouter :

- « Wow ! Je n’aurai pas pensé dire ça un jour… »

Il prit une profonde inspiration avant de lier de nouveaux ses mains dans son dos alors qu’il continuait de marcher vers je ne sais où. Il se mit à sourire de nouveau au surnom qu’elle lui donna et l’avis sur son uniforme sur lequel il baissa automatiquement le regard :

- « Dommage, il m’ouvre pas mal de porte cet uniforme. » Avant d’ajouter « Eddy ? C’est ton père qui m’appelle comme ça. Je préfère Ed’ si ça ne te gêne pas. »

Edern balaya un instant l’endroit du regard avant d’ajouter à l’attention de Julianne :

- « On va où au faites ? » avant de poursuivre « Ravi que cet Edern là te plaise surtout que oui, il apprécie ta compagnie en ce jour… »

Il se gratta le sourcil tout en se demandant s’il devait se lancer ou non et posa un instant ses yeux sur la jolie brune à ses côtés avant de lancer avec une hésitation certaine perçant le ton de sa voix :


- « Pourquoi ton père t’a disputé tout à l’heure ? »




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Sam 7 Fév - 19:55





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...



Sympa… Ouais on pouvait dire ça. Mais Jill aurait plutôt dit que c’était différent et appréciable. Elle ne pouvait pas certifier que cela allait durer. Ils étaient sans doute bien trop différent l’un de l’autre. Mais elle entendait dans sa tête la voix de Charles qui lui disait de laisser une chance à son fils. Que si un jour elle prenait le temps d’apprendre à la connaitre, elle avait des chances d’être surprise. La jeune femme se souvenait de sa réaction en entendant cela. Elle s’était mise à rire, et elle avait fait comme si Charles avait dit cela avec ironie. C’était il y avait à peu près deux ans… Depuis elle n’avait jamais donné une chance à Edern. Enfin, si elle avait essayé, mais à chaque fois il y avait eut un regard sombre, ou il l’avait prit de haut sur quelque chose qu’elle avait dit, et bien sur elle avait préféré répondre avec verve plutôt que de tenter de savoir pourquoi est ce qu’il était ainsi. Mais il avait sa chance aujourd’hui… Même si c’était sans doute dommage d’avoir attendu un tel jour pour cela. Elle lui répondit par un signe de tête positif et un petit haussement de sourcils.
Ce qu’il ajouta ensuite la fit rire et elle lui répondit :
 
« -pouvoir ! Rien que ça ! Et saches que ce n’est pas mon genre de profiter de quoi que se soit. »
 
Surtout qu’elle n’était pas vraiment disposée à le faire étant donné la situation actuelle. Elle ne perdait pas de vu ce qui s’était passé en début de journée, et ce que devait éprouver Edern. Doucement, elle arrivait à le faire sourire et c’était déjà un bon début. Même si elle savait que cela n’allait pas lui faire oublier sa peine en un claquement de doigts.
 
Le fait qu’ils se retrouvent très proche l’un de l’autre sembla quelque peu déranger son compagnon de route, et cela amusa quelque peu Julianne. Ouais, ça aussi s’était nouveau ! Et ça commençait à se produire un peu trop… Enfin de toute façon, il n’y avait pas de gêne à avoir. Vu leur entente, elle avait toute confiance en lui. Il ne pouvait pas la voir, alors il ne devait pas y avoir d’idée mal tournée dans sa tête, et elle ne le voyait pas tomber sous son charme, tant soit peu qu’elle en ait, avec un simple sourire et un simple regard.
 
A nouveau il revint sur le sujet sensible du jour, et la jeune femme répondit très sommairement. Ça sonnait un peu comme un : je ne veux pas en parler. Mais c’était à celui qui devait avoir le plus de peine à cause de ce départ qu’elle parlait. Elle était présente pour l’aider lui, et non pour se faire consoler. De plus, elle n’était pas vraiment du genre à se plaindre lorsque ça n’allait pas. Gardant tout ce qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même. Pour ça ils se ressemblaient un peu d’ailleurs.
 
« -et je le comprends tout à fait… »
 
Elle n’avait pas posé la question, ni lors de son arrivée, ni maintenant. Pour ce genre de peine, c’était à celui qui était blessé de s’ouvrir et de parler. Personne ne pouvait forcer les choses. S’il voulait lui confier quoi que se soit durant le temps qu’ils passeraient ensemble, alors elle tenterait d’être l’oreille attentive qu’il rechercherait.
 
Aller savoir pourquoi elle revint sur le sujet… En quoi cela pouvait bien changer les choses qu’il lui explique pourquoi il la trouvait différente ? En rien. Et dans le font, ce mot, elle trouvait qu’il lui collait un peu à la peau depuis sa plus tendre enfance. Elle avait toujours été un peu en décalage par rapport aux autres filles de son âge. Un peu trop garçon manqué, un peu trop tête brulée… Mais ce qu’il lui dit n’était pas tout à fait ce qu’elle pensait entendre. Elle sourit amusée et répliqua comme pour lui signifier que ce genre de détails elle aurait préféré qu’il les garde pour lui :
 
« -heureuse pour toi… Mais je préfère pas voir merci...»
 
Mais elle fut d’autant plus amusée d’entendre la suite. Il trouvait ça étrange d’agir comme elle le faisait ? S’il lui avait dit qu’il ne trouvait pas ça tout à fait normal qu’elle soit captivé par les histoires de leurs pères, où qu’il la trouvait un peu impoli comme elle l’avait été avec son grand père, pourquoi pas. Mais là, elle avait du mal à saisir. Elle stoppa sa marche et elle se tourna vers lui avant de lui répondre :
 
« -ok… alors en faite, de mon point de vu à moi ça s’appelle être potentiellement normal… Mais on n’a pas eut la même éducation sur pas mal de points… D’où la différence… Je suppose… »
 
A nouveau un rire franc passa ses lèvres alors qu’elle reprenait sa marche et elle ajouta :
 
« -mieux vaut tard que jamais ! »
 
La jeune femme continua la discussion en lui confiant ce qu’elle pensait de son uniforme. Ce n’était pas tant la couleur en réalité qui la gênait. Mais ce que représentait cet uniforme. La milice… Le Dome pour ainsi dire. N’avait-il pas eut l’impression de renier son père en revêtant cela ? Pas mal de porte… Mouais… Elle n’allait pas continuer sur ce sujet là, parce que cela pouvait très vite dériver sur des points de vus divergeant et finir par une dispute… Alors elle lui sourit et répondit :
 
« -je sais, et je trouve que de surnom ne te va plus. C’était juste pour t’embêter un peu. Je veux bien être gentille, mais je peux pas arrêter en totalité quand même ! »
 
Cette fois-ci ce fut elle qui lui envoya un clin d’œil, avant de regarder elle aussi la direction qu’ils avaient prise. Un froncement de sourcils et elle ajouta :
 
« -t’as pas dis que tu me raccompagnais ? Mais on arrive bientôt à la sortie des beaux quartiers. Si tu préfères, je rentrerais seule. »
 
Elle ne voulait pas qu’il se croit obliger de quoi que se soit, même s’il venait de lui confier qu’il appréciait sa présence aujourd’hui. La question qui suivit la fit sourire et baisser les yeux en même temps. Elle passa une mèche de cheveux derrière son oreille et elle finit par répondre :
 
« -je lui ai désobéis une fois de plus. Rien de bien grave… Je suis habituée… »
 
Elle avait ajouté ses derniers mots en relevant son visage pour le regarder. Elle n’avait pas vraiment envie de lui expliquer le pourquoi du comment… Même si elle savait que sa réponse n’était pas vraiment la meilleure.   


