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 Knowledge has its price ♦ Edward Kepenovitch

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MessageSujet: Knowledge has its price ♦ Edward Kepenovitch   Jeu 8 Jan - 4:15

Knowledge has its price
Edward Kepenovitch & R'kia Tchaïovsky

   
   
   
Le savoir. Je prenais chaque leçon telle une perle de connaissance ajouté sur un collier dont la valeur n'égalait aucun autre bijou pouvant exister sur Terre. Ce que l'homme fait pas ignorance, par déni, je ne l'ai que trop bien payé. Il n'avait pas fallut longtemps à Edward pour m'inculquer cette notion simple et pourtant peu connue : le savoir, c'est le pouvoir. Non pas que je nourrissais de quelconques ambitions à cela, mais il se mit rapidement à prêcher une convertie. Bien que je ne partage pas le moins du monde sa foi envers l'Animus Vox, envers cette cage en fer qui pourtant était nécessaire à notre survie, je partageais sa foi en l'humanité et dans ses capacités. Il ne fallait pas se voiler la face, malgré que Kepenovitch était un Magister, il ne baignait pas dans un confort enviable ; prêchant malgré son statut, donnant aux nécessiteux. Nous ne vivions pas comme Ils voudraient. Enfin déjà, si Edward avait dû faire selon leur volonté, il n'aurait pas pu me sauver de l'expulsion.

Recueillir une wastelander, lui ouvrir en grand les portes du dôme, c'était une chose. Mais lorsque cette carcasse de métal s'est rendu compte que je ne désirais pas lui être utile en quoi que ce soit, elle resserra sur moi l'étau de sa justice. Une justice bien capricieuse envers les immigrés. Tout perdre, une seconde fois, cela me paraissait tellement impossible que je me maudis d'avoir un instant douté du fait que mon bienfaiteur ferait un miracle. Garde du corps d'un Animus Magister, demandée en personne par ce dernier. Cela était assez limite. Surtout compte tenu de la proximité que j'entretenais avec ce Magister. Mais sa parole avait fait fois de loi ce jour-ci. A partir de cet instant, une promesse s'était ancrée en moi : plus jamais je ne douterais, plus jamais je ne m'avouerais vaincue. Car dans mon ombre, il y aura toujours ce visage, cette douce sensation en sa présence que rien ne peut nous arriver. Notre union était notre force. Une union que bien des gens questionnaient. Oh l'idée d'effleurer ses lèvres m'a déjà traversé l'esprit, mais pas avec les sentiments que les autres peuvent nous prêter. Nous sommes l'un et l'autre les deux composants d'une dualité régie par un équilibre ; l'homme et la femme, le yin et le yang, le blanc et le noir, le jour et la nuit, le chaud et le froid. Ensemble, nous parvenions à mélanger ces antonymes pour atteindre le paroxysme d'une symbiose entre deux êtres. Difficile à saisir pour qui ne vit cette sensation...

La sécurité. Depuis ce jour où il m'a retirée des cendres dans lesquelles je sombrais, Edward Kepenovitch avait toujours veillé sur moi. Il est bien plus qu'un ami, plus qu'un frère, lorsque je le regarde, c'est ma rédemption que je trouve. Cet homme a ce don de m'apaiser, de faire tomber la moindre de mes barrières. Quand nous sommes tous les deux, chacun se trouve et se perd à la fois, comme si nos esprits communiaient. Cette synergie, nous l'avions tout autant lorsque nous officiions. Les rues étaient dangereuses, surtout à cette heure tardive. Nous nous étions rendus dans l'étale d'un très modeste artisan. Quelques cinq citoyens étaient présents. Le Magister donnait fréquemment de ces conférences à petite audience. Peu de gens pour plus de discrétion, mais nous savions tous les deux qu'à chaque rencontre, nous risquions de nous faire contrer. Oh on ne vient pas aisément à bout d'un Magister. Ils sont reconnus comme les êtres les plus sages, les plus respectables du dôme, et ce même chez les non-croyants. Personne ne serait assez inconscient ou assez dénué de conscience pour tirer une balle entre les yeux d'un haut Elder renommé et - qui plus est - apprécié. La notoriété d'Edward allait de concert avec son investissement pour les autres. Malgré qu'il soit couvert lors de ses trajets, le bruit s'étendait vite qu'il était l'Orateur.