   




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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Sam 7 Fév - 22:27

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Julianne & Edern Lincoln




Ils étaient tous deux des représentants de leurs mondes qui s’opposaient tout autant que leurs personnalités. L’un abusait de son pouvoir à tort et à travers dans l’espoir que les lois soient obéies alors que dans l’autre, le pouvoir n’existait pas réellement, vivant plutôt avec le cœur que les armes. Deux univers complètement opposés dont ils étaient chacun issus et dont ils étaient les heureux héritiers si l’on pouvait dire cela ainsi. La preuve en était dans les paroles de la jeune femme qui aimait vivre libre et non profiter d’un pouvoir qu’on lui confié. Alors que la tenue témoignait du contraire en ce qui concernait Edern… Deux opposés…
C’était la raison qui poussa Edern à garder le silence face à la remarque de la jeune femme, ne souhaitant pas s’avancer sur un terrain houleux qui pourrait leur coûter leurs complicités de ce jour. Aujourd’hui, le jeune milicien voulait mettre de côté son opinion face à tout cela, mettre de côté les règles de conduites dictés depuis sa plus tendre enfance par nul autre que son grand-père. Cet homme qui se nourrissait de ce pouvoir et qui le montrait à chaque endroit où il se rendait.
Le jeune homme ne voulait pas parler de cela tout comme la souffrance qu’avait engendré le départ de son père, ce choix qu’il avait fait sans se soucier de lui ou encore de ceux qu’il laissait derrière lui. Tout cela le concernait que lui seul et il ne voulait en faire part à personne même pas à Julianne qui se montrait souciant de son état mais qui respectait son choix de garder le silence.

Il apprécia alors le changement de sujet qui opéra avec naturel, préférant plutôt se concentrer sur l’avis qu’avait Edern au sujet de la jolie brune, plutôt que de parler de l’avis qu’il avait au sujet de son père et de sa décision. Il ne put s’empêcher de rire, amusait de la remarque de Jill’ qui ne semblait pas en connaitre d’avantage sur sa vie privée. Enfin, si l’on pouvait appeler ça ainsi lorsqu’une femme passait dans son lit pour l’espace d’une nuit et qu’ils se quittaient en commun accord au petit matin. Mais cela avait réussi à le faire rire et c’était précieux pour celui qui aurait cru cela impossible au contact de Julianne qui pourtant, ne le lâcher pas un instant.


- « Je te comprends, tu pourrais être jalouse de toute celle que j’ai connu. » dit-il avec ironie.

Ceci aussi c’était nouveau pour Edern qui jouait de l’humour dans une conversation avec un autre être humain. Le froid et distant Kane se laissait aller, dévoilant une partie de sa personnalité qu’il avait tenté d’enfuir au plus profond de son être afin de se protéger d’une certaine façon.
Il lui fit tout de même part de son opinion sur elle avec une sincérité et aucune gêne apparente, ce qui eut pour effet d’étonner le jeune milicien, ne se croyant pas capable de parler ainsi à la jeune femme à ses côtés, qui prit plutôt bien sa remarque :

- « Dans mon monde, il n’y a rien de normal alors peut-être que tu as raison… Je n’en sais rien. En tout cas, ça me change de la soif de pouvoir qu’on mon entourage actuel. »

Normal… C’était nouveau pour Edern qui côtoyait que des gens avides de pouvoir, de richesse et qui se moquaient bien de la vie menés par les gens du dessous de leur classe sociale. Edern avait grandi avec la jeunesse dorée du Dôme, ceux à qui rien n’était refusé et qui embrasserait dans quelques années une brillante carrière de médecins, de miliciens ou encore de politiciens comme l’avait fait le jeune homme en enfilant ce sombre uniforme qui ne semblait pas plaire à Julianne. La couleur… Il commençait à douter lorsqu’elle n’ajouta rien et il fronça les sourcils avant de suivre cette dernière sur la conversation qu’ils venaient d’entamer :


- « Je n’ai pas vraiment envie de te raccompagner pour tout t’avouer. »

Mais les derniers mots de cette dernière le laissèrent perplexe, décidant de laisser cela de côté pour se concentrer sur les demi-mots qu’elle avait prononcés quelques instants auparavant.

- « Julianne la rebelle. Ce n’est pas nouveau ça… »

Edern secoua quelque peu la tête alors que les paroles de cette dernière lui envahissaient l’esprit et rétorqua alors sans aucune agression dans sa voix, ne laissant que son calme et sa neutralité habituelle résonner :

- « Que voulais-tu dire en parlant de rester-là et que tu continues seule ? Tu penses que je ne peux pas marcher dans les vieux quartiers ? Que l’uniforme que je porte ne coïncide pas avec ton milieu ? » Il poussa un soupir avant de reprendre « Il n’y a pas que la couleur qui te dérange dans ma tenue, n’est-ce pas ? Tu n’as pas envie d’être vue avec jeune soldat du chancelier ? »

Edern se passa une main lasse dans la nuque avant d’arrêter sa marche. Il n’était pas accepté dans son monde au vu des révélations de son père et n’était pas accepté dans le monde de la jeune femme à cause de la voie qu’il avait choisis.


- « Tu sais quoi… On devrait peut-être arrêter-là tous les deux. Tu remercieras ton père d’avoir pensé à moi mais je vais m’en sortir seul et puis de toute façon, je ne vais pas avoir d’autre choix que de faire ainsi maintenant. Merci Julianne mais je te laisse rentrer chez toi seule, je n’ai pas envie que l’on pense que tu copine avec un milicien… »

Le jeune homme lui fit un bref signe de tête en signe d’adieu et tourna les talons. Mais à peine il eut le temps de faire demi-tour qu’il regrettait déjà ses paroles. Seule la colère l’avait fait parler alors que Julianne n’avait fait que l’aider…



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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Sam 7 Fév - 23:40





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...

Julianne toussa quelque peu lorsqu’elle entendit la réflexion d’Edern. Jalouse ? Quoi ? Non mais où allait-il chercher ce genre de trucs ? Passer une nuit avec un homme, c’était quelque chose qui lui était étranger. Elle avait seulement dis sept ans, et elle n’avait jamais connu personne dans ce genre d’intimité. Il fallait dire qu’elle n’était peut-être pas des plus réactives lorsqu’un homme lui faisait du charme. Pour le moment, Julianne avait bien d’autre priorité dans sa vie. De plus, elle ne croyait pas en l’amour. Le Dome, ses règles et ses lois brisait à ses yeux tout ce qui pouvait être beau dans ce sentiment qui pour elle devait unir deux personnes parce qu’elles le désiraient vraiment. Alors les mariages surveillés, approuvé, refusé, et les contrôle des naissances ainsi que les permis de procréer… Non tout ça ne collait pas avec sa conception de l’amour véritable entre deux êtres. Et pour ce qui était de la jalousie, il y aurait déjà fallu qu’elle éprouve un minimum d’attirance ou de tendresse pour Edern afin de ressentir cela. Il pouvait bien faire passer toutes celles qu’il désirait dans son lit, elle s’en fichait, et cela ne l’intéressait pas de le savoir. Elle ne préférait même pas se laisser envahir par la moindre image d’ailleurs ! Oh Edern n’était pas moche. Il avait du charme mais il y avait trop de chose dans son caractère qui ne collait pas avec le sien.  

« -non là tu prends tes rêves pour des réalités Edern ! Rassure-toi, je ne suis pas jalouse de quoi ou de qui que se soit à ton égard. »

C’était drôle de parler ainsi avec lui. Elle n’avait jamais imaginé qu’il puisse avoir de l’humour sous ses apparences froides et distantes. La discussion se poursuivit sur ce qu’il pensait d’elle vraiment, et la jeune femme répliqua que pour elle, elle correspondait plus à la définition de quelqu’un de normal plutôt que différente. Elle haussa les sourcils et fit un petit mouvement de tête sur le côté. Oui ça pour changer, ça changeait ! Parce que de son côté, ambition, pouvoir… C’était des mots qui lui étaient étranger.

Elle aurait sans doute dut se mordre la langue lorsqu’elle avait parlé de son uniforme… C’était un sujet qui pouvait assez vite devenir glissant… Et son silence n’avait peut-être fait qu’empirer les choses. Elle lui laissa le choix sur le fait de la raccompagner ou non, et elle enchaina en lui répondant assez furtivement au sujet de son père et de son haussement de voix. Mais elle n’était pas certaine d’avoir bien comprit ce qu’il avait dit juste avant. Que devait-elle comprendre ? Qu’il préfèrerait rester seul ? Qu’il ne souhaitait pas aller dans les bas quartiers ? Mais elle sourit amusée de sa réplique. Rebelle ? Elle n’était pas sur de pouvoir se définir ainsi. Mais bon…

Mais soudainement, elle eut l’impression que l’expression du visage d’Edern avait changée. Et le ton de sa voix le lui confirma. Qu’avait-elle dit ? Plus elle l’écoutait plus elle n’en revenait pas. Mais elle n’avait jamais rien dit de tel ! Pour une fois qu’elle était gentille en plus ! Elle écarquilla un peu les yeux, et elle recula d’un pas, se sentant quelque peu agressé par les propos d’Edern.

« -quoi ? Attends j’ai… »

Mais il venait d’ouvrir à nouveau la bouche et ce qu’il lui lança au visage d’un ton las lui fit mal au cœur plus qu’elle ne l’aurait pensé. Mécanisme d’auto défense ? Il venait de se rendre compte qu’il n’était pas tout à fait lui-même et il préférait tout arrêter maintenant ? Julianne avait du mal à saisir. Mais comme à chaque fois qu’elle était en sa présence, elle sentit une pointe de colère monter en elle. Tender lui la main et voilà comment il la remerciait ! Il ne lui laissa même pas le temps de dire quoi que se soit, alors elle se mit à parler bien fort, tant pis si cela gênait la populas des beaux quartiers !

« -Attends mais tu me fais quoi là ? J’ai jamais dis tout ça ?! C’est quoi ton problème Edern ? »

En le voyant marcher encore et encore, la jeune femme décida que ça n’allait pas se passer comme ça et qu’elle allait lui dire réellement ce qu’elle avait sur le cœur. Alors elle le rattrapa, et elle posa sa main sur le haut de son bras avant de se mettre face à lui. Il n’y avait plus de sourire amusée sur ses lèvres et elle commença :

« -tu va m’écouter que ça te plaise ou non ! »

Tout en le fixant du regard, elle ajouta en pointant son doigt sur son torse :

« -je suis venu pour toi. Pour t’aider, parce que je sais ce que tu ressens ! Si j’ai parlé de ton uniforme c’était pour plaisanter mais visiblement ça t’as échappé. Oui je ne l’aime pas, et oui je n’aime pas ta milice. Mais je n’en ai rien à faire de marcher dans les rues avec toi ! Les gens savent que tu es le fils de Charles ! »

Et là, elle franchit un cap qu’elle n’aurait sans doute pas dut franchir. Elle laissa sa main glisser à nouveau le long de son corps et elle ajouta toujours avec fermeté :

« -je ne peux pas te forcer à accepter ma présence. Alors si tu préfères te cacher derrière je ne sais quoi comme excuses, libre à toi ! Ma conscience est en paix, j’aurai fais de mon mieux ! »

Elle lui fit le même signe de tête qu’il lui avait adressé quelques secondes avant, et elle le laissa planté là, au milieu de la rue. Julianne reprit sa route d’un pas pressé, passant ainsi la frontière entre les deux quartiers. Elle marchait à vive allure mais s’était plus dut à ce qu’elle ressentait que d’un besoin de s’éloigner de lui. Elle n’en revenait pas ! Même si au fond d’elle-même, elle connaissait par cœur ce genre de réaction car elle avait exactement les mêmes…  






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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Dim 8 Fév - 17:57

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln




Il la méritait, il s’y encrait dans cette solitude qui n’était que les conséquences d’un comportement froid et complexe aux yeux extérieurs. Julianne avait réussi à se faire une place dans la faille qu’avait laissé s’entrouvrir son père et pourtant, il avait su tout gâcher avec celle qui lui avait tendu la main dans cette difficile épreuve. Julianne n’avait fait qu’être présente à ses côtés, lui tendre une main qu’elle seule lui avait tendu dans son entourage et voilà qu’il gâchait tout en faisant s’élever sa voix devant elle et la population dont le regard s’était posé sur eux, se demandant ce qu’il se passait en cet instant. Comme toujours, il s’éloignait en suivant sa propre route, retournant là où lui demandait d’être comme à son habitude avant que la jeune femme ne l’interpelle, posant sa main sur son bras afin qu’il se retourne en sa direction, ce qu’il fit.
Son regard emplit d’une colère qui découlait des évènements de cette journée, se posa sur celle qui lui faisait face, se demandant ce qu’il se passait, pourquoi avait-il réagit si soudainement face à de simples mots prononcés innocemment.

Edern n’avait pas répondu à la première question posée par la jolie brune qui l’avait stoppé dans sa marche hâtive, ne souhaitant plus prononcer un seul mot au risque de continuer à briser ce qui s’était tissé entre eux deux ces dernières heures. Il ne la quittait pas du regard alors que sa mâchoire était contractée à se la briser. Il voulait fuir, s’éloigner au plus vite d’elle qui ne comprenait pas son accès soudain de colère et qui pourtant, voulait lui parler. Elle tentait de le rassurer, de donner un sens nouveau aux paroles échangeaient et qu’il avait mal interprété. C’était nouveau pour lui ces sourires, cette douceur dans sa voix, cette complicité qu’il y avait eu entre eux deux. Il ne se reconnaissait plus lui-même et cela lui avait fait peur. Julianne avait réussi à s’immiscer en lui, découvrant une facette de sa personnalité qu’il avait tenté d’enfouir au plus profond de son être dans l’espoir que ça le protégerait… Mais pas d’elle tout fin de compte. Elle avait réussi à tracer une route jusqu’à cette facette et cela avait fait peur à Edern, une peur mélangé à sa détresse suite aux évènements qui avaient chamboulés son univers. Une peur masqué par la colère qu’il ressentait face à tout cela et c’était elle qui en payait les frais…Au grand désarroi du jeune homme qui sentit son cœur se serrait aux mots de Julianne.

- « Tout le monde connait mon père, un traitre à son sang et à sa classe ! Un père qui m’a abandonné pour poursuivre ses principes sans se demander ce que je pensais ou voulait ! Il… » Il détourna un instant le regard avant d’ajouter dans un soupir « Peu importe… Je dois y aller ! »

Edern tourna des talons avec hâte pour poursuivre sa marche, fixant droit devant lui tout en évitant volontairement le regard des citoyens se poser sur lui. Ils ne connaissaient que le nom de son père et ce qu’il entreprit en ce jour mais personne ne le connaissait réellement comme nul ne connaissait sa propre personne !