Nous ferions mieux d'y aller, prononçai-je dans un murmure ecclésiastique. Son onction touchait à sa fin, il ne fallait pas traîner trop longtemps. Bien que Kepenovitch échangeait avec l'un des auditeurs libres, je m'étais approchée, posant ma main gantée sur son bras, l'effleurant d'un touché léger. Je n'étais pas une personne très tactile, pas très chaleureuse dans tous les cas, mais Edward n'avait pas droit à toute cette froideur et cette distance. Cela m'était difficile à réprimer, je ne réalisais pas la proximité que j'avais avec lui comparé à la distance que j'observais avec autrui. Je n'avais pas conscience d'être ainsi différente lorsqu'il était question des autres. Non pas que je leur décernais mon amertume, seulement les lésions du passé m'ont rendu ainsi glacée et visiblement insensible. Or insensible, je ne l'étais pas tant que ça. J'éprouvais des sentiments, des émotions. Je n'étais pas qu'une ombre marchant derrière les pas d'un grand homme. Mais pour ce soir, je serais cette ombre qui traque le moindre mouvement suspect, le moindre détail inquiétant. Pour l'inquiétude, j'avais un très bon score : sans tomber dans la paranoïa, une fois les lumières éteintes mes sens s'éveillaient comme s'ils s'attendaient à toutes les probabilités. Bien sûr, cela m'accordait de longues nuits d'insomnies chroniques. Mais même dans ces nuits blanches, c'était Edward qui m'accompagnait : il me suffisait de m'allonger près de lui, de regarder son visage endormi. Et alors, même si parfois cela arrivait tardivement, j'acceptais de partir avec Morphée.
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MessageSujet: Re: Knowledge has its price ♦ Edward Kepenovitch   Dim 11 Jan - 0:13

   Alors, aux soirs de lassitude,
   Tout en pleurant sa solitude,
   Des fantômes du souvenir,
   Que l'on n'a pas su retenir.

   Maître... Il n'existe pas jour sur terre sans que je ne pense à vous... Quelque part, vous me conseillez encore dans mes choix et mes idéaux. Vous êtes sans nul doute l'une des personnes que notre monde regrettera le plus. Je me souviens de certains livres où l'on parlait de construire de gigantesques monuments pour les personnes sur lesquels nous comptions. Si un jour j'ai la chance de vivre dans ce nouveau monde, il existera un bâtiment à votre nom... je le promets. Malheureusement, plus je me cultive, moins je crois en l’existence de ce nouveau monde... Heureusement, R'kia est là pour me rappeler pourquoi je fais tout ça. Vous dire à quel point je tiens à elle est impossible... Dans de vieux bouquins certaines personne parlent d'amour sincère. D’âmes-sœurs... est-ce cela ou est-ce mon esprit n’acceptant pas toute ces sensations ? Tout ces regards, tout ces moments où l'on ne se dit rien, où le monde pourrait tomber autour de nous que rien ne changerait... Me rapprocher plus d'elle ? Non, jamais de la vie... on ne peut pas se rapprocher de quelqu'un qui contient une partie de notre vie... elle deviendrait moi... et moi elle...

   J'avais organisé cette petite réunion clandestine. Rien de bien méchant mais simplement donner au peuple une base de savoir. Comment compter, comment améliorer leurs métiers, qu'est-ce que la vie, qu'est-ce que l'espoir, quels sont les dangers de l'extérieur... Bien des réponses que je donnais souvent... Mais il faut bien commencer quelque part. Alors je leur racontai mon savoir : l'électricité, la physique, les mathématiques, la philosophie... J'aimais ça. J'aimais ressentir l’émerveillement des citoyens à mes histoires. J'étais prêt à répondre à tout sauf à ma relation avec R'kia... sujet totalement taboue pour les autres.

   Elle me chuchotta que nous devrions partir, en déposant sa mains sur mon épaule. Je fermai doucement les yeux. Déjà... Je pris sa main doucement « merci... » puis je la relachai délicatement
« Bon, Merci d'être venus et n'oubliez pas : partagez votre savoir, l'Animus Vox veille sur vous » Je ramassai mes affaires rapidement et sortis, elle juste derrière moi « Bon c'était plutôt une bonne séance... vous allez bien ? » Je lui fis un sourire tendre. Oui je m'inquiétais réellement pour elle, même pour un rien. Mais je tenais trop à elle, imaginer une seconde la perdre par manque d'attention... non. Je marchai d'un pas tranquille, comme parfaitement serein vis à vis des dangers qui nous entouraient. Le chemin allait être long ; de quoi discuter avec R'kia encore un peu et de lui apprendre, encore et toujours...
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MessageSujet: Re: Knowledge has its price ♦ Edward Kepenovitch   Mer 14 Jan - 13:40

Knowledge has its price
Edward Kepenovitch & R'kia Tchaïovsky

   
   