Le jeune milicien s’était alors enfermé dans les appartements de son grand-père, l’ignorant lui aussi, ne souhaitant échanger aucun mot avec le dernier membre vivant de sa famille. Il ne voulait rien entendre  et encore moins parler.
Ce fut donc durant deux longs jours qu’Edern se fit invisible aux yeux de tous, ne sortant que dans un but bien précis et qui était destiné à Julianne. La culpabilité n’avait cessé de l’étreindre tout ce temps et il avait besoin de la voir pour se faire pardonner son comportement.

Edern décida d’écouter plutôt son cœur que sa raison qui lui ordonnait de n’entreprendre aucun geste à l’égard d’une femme qui faisait partie de la société dépravé du Dôme alors que son cœur ne faisait que l’encourager sur cette route. Les différences qui régnaient n’été qu’un fossé dressait entre deux mondes et il ne souhaitait pas qu’une telle barrière se dresse entre la femme qui l’avait aidé et lui-même.

La chaleur se faisait de plus en plus conséquente au fur et à mesure de ses pas dans les mauvais quartiers du Dôme. Vêtu de son uniforme de milicien, il attirait les regards les plus réprobateurs qu’il ignora volontairement. Il avait une mission à accomplir et c’était de l’ordre du personnel. Il usait de sa pause déjeuné pour venir à sa rencontre, il avait besoin de la voir, de lui parler.

Alors qu’à son âge, le jeune homme avait le nez dans les livres afin d’enrichir ses connaissances, la jeune femme travaillait pour ces mêmes hommes qui dirigeaient le Dôme tel que son grand-père ou encore lui-même. Il resta un instant interdit tout en observant Julianne afférait à son travail, sa peau salit et humide témoignaient du travail qu’elle effectuait tout comme ses collègues. Edern prit une grande inspiration et s’avança en direction de la jolie brune avec toute l’assurance qu’il était capable :

- « Jill’… Salut. Je pourrais te parler durant un instant ? Je voulais m’excuser de mon comportement de la dernière fois… Je n’aurai pas dû… »

Les regards des ouvriers étaient posés sur lui, le dévisageant, murmurant sur sa personne et tout cela grâce aux paroles prononcées par son père avait son départ. Alors que lui, était bien loin d’être porteur de bonnes paroles en ce monde, s’opposant, contrastant avec les propos de son géniteur. Il poussa un soupir et ajouta :

- « Julianne, tu peux m’accorder une seconde s’il te plait ?! »



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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Dim 8 Fév - 18:43





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...


« -tu es déjà rentrée ? » demanda Joshua en posant le regard sur son unique fille alors qu’elle venait de passer la porte de leur petite maison, en la caquant derrière elle. Malgré la distance que Julianne avait faite à pieds pour revenir jusqu’ici, elle était toujours en colère. Plus contre elle-même en vérité que contre Edern. Elle s’était laissée en porté en lui adressant ses derniers mots, alors qu’elle aurait certainement dut garder son calme. Mais il s’agissait d’Edern Kane ! Et même si elle avait mit toute sa patience et toute sa volonté pour l’aider comme le lui avait demandé son père, et bien encore une fois, ça avait été plus fort qu’elle. Pourtant, elle savait ce qu’il devait ressentir. Mais elle était partie. Ils s’étaient séparés, marchant chacun dans sa propre direction, chacun vers le monde auquel ils appartenaient. Julianne jeta un rapide coup d’œil à son père qui attendait une réponse de sa part, et elle déclara en calant son dos contre le porte d’entrer :
 
« -quoi ? Me regarde pas comme ça ! Je peux te jurer que j’ai essayé ! »
« -j’ai un peu de mal à croire dans tes promesses aujourd’hui Julianne. »
 
La jeune femme resta presque bouche bée devant la réplique de son père. Mais elle baissa les yeux pour fixer le sol de la cuisine. Il n’avait pas tord sur ce coup là, elle lui avait donné sa parole qu’elle n’irait pas voir le départ de Charles, et pourtant elle avait désobéi. Mais là, il devait la croire ! Alors elle reprit :
 
« -Papa ! C’est vrai ! J’ai essayé ! Mais… Mais j’ai dut dire un truc qu’il a mal interpréter. Je ne sais pas… Comment veux-tu aider quelqu’un qui ne veut pas de ton aide ?! »
 
Joshua poussa un soupir qui en disant long sur ce qu’il pensait. Il connaissait sa fille et il connaissait également Edern. L’un comme l’autre voyait toujours un reproche ou une critique dans les paroles de l’autre. Il n’aurait pas dut envoyer Jill là bas… La jeune femme se passa une main lasse dans les cheveux en soupirant elle aussi. Si elle en avait le pouvoir, elle aurait préféré effacer cette journée de sa mémoire !
 
« -ne m’attends pas pour manger, je n’ai pas faim de toute façon. » déclara la jeune femme en sortant à nouveau de la maison.
 
Deux jours… Durant deux jours la jeune femme tenta de ne plus penser à Edern et à ce qui s’était passé. Elle s’était concentrée dans son travail, faisant ainsi quelques heures supplémentaires. Pour elle s’était un moyen de ne pas se retrouver en tête à tête avec son père. En cette fin de matinée, elle était en poste à la forge. Une pièce avait lâché dans un des circuits d’eau chaude, et il fallait en fabriquer une autre. On lui avait confié cette tâche pour voir si elle était capable de mettre en pratique ce qu’on lui apprenait tout les jours ici.
 
Vêtue d’un débardeur blanc sur lequel elle avait enfilé un tablier de cuire épais, la jeune femme était concentré sur le bout de métal qu’elle façonnait. Elle pencha la tête en soulevant les lunettes de protection qu’elle portait, s’essuyant au passage le front. Elle mourrait de chaud, mais elle était plutôt satisfaite de son travail. Au milieu du bruit des marteaux sur les enclumes, et des feux la jeune femme fut surprise d’entendre son surnom. Mais la voix qui venait d’arriver à ses oreilles, elle la reconnu tout de suite. Edern…

Elle le détailla de la tête aux pieds, puis son regard revint sur la pièce de métal qu’elle tenait avec une pince et qui n’attendait plus qu’à être refroidit. Des excuses voilà ce qu’il était venu faire jusqu’ici ? Elle ne lui répondit rien, lui tournant le dos pour plonger sa pièce dans de l’eau froide. Quelques secondes ? Non, elle n’avait pas quelques secondes pour lui. Pas ici, et pas maintenant. Elle lâcha la pince, et tout en retirant ses gants, elle lâcha en levant les yeux sur lui :
 
« -tu n’as rien à faire ici. Et non je n’ai pas le temps de te parler. »
 
A nouveau elle se tourna vers le grand bac d’eau, et elle récupéra ce qu’elle avait façonné. Elle le porta devant ses yeux, en plissa un pour voir la qualité de son travail. Il n’y avait plus qu’à essayer. Elle quitta son tablier, lissant son débardeur qui était un peu remonté en laissant apparaitre le bas de son dos, puis elle passa juste à côté d’Edern. Elle lui dit à nouveau avant de disparaitre :
 
« -je n’ai pas besoin de tes excuses. »
 
La fin de journée lui avait vraiment paru longue ! Même si son travail avait payé, les messes basses des autres ouvriers l’avaient agacé. Elle n’était rentré qu’assez tard au domicile familiale, et constatant que son père n’était pas présent, elle s’était dirigée vers sa chambre, pour pouvoir prendre un bain. C’était un luxe auquel ils avaient droit. L’eau n’était pas très chaude, mais la jeune femme prit le temps de se délassé et de se laver. Le regard fixé sur un point invisible, elle repensa à Edern. Elle était persuadée qu’il avait dut mal interpréter les derniers mots qu’elle lui avait dit. Elle ne voulait pas de ses excuses parce que cela n’était pas nécessaire. Elle comprenait ce qu’il ressentait ce jour là. Elle cligna des yeux, et elle soupira, avant de sortir de l’eau qui commençait à refroidir. Après s’être sécher, Jill avait entendu la porte d’entrer s’ouvrir, et s’était vêtu d’un pantalon de toile beige, d’un débardeur vert foncé, son pull en laine large noué à sa taille, qu’elle était arrivée dans la cuisine. Une serviette entre les mains, elle se séchait les cheveux lorsqu’elle dit la peau encore un peu humide :
 
« -papa, tu… »





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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Dim 8 Fév - 20:58

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Dans son uniforme tout de noir, les mains dans le dos, il ne quittait pas du regard la jeune femme avec qui il espérait, enterrer la hache de guerre si cela était encore dans la mesure du possible avec ce qu’il avait pu lui dire lors de leur dernière rencontre. Edern était l’unique responsable de ce refus d’échanger, ne serait-ce, que quelques mots avec sa personne. Aucune excuse n’était possible d’être formulée, aucun pardon d’être accepté et il s’en serait douté. Après tout, c’était lui qui avait mis fin à cette bonne entente en déformant les propos de Julianne qui continuait de s’afférer au travail alors qu’il restait là, devant elle, dans l’espoir qu’elle change d’avis. Mais il n’en était rien et ce fut la raison qui le poussa à quitter la forge après lui avoir soufflé doucement :

- « Bien… »

Bien… Cela ne voulait rien dire car la mission qu’il s’était confiée à lui-même avant échouée par sa simple faute. Etait-ce trop difficile pour lui de ne pas craindre à autre être humain que lui ou que son père ?! Lui était-il impossible de nouer un lien avec Julianne qui avait su entrevoir son véritable visage ? Il fallait croire que oui…
Il tourna alors des talons, s’éloignant un peu plus d’elle à chacun de ses pas afin de reprendre son poste où il était attendu de pied ferme. Retournant exécuter les ordres du Dôme que détestait tant la jeune femme avide de liberté.

Edern n’avait aucunement réussi à la faire quitter ses pensées durant les heures qui suivirent. Elle avait envahi son esprit alors que sa culpabilité avait envahi son cœur. Et rien n’était pour s’arranger alors qu’il retourna auprès de Richard, son grand-père, qui ignorait sa présence en ces lieux, bien trop occupé à traiter des dossiers plus important que la vie de son petit-fils qui vivait sous son toit.
Il se délecta sous une douche chaude qui n’était dû qu’au travail de ses ouvriers qu’ignoraient volontairement les hauts dignitaires tels que l’homme qui se trouvait dans la pièce d’à côté.

Le jeune homme s’essuya en tout hâte pour ensuite enfiler un débardeur noir et un jean délavé, usé par les années dans les rangers sombres auxquelles il tenait tant. Il termina en enfilant d’un geste mesuré, sa veste de cuir offert par Charles lors de sa majorité. Veste qui ne l’avait jamais quitté depuis ce jour. En sortant de la pièce et alors qu’il allait se diriger vers la porte d’entrée, Richard trouva bon de l’interpeller et de se soucier de la vie de son petit-fils qui se retourna face à lui :

- « Où vas-tu comme ça ? »
- « Je vais faire un tour. »
- « Tu vas voir cette petite ouvrière ? »
- « C’est ma vie privée ! Je n’ai… »
- « C’est une bonne chose. N’y va pas les mains vides, ton père et moi-même t’avons donné une autre éducation que celle-ci. »
- « Je sais grand-père. »
- « Passe une bonne soirée alors. »

Edern fronça un instant les sourcils alors qu’il ne quittait pas des yeux son grand-père qui lui, avait plongé de nouveau son nez dans sa paperasse. Depuis quand il se souciait de sa vie ? Et surtout depuis quand il ne faisait aucune objection à ce qu’il franchisse la ligne de séparation des deux quartiers ? Il ne préféra pas s’en soucier d’avantage. Il avait bien plus important à faire !

Plus ses pas le rapprochait de Julianne et plus il hésitait dans sa décision. Devait-il venir jusqu’à son habitation ? Ou dépassaient-ils les limites ? Mais avant même qu’il ne trouve la réponse, le jeune homme se trouvait devant sa porte. Son poing en suspens, il se décida à frapper une première fois et attendit avant de recommencer de nouveau. Mais la porte restait clos devant lui, aucun ne semblait présent dans l’habitation ? Ou l’ignorait-elle à ce point ? Peut-être. Il frappa de nouveau et la porte s’ouvrit malgré lui. Edern fronça les sourcils et entra avec méfiance dans le logement alors que la porte claqua derrière lui.
Ed’ balaya rapidement les lieux du regard avant de sursauter lorsque la voix de Julianne retentit. Elle se trouvait là, devant lui, habillait légèrement couvrant sa peau… humide tout comme ses cheveux bruns… Il déglutit avec difficulté, restant silencieux durant un moment avant de cligner des yeux à plusieurs reprises. Il était là, dans son entrée et n’articulait aucun mot. Il était temps de se ressaisir !

- « Je… J’ai frappé et la porte s’est ouverte. Je pensais qu’il vous était arrivez quelque chose… »

Il se passa une main gênée dans la nuque alors que le regard du jeune homme glissait discrètement sur la silhouette de Julianne avant qu’il ne décide de croiser les prunelles claires de cette dernière :


- « J’étais venu m’excuser car tout à l’heure, je veux dire… C’était…. Impossible de se parler. »

Il prit une grande inspiration et ajouta :

- « Je me lance ! »  

Il expira et poursuivit :

- « Ce jour-là… Je n’allais pas bien. J’étais complètement perdu ! Mon père a osé m’abandonner pour poursuivre ses idées sans se soucier de ma personne. Mon grand-père m’ignore et fonde en moi l’espoir qu’un jour, je devienne conseiller comme lui du Chancelier… Ce Dôme… Et toi… Tu as réussi à entrevoir une partie de moi que je ne veux montrer à personne et j’ai eu… » Il souffla « Peur. »

Une main dans la nuque et ajouta de nouveau sans la quitter des yeux :

- « Je n’aurai pas dû agir de la sorte avec toi ! Tu as été là pour moi, tu m’as tendue la main et voilà comment je t’ai remercié ! Alors je voulais me faire pardonner et te remercier en même temps. »

Edern s’approcha d’elle et sortit de sa poche le petit instrument qui avait tant attiré l’attention de Julianne, qui l’avait fasciné et lui donna en main propre, frôlant ses doigts avec les siens avant de déposer ses lèvres avec douceur sur sa joue, lui murmurant :

- « Encore désolé. Je ne te poserai plus ce genre de problèmes. Passe une bonne soirée. »





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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Dim 8 Fév - 21:37





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...



Julianne et son père vivait depuis bien des années juste tous les deux dans cette petite demeure. Il n’y avait ici rien de précieux si ce n’était l’amour qu’ils avaient l’un envers l’autre. La jeune femme tenait énormément à son père et aux yeux de celui-ci, elle était ce qu’il avait de plus précieux. Ils avaient bien sur des différents parce que la jeune femme avait un caractère bien trempé, et que la fougue de la jeunesse lui donnait parfois des attitudes rebelles. Mais ça ne durait jamais bien longtemps. Son père lui avait apprit une bonne partie de ce qu’elle savait faire aujourd’hui dans son travail. Elle le respectait plus que personne même si parfois elle ne savait pas le lui montrer. Il arrivait parfois à Joshua de rentrer plus tard. La jeune femme n’avait jamais posé de questions, mais elle savait qu’il voyait des amis à lui. Des amis qui partageaient ses idées. Alors ce fut pour cela qu’elle n’avait pas été étonnée de trouver la maison vide. Elle n’avait pas non plus prêté plus attention que ça au claquement de la porte. Il savait qu’elle prenait de temps de se laver lorsqu’elle rentrait du travail, et il attendait qu’elle descende dans la pièce principale pour pouvoir lui parler.
 