   
On pourrait me demander que je ne saurais vraiment répondre. L'amour que je portais à Edward me semblait ancré dans mon âme comme si nous partagions des liens de sang. Pourtant il est loin d'être de ma famille. Pourtant il est ma seule famille. C'était à la fois un oui et un non, une équation que je laissais au temps. Nous étions bien ainsi, l'un veillant sur l'autre. Ma place était trouvée et j'en étais satisfaite. Légalement, je pouvais veiller sur lui. Nous partagions une habitation, un savoir, une passion, une vision du monde. Je ne partageais pas sa foi en l'Animus Vox. Il ne partageait pas mon engagement dans la Crimson Brotherhood. Nous étions liés tels deux siamois et pourtant nous parvenions à chacun avoir notre côté, chacun notre chemin sillonnant celui de l'autre. A la fois implicite et explicité. Ce que nous partagions était plus de l'ordre de l'amour platonique que d'une passion embrasée. Je ne pouvais imaginer cela. En vérité, Edward était la seule personne pour qui je ressentais profondément quelque chose, mais j'ignorais quoi. Au fond de moi, j'avais cette sensation qui me donnait un vertige insupportable : et si nous venions à être séparés ? Rien qu'énoncer cette pensée me torture...

À la fois solennellement et amicalement, Edward prit congés de son auditoire. Rangeant ses effets personnel avant de prendre le chemin de la sortie. J'emboitai son pas, veillant du regard sur la salle que nous quittions, sur les gens que nous laissions. Bon c'était plutôt une bonne séance... À l'extérieur, juste lui et moi, je lui accorde un sourire acquiesçant. Vous allez bien ? Kepenovitch a toujours été très attentionné envers les autres, mais je le côtoyais assez pour savoir qu'il me portait une attention très particulière, comme si son Dôme m'avait menée à lui, sur son chemin afin qu'il prenne soin de moi. J'inspire lentement, le regardant dans les yeux, partageant son sourire. Oui je vais bien. Hâte que nous soyons chez nous, ajoutai-je en reportant mon attention sur les rues qui nous entouraient. Nous avions parcouru bien des endroits peu fréquentables, mais l'Arcadia District ne m'inspirait pas, particulièrement. Trop de monde pouvait se fondre dans les mouvements de foule - bien que faibles - ou les décors. Je scrutais d'un œil perçant chaque point qui me semblait opportun, prête à sortir de mon long manteau noir l'une des rares armes qui m'étaient autorisées : une petite matraque télescopique que je m'efforçais de garder en état ; aucune autre ne me serait confiée. Chaparder était une possibilité envisageable pour me refaire, mais je n'allais pas risquer de trop attirer l'attention sur moi en ce moment. J'avais l'impression d'être suivie dés lors que je quittais les côtés d'Edward.

Les armes à feu, les armes blanches, tout ce qui pouvait infliger des blessures létales importantes m'étaient interdites. Même le tranchant d'un couteau pourrait m'être prohibé ! Les immigrés n'avaient quasiment pas de droits par rapport aux citoyens, encore moins par rapport à l'Ordre ou à l'élite de cette société. Cela m'insurgeait, mais je ne pouvais pas mener un combat de front toute seule. La fraternité pourpre m'a appris qu'il valait mieux constituer une armée d'ombres qu'un paquet de bombes. Car finalement, le dôme est notre rédemption, notre salut à tous, nous les êtres humains. Qu'importe qui le dirige, il nous appartient à tous. La société, le culte qui s'y sont construits sont indépendant de la volonté de cette immense cuve faite d'acier et de verre. Le chemin pour accéder à Emporia est tout tracé, mais il ne manque pas de susciter toute mon attention. Cela ne manque pas quand dans le feutré, j'entends des pas qui se pressent vers nous à la droite d'Edward. Sans réfléchir, je me poste au milieu de la trajectoire de l'arriviste. Un gamin d'une douzaine d'années qui courait, traversant la rue. Alors que l'adrénaline était montée en flèche dans mon système sanguin, je me bloque. Un peu trop nerveuse pour le coup... Je soupire. Excusez-moi si je vous ai surpris... déclarai-je à Edward avec sincérité. Je n'aimais pas ce genre de mauvaise intuition. Au fond, je ne voulais pas que mon bienfaiteur ne soit affecté par cette crainte que je nourrissais de mon côté : celle de se faire attaquer. Personne de sain d'esprit ne s'en prendrait directement à un Magister, mais le monde est fou et beaucoup de personnes sont prêtes à faire le sale boulot en échange de leur statut, d'un peu d'indulgence ou par simple dévotion envers l'élite ou le dogme de cette géante boîte de conserve.
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