Alors qu’elle ne fut pas la surprise de Julianne lorsqu’elle vit que s’était en réalité Edern qui se tenait debout, droit comme un I dans la pièce principale. La tête penchée sur le côté, les cheveux dans la serviette, elle redressa doucement son visage, en fronçant doucement les sourcils. Que faisait-il ici ? Elle ne dit pas un mot, attendant qu’il veuille bien se justifier quant à cette intrusion. Ce qu’il mit un petit moment à faire. Pourtant, elle doutait fort que se soit Joshua qu’il soit venu voir. Qu’est ce qui le faisait bloquer de la sorte ?
 
Lorsqu’il se décida enfin à parler, chose qui lui paraissait difficile d’ailleurs, Julianne ne dit pas un mot. Au contraire, elle termina de sécher ses cheveux tout en l’écoutant. Elle posa sa serviette sur le dossier d’une chaise, et elle enfila son pull au moment ou il déclarait qu’il allait se lancer. Que voulait-il lui dire qui le gênait à ce point ? Son pull un peu trop grand pour elle tomba de son épaule gauche, alors qu’elle regardait Edern d’un regard interrogateur. Mais elle finit par baisser les yeux, et par s’assoir sur les premières marches de l’escalier afin d’enfiler une paire de chaussure. C’était parfois plus simple de parler et de dire ce qu’on avait sur le cœur lorsqu’on n’était pas observer par son interlocuteur.
 
Oh bien sur Julianne aurait pu se mettre à crier, lui dire qu’il n’avait pas le droit d’être ici, et qu’il n’avait rien à faire là d’ailleurs ! Mais elle était fatiguée de sa journée, et elle n’avait pas la moindre envie de battre contre lui. De plus s’il voulait vraiment lui faire des excuses pour soulager sa conscience, et bien qu’il parle ! La jeune femme posa ses deux mains sur ses genoux, en relevant son regard sur Edern. Peur… Elle répondit seulement en se relevant :
 
« -je sais. »
 
Oh oui elle savait très bien ce qu’il avait pu ressentir. Ce n’était pas son père qu’elle avait vu partir, seulement son meilleur ami, celui qu’elle considérait comme son frère. Mais à l’époque, deux ans plutôt, elle avait ressentit ce besoin d’être seule et cette envie que personne ne puisse voir qu’elle était blessée.
 
Julianne croisa ses bras sous sa poitrine, son regard ne quittant pas le jeune homme blessé qui se tenait à quelques mètres d’elle. Elle finit par pousser un soupire réfléchissant quelque peu à ce qu’elle pouvait lui répondre baissant les yeux quelques secondes. Elle voulait surtout bien formuler sa phrase. Mais elle regarda Edern à nouveau alors qu’il approchait d’elle. Elle ne su pas ce qui la troubla le plus. Ses doigts fleurant les siens, le froid de ce qu’il venait de lui glisser dans la main, ou la chaleur de ses lèvres contre sa peau… Ou était ce tout simplement l’attitude générale qu’il avait vis-à-vis d’elle qui la déstabilisait ? Qu’est ce qui lui prenait d’agir ainsi avec elle ? Et qu’est ce qui lui prit à elle de refermer ses doigts autour de cet objet tout comme sur les doigts d’Edern ?
 
« -attends Edern… J’ai pas besoin de tes excuses. C’était ce que je voulais de dire tout à l’heure. Mais j’étais occupé, et dans mon travail, être une fille c’est déjà assez difficile. Alors j’avais vraiment pas le temps… »
 
Elle détacha ses doigts de ceux d’Edern, tout en lui glissant l’objet qu’elle avait reconnu au touché, à nouveau dans la paume. La jeune femme ajouta après avoir regarder quelques secondes la main d’Edern qui se trouvait si proche d’elle :
 
« -tu n’as pas besoin de me présenter tes excuses. Parce que je comprends tout à fait ta réaction. » Elle lui sourit en coin et ajouta avec une pointe d’humour : « -profites s’en pour une fois que je te comprends. »
 
Jill recula d’un pas, histoire de mettre un peu moins de proximité entre eux dans ce moment qui pouvait être un peu gênant, et elle ajouta :
 
« -je n’ai pas besoin d’un présent non plus. Parce que c’est à mon père qu’il faut dire merci. Je ne suis pas vraiment venu te voir de mon plein gré… De plus cet objet est à ton grand père, alors… Alors c’est non. »

 
Il était hors de question qu’elle accepte ce cadeau, si ça en était un. Elle n’avait pas vraiment envie de devoir quoi que se soit à Edern, et surtout de s’attirer des ennuis. Elle ajouta en se passant une mèche de cheveux derrière l’oreille :
 
« -tu… Tu as déjà mangé ? »
 
Ce n’était pas son cas, et Joshua ne rentrerait certainement pas avant un long moment. Alors quitte à faire quelque chose à manger… Qui aurait cru qu’elle serait à nouveau capable d’être gentille avec Edern Kane !   







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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Dim 8 Fév - 22:36

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Un murmure à son oreille, ses doigts frôlant les siens, ses lèvres sur sa joue encore humide, c’était ainsi qu’Edern soigné son départ tout en lui faisant comprendre qu’il était sincèrement désolé de sa conduite et que cela ne se reproduirai pas une seconde fois. Etrangement, Julianne ne semblait pas vouloir qu’il s’en aille alors qu’elle garda sa main contre la sienne. Leur proximité permettait au jeune milicien de sentir les vapeurs de son gel douche qui avait éclaircit sa peau salit par son travail. Son regard ne se décrochait pas des prunelles azur de la jolie brune alors qu’il sentait son cœur battre un peu plus fort dans sa poitrine. Il avait soudainement bien moins envie de tourner les talons pour retrouver ses appartements. Il avait envie de rester là encore un instant, avec elle… Mais que lui prenait-il ?!
Edern acquiesça doucement de la tête tout en esquissant un faible sourire alors qu’il ne pouvait détourner un instant le regard, comme hypnotisé par la jeune femme qui semblait tout autant déstabilisé que lui. Sa main toujours lié à la sienne, aucun pas en arrière de sa part… Que leurs arrivaient-ils en cet instant ?!

- « Je crois que vivre dans ce Dôme est assez difficile à vrai dire. Mais je comprends. Je vais te laisser alors… »

Ce fut elle qui détacha ses doigts des siens sur lesquels Edern baissa les yeux durant un instant avant de les relever en direction de Julianne qui venait de se reculer légèrement de lui, laissant une certaine distance entre eux. C’était à son tour de s’écarter alors qu’il resta toujours aussi immobile face à elle.
Il fronça les sourcils en entendant les mots de la jolie brune et se mit à rire doucement à ses mots. C’était nouveau qu’ils se comprennent tous les deux. Deux pas en arrière et un en avant. Ce n’était pas négligeable comme avancée dans leur relation :

- « Pourtant, au fond de moi, j’avais besoin de te les présenter Jill’ que tu le veuilles ou non. Je m’en suis tant voulu de t’avoir parlé de la sorte que… J’avais besoin de m’excuser. De te faire savoir que je n’étais pas un total connard comme beaucoup le pense. »

Edern baissa son regard sur l’harmonica qu’il venait de lui offrir et qu’elle lui refusait, prétextant que c’était grâce à son père qu’elle était arrivé à lui ce fameux jour de la disparition de son père :

- « Je remercierai Joshua lorsque je croiserai sa route mais en attendant, c’est toi que je remercie Julianne alors accepte-le ! »

Il se passa une main lasse dans la nuque avant d’ajouter :


- « Ce n’est pas celui de Richard. Durant les deux jours que j’ai passé à réfléchir, j’ai contacté des immigrés qui me l’ont vendu. Donc tu n’as rien à craindre, il est à toi Jill’ ! »

Un sourire passa sur les lèvres du jeune milicien lorsqu’elle passa une mèche de cheveux derrière son oreille. Ce petit geste qu’elle entreprenait lorsqu’elle se sentait mal à l’aise ou gênée avait le don d’amuser le jeune homme qui répondit à la question de Julianne :

- « Non. J’ai fini ma journée, je me suis douché et je suis de suite venu te voir. »

Il fit un signe de tête en sa direction tout en ajoutant :

- « Au faites c’est trop gnon ! Risqué si tu jouais au poker mais adorable quand même…. Cette façon que tu as de mettre tes cheveux derrière ton oreille. »

Edern se dirigea vers les placards pour en sortir deux assiettes en ne voyant pas son père franchir le seuil de la porte et disposa les couverts pour le diner de ce soir. Il resta auprès de Julianne alors qu’elle préparait le repas, appuyait contre l’établi de la cuisine, les bras croisés contre son torse :


- « Ça te dirai par la suite d’aller faire un tour ? Enfin, si tu veux toujours me voir après le diner…. Je te ramènerai à une heure descente à ton père, je te le promets. »

Le jeune milicien prit place à table avec Julianne et dégusta le plat qu’elle venait de préparer. Ceci était bien loin des talents culinaires de la personne qui gérer le repas chez son grand-père mais cela restait mangeable malgré tout :

- « Si tu veux prendre des cours de cuisine, n’hésite pas surtout ! Je t’encourage sur cette voie ! »

Edern qui faisait de l’humour ! Ceci était nouveau chez le jeune blondinet qui était bien loin de jouer de l’ironie ou du sarcasme dans une conversation et d’autant plus avec Julianne :

- « J’ai connu mieux et j’ai connu pire… aujourd’hui ! »

Il fit un sourire taquin à la jolie brune avant de reprendre :


- « Je plaisante. Ce n’est pas mauvais. »

Edern termina son repas et débarrassa la table par habitude, n’aimant pas rester les bras croisés pendant que l’on s’afférait autour de lui et nettoya les plats avant de se retourner en direction de la jolie brune :


- « Je te laisse mettre quelque chose de plus chaud… Enfin si tu acceptes de venir faire un tour avec moi bien sûr…. Je ne t’oblige en rien. »

Il haussa les épaules sans qu’aucun sourire n’apparaisse sur ses lèvres. Elle avait réellement le choix de choisir s’il était temps pour lui de retourner dans les jolies quartiers ou si elle acceptait encore quelques instants sa compagnie…





✻✻✻
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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Lun 9 Fév - 22:09





Ed & Jill
La douleur d'un passé, la douceur de ses baisers...


Julianne ne savait pas exactement ce qui lui prenait depuis quelques jours. Etait-ce le départ de Charles et l’envie qu’il avait de voir son fils s’entendre avec elle qui la poussait à ne pas répondre sèchement à Edern ? Oui, parce que ordinairement, elle aurait eut un petit rire cynique, et elle aurait répliqué qu’il ne connaissait rien aux difficultés qu’il y avait à vivre sous le Dome. Du moins pas de la place qu’il occupait, bien au chaud dans les appartements de son grand père. Mais Jill n’avait rien répondu de tel. Bien au contraire, elle parlait calmement, et sa voix était presque douce. Elle tentait de lui faire comprendre qu’elle comprenait ce qu’il avait pu ressentir, et qu’elle ne le jugeait pas. Il devait certainement prendre sur lui pour lui avouer à voix haute qu’il avait eut peur. Ce n’était pas vraiment son genre non plus d’ailleurs de se montrer vulnérable. Mais étrangement, cela plaisait à la jeune femme, qui pouvait à nouveau entre voir cette partie de lui qu’elle ne connaissait pas. Mais qu’elle appréciait.
 
La jeune femme le laissa à nouveau s’exprimer, et elle se contenta de lui sourire avant de baisser les yeux en se pinçant les lèvres entre elle. Se faire pardonner ? Ça aussi s’était bien nouveau venant de lui. Et s’était sans doute la première fois que ça arrivait depuis qu’ils se connaissaient. Très bien… Si cela pouvait le soulager quelque peu, même si de son point de vu à elle, il n’y avait besoin d’aucune excuse, et bien elle acceptait ses mots. Et ce fut pour cela qu’elle s’avança alors à nouveau vers lui. Il avait acheté cet instrument de musique pour elle ? Cela l’étonnait un peu, mais ce soir, elle n’avait pas envie de se battre contre lui. Comme si sa mission n’avait pas réussit deux jours plutôt, comme si elle pouvait peut-être se soir y parvenir. Julianne baissa alors les yeux sur la paume d’Edern, à nouveau à seulement quelques centimètres de lui. Elle posa sa main sur la sienne, et elle ouvrit ses doigts avec douceur. Elle regarda quelque secondes l’harmonica, puis elle le saisit presque avec tendresse. Elle releva les yeux, sa main touchant toujours celle d’Edern, et elle lui souffla simplement :
 
« -d’accord… Monsieur le rebelle qui côtoie les immigrés…»
 
Un petit sourire en coin pour appuyer la touche d’humour de ses mots, et elle recula à nouveau, tout en lui demandant s’il avait à tout hasard déjà mangé. En entendant sa réponse, la jeune femme se dirigea vers la cuisine, et elle commença à sortir quelques ustensiles pour préparer le repas. Elle tourna la tête vers lui ne comprenant pas toute de suite de quoi il voulait parler et ce demandant ce qu’il pouvait bien trouver mignon chez elle. La jeune femme se mit à sourire, et même à rire.
 
« -je le fais si souvent que ça ?! » demanda-t-elle-même si elle connaissait déjà la réponse. C’était un petit tic qu’elle avait… Un geste qu’elle exécutait lorsqu’elle n’était pas très à l’aise, ou un peu gênée. Un geste qui ne voulait pas dire grand-chose en soit. Enfin de son point de vu à elle. Tout en préparant le repas, elle jetait de temps à en temps des petits regards à Edern qui venait de se caller contre le comptoir. A nouveau un sourire se dessina sur ses lèvres et elle répondit après avoir gouté du bout des lèvres ce qu’elle venait de faire cuire :
 
« -pourquoi pas… Et je n’ai plus besoin de l’autorisation de mon père pour sortir. »
 
Il lui arrivait assez souvent de ne pas passer la nuit sous le toit familiale, préférant son petit refuge personnel, où elle pouvait se permettre de rêver autant qu’elle le souhaitait. Julianne servit à manger dans les deux assiettes, et elle prit place en face d’Edern. Après lui avoir souhaité un bon appétit, elle commença à manger. Elle était plutôt affamée après la journée qu’elle avait eut. La réflexion d’Edern aurait pu la vexer, mais elle savait pertinemment qu’elle n’avait aucun don culinaire. Alors après avoir avalé elle répondit :
 
« -tu diras à ça à mon père, puisque c’est lui qui m’a apprit le peu que je sais faire… »
 
En étant été éduqué uniquement par son père, sa mère étant décédée lorsque Jill n’avait que six ans, il fallait bien avouer que les bases de la jeune femme en matière de gestion d’un foyer n’étaient pas vraiment très bonnes. Assise avec une jambe repliée sous elle, Julianne termina son assiette assez rapidement. Elle avait vraiment faim et sa journée lui avait ouvert l’appétit. Oui, Jill n’était pas vraiment du genre à faire des manières. Elle l’observa débarrasser la table et faire la vaisselle. Julianne remonta son genoux presque sous son menton, toujours assise sur sa chaise, et elle calla sa tête avec sa main. Elle trouvait ça drôle de le voir faire. La jeune femme baya avant de cligner des yeux à plusieurs reprises en reportant son attention sur Edern.
 
« -hum… Oui, je vais chercher ça… »
 
Même si elle avait passé une journée éreintante, Julianne avait bien envie de prendre un peu l’air. Enfin si on pouvait dire ça ici, sous le Dome. Elle se leva et elle grima les marches de l’escalier deux à deux. Une fois dans sa chambre, elle prit un foulard, et sa veste beige. Elle redescendit avec tout ça sous le bras, avant de mettre son foulard et passer sa veste.
 
« -je suis prête. Tu compte m’emmener où ? »
 
Elle griffonna un petit mot pour son père lui indiquant qu’elle ne savait pas à quelle heure elle rentrerait et qu’il ne devait pas s’inquiéter. Puis elle coupa la lumière après avoir dit à Edern en souriant :
 
« -après toi. »
 
Elle verrouilla la porte, et elle apprécia le calme qu’offrait la rue à cette heure-ci. La jeune femme remonta un peu le col de sa veste, et elle glissa ses mains dans ses poches. Elle se demanda trois secondes ce qu’elle était vraiment en train de faire. Allez se balader avec Edern Kane ? Il allait falloir noté ça quelque part !










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MessageSujet: Re: La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]   Jeu 12 Fév - 23:27

La douleur d'un passé, la douceur de ses bras...
Julianne & Edern Lincoln



Il fallait croire que se jouer de la loi, d’enfreindre les règles faisaient partit de son ADN dorénavant. Celui qui avait toujours obéis aux lois qui maintenaient la discipline dans ce Dôme venait soudainement de changer au départ de son père et au contact de la jeune femme qu’il ne semblait pas vouloir décevoir. Il avait trouvé en ce présent, ce qui se trouvait à la hauteur des excuses qu’il lui devait au vu de son comportement de la veille. Malgré son hésitation qui ne l’avait guère étonné, elle avait réussi finalement à l’accepter à son plus grand soulagement. Même si sur l’instant, il sentait son cœur battre dans sa poitrine, son regard s’accrochait au sien sans qu’il puisse agir et faire un pas en arrière pour mettre un tant soit peu de distance. Si encore, il le souhaitait vraiment, de mettre de la distance entre eux deux… Ce fut elle qui recula tout en passant une main dans ses cheveux. Un geste qu’elle avait tendance à faire ces derniers temps en sa présence et qu’il trouvait cela charmant mais massacrant s’ils jouaient au poker.
Son rire résonna dans la pièce telle une douce mélodie alors qu’il hochait la tête de son côté tout en souriant :

- « Assez régulièrement pour que je le remarque. »

Il ne la quitta pas des yeux alors qu’il s’approcha de la jeune femme qui se mit à faire la cuisine tout en conversant avec cette dernière. C’était rare pour lui de voir quelqu’un s’afférait derrière les fourneaux alors qu’il avait toujours eu une autre personne que lui pour le faire à sa place.
Un sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme en entendant l’accord de Julianne pour le suivre hors de cet appartement afin de marcher quelque peu avec lui :


- « Pourtant, tu n’as pas encore atteint ta majorité ?! »

Les règles et toujours les règles pour cet homme qui représentait l’ordre et la droiture aux yeux de ses concitoyens et de sa propre famille. Il baissa la tête avant d’ajouter :

- « Désolé. Déformation professionnelle. »

Ils finirent par se mettre à table et Edern ne tarda pas à se moquer gentiment des talents culinaires de la jeune femme, la taquinant sans pour autant être méchant. Il ne souhaitait plus se disputer avec la jolie brune mais seulement profiter de l’instant présent, ce qu’il n’avait pas su faire avec son propre père. Son sourire s’agrandit en voyant que Julianne entrait dans son jeu

- « Je lui dirai la prochaine fois, je vous offrirai des cours en groupe comme ça. »

Le jeune homme lui fit un clin d’œil tout en souriant alors qu’il prenait une nouvelle bouchée du repas de la jeune femme. Il la taquinait. Elle le savait. Ou tout du moins il l’espérait.
Lorsque le diner toucha à sa fin, Edern débarrassa et s’occupa de nettoyer le tout pendant que Julianne partit chercher de quoi se vêtir pour affronter le froid qui régnait dans le Dôme malgré l’air filtré de l’extérieur.

- « On va juste… Marcher un peu. »

Edern connaissait chaque recoins que renfermait ce Dôme ou tout du moins en partie et cela devait en être de même pour Julianne qui y avait grandi avec plus de liberté que celle qui lui avait été laissé étant plus jeune.
Il décida de passer devant tout en laissant le temps à Jill’ de fermer la porte et ils commencèrent à marcher dans les quartiers de cet antre.

Le calme… Après une certaine heure, c’était comme si le Dôme tombait en veille d’une certaine façon. Les gens restaient chez eux, en famille pour certains et seul pour d’autre, se laissant bercer par l’ambiance qu’offrait leur propre chez eux. Pas un bruit ne perçait ce silence reposant dont s’enivrer bien des fois Edern le soir venu alors qu’il décidait de se dégourdir les jambes sans son sombre uniforme sur le dos. Il marchait alors sans réel but à l’exception de celui de se libérer l’esprit, pensant, réfléchissant aux questions qui s’imposaient à lui. Rituel qu’il répétait de plus en plus depuis le départ de son père. Il s’arrêtait alors devant la grande porte, se demandant s’il se trouvait de l’autre côté en cet instant, espérant entendre mutuellement leurs voix résonnaient mais seul le silence l’accueillait et tout espoir s’en aller et alors, il reprenait sa marche solitaire jusqu’aux appartements de son grand-père.
Pour une fois, il n’était pas seul et il appréciait cela.

- « J’aime ce calme le soir venu. Le seul moment où j’ai l’impression de pouvoir penser et agir en toute liberté. »

Edern se mit à rire à sa propre remarque avant d’ajouter à cela :

- « Etonnant pour un milicien qui vit pour le Dôme… Mais j’ai des fois l’impression d’étouffer ici et surtout ces derniers jours. »

Ce dernier releva son regard sur la jolie brune tout en esquissant un maigre sourire avant que son regard ne se perde de nouveau devant lui. C’était dans ces moments-là alors qu’Edern aimait son père et le comprenait. Il avait l’impression que les murs se refermaient  sur lui et qu’il comprenait l’avidité de son père à vouloir rejoindre le monde extérieur.

- « En général, je marche sans réel but dans ces longs couloirs alors si tu veux aller dans un endroit précis, n’hésite pas un instant. »

Ils se côtoyaient depuis des années mais ne se connaissaient pas assez pour maintenir une longue conversation ou tout du moins, Edern n’en était pas certain et il préférait se tromper, ne souhaitant pas que des silences pesants ne s’immiscent à chacune de leurs paroles :

- « Au faites, ça n’a pas trop parlé après mon départ de ton travail ? Je sais que ma venue soudaine aurait pu… enfin, ça aurait pu être mal compris. »



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La douleur d'un passé, la douceur de ses bras... [Feat Julianne Lindley]

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