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 BECKETT //(terminé - venez, patron !)

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MessageSujet: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 0:16

Elie Beckett
Papers please
Nom complet : Elie Beckett. Seul son nom est utilisé, la majorité du temps, et une seule dame est autorisée à employer son prénom. N°22100819/11.

Âge : La quarantaine. Il ne sait pas son âge exact.

Statut : Célibataire, sans enfants, sans rien du tout.

Nationalité : Américain.

Groupe & Rang : Immigré - Useful. Tu parles qu'il est useful.

Métier : Garde du corps de Bilàl Milošević, Haut juge de l'Immigration. Un tour du sort, une belle ironie, qui fait sortir des crocs amusés au garde du corps et rire jaune celui qui l'a embauché bien malgré lui.

   

   

   
Who are you
Depuis quand résidez-vous au dôme ?
Il était déjà un homme lorsqu'il est entré au dôme. À peu près seize ans, selon les estimations de ceux qui les ont accueillis, de ceux qui l'ont marqué au cou comme on marque un animal, bien que des animaux, il n'en ait vu que très peu dans sa vie. Un tatouage qui s'étale encore sur sa peau et ne laisse personne douter de ses véritables origines, même s'il ne fait rien pour les cacher. Il a depuis passé plus de la moitié de sa vie sous le dôme, passant d'un adolescent malingre au regard farouche à l'homme musculeux qu'il est désormais. Vingt-quatre ans, peut-être, qu'il est là. Vingt-cinq. Assez longtemps pour qu'il se souvienne de la vie avant et de la vie après, sans savoir réellement ce qui est le mieux, parfois.
Que pensez-vous du Dôme ?
Le dôme est un lieu. Le dôme est une prison, une immense cellule. Le dôme n'est ni pire, ni mieux, que l'extérieur, et Beckett y coule depuis longtemps une vie qui n'a jamais rien eu de paisible. Le dôme est sa maison et il a choisi d'y rester, alors qu'il en a presque été exilé, et c'est sans doute parce qu'il s'y plaît quelque peu. Il a fait des rues son territoire, il y a sa meute et il a avalé la poussière de Cerberus Hall jusque dans sa soupe. Disons qu'il pourrait être mort et que cette idée le conforte dans ses choix.
Quelle est votre mission au sein de la communauté ?
Le serpent se mord la queue, dans la vie de Beckett, et l'ironie de sa position le fait chaque fois rire. De condamné à l'exil, il est devenu garde du corps du Haut juge à l'Immigration, Bilàl Milošević. L'immigré qui l'a jugé. Un immigré qui protège un immigré. Une boucle bien bouclée. Son salut, il le doit à Trisha Milošević, sa juste employeure et la seule personne qu'il respecte bien, et il assume sa position avec un calme et une loyauté presque louches depuis sept ans. Il suffit de connaître l'animal pour se douter qu'une telle docilité et une telle dévotion à la protection de ce récalcitrant de Milošević ne sauraient être complètement sincères. Pourtant, il officie. Il est l'ombre du Haut juge, le regard bleu qui vous fixe sans ciller, moqueur et frondeur, l'homme qui ne lâche pas l'autre d'une semelle, l'immense blague qui poursuit Bilàl Milošević jour après jour.
Croyez-vous au Dôme et à l'Animus Vox ?
Beckett est un homme de l'extérieur. C'est un salaud. C'est un criminel. C'est une frappe, un caïd, un tueur, un voleur, un hypocrite. Beckett croit à la loi du plus fort, croit au sang qui coule et aux coups qui se portent. Il croit à l'humain et à sa saleté, à ses crasses, à ses erreurs et à ses fatalités. Il n'a ni foi, ni loi, sauf celle qu'il a accepté de suivre pour qu'un jour, il prenne sa revanche. Le Dôme est une vie qui est à peine meilleure que celle à l'extérieur et l'Animus Vox rien du tout. Le Dôme est une chose, un ventre où il a été avalé il y a longtemps et où il respire. Ils y ont tous été dévorés. Alors non. Il ne croit pas en ces conneries. Il croit en lui-même. C'est bien assez et c'est presque déjà trop. Il fait semblant, de par l'obligation entraînée par son travail et l'épée de Damoclès qui se balance encore et toujours au-dessus de sa tête, il prie chaque semaine du bout des lèvres, sans qu'une once de sincérité se sente dans ses paroles.
Que pensez-vous de l'extérieur ?
Les souvenirs se bousculent dans son esprit quand l'extérieur est abordé et il préfère laconiquement dire que l'extérieur n'est ni pire, ni mieux, que le dôme. Exactement la même réponse que lorsqu'on lui demande son avis sur le dôme. L'extérieur est un monde dévasté, fascinant, et l'animal qui se meut en lui se meurt d'aller explorer, d'aller chasser, mais il sait que la mort est une chasseuse plus redoutable que lui hors de ces murs. L'extérieur, c'est un passé révolu, c'est le froid, la famine, la mort, les pleurs et les couchers de soleil enflammés.

You can't make preys with hunters

Il a du feu et du poison dans les veines. C'est un sang noir qui coule quand on le blesse, d'un rouge si profond et si foncé, si odorant, qu'il en semble pourri, sirupeux, épais comme du pétrole. C'est ce sang qui colore ses babines et ses dents, lui donnant l'air fou, d'un animal enragé, quand il se bat, ce sang qui barbouille ses jointures, qu'il essuie sur ses bras et sur les loques de ses proies, qu'il avale en gorgées et en litres.

Il a toujours été un animal. Il n'a jamais eu besoin de le dire. La chose est évidente. Elle se dégage de lui. C'est son charisme, son aura. On parlera de ses crocs, de ses babines, de ses aboiements, de ses grondements, de ses proies, de son territoire, de sa meute. Un animal dangereux et imprévisible qui s'est rangé, qui est l'ombre de ce qu'il a été, mais il serait encore plus dangereux de le sous-estimer. De penser qu'il est sincère. Qu'il est vrai. Tout ce monde en est un de mensonges, de faux-semblants, et la franchise brute qui émane de Beckett est aussi percutante que fourbe. Il n'a rien à cacher, après tout. Il assume tout. Il a toujours tout assumé.
Il a fait ses coups par derrière, il en a poignardé plusieurs dans le dos, il aurait tué jusqu'à son frère pour se sauver, il en a sacrifié qui ne le méritaient pas et il est encore là. Et il assume. C'est tout ce qu'il peut faire. Elie Beckett a été une des terreurs de Cerberus Hall, un de ceux qu'on ne voulait pas rencontrer, et le souvenir de ses plus jeunes années ne réussit pas à s'estomper derrière le rôle de garde du corps qu'il occupe avec application.
Il est méchant et avide, il a la malice crasse soudée au corps et à l'esprit. Il a une intelligence sournoise qui le fait dévier du loup au serpent, passer de carnassier à charognard. Il est hypocrite. Il n'a pas la langue dans sa poche et il est difficile de savoir si cette langue a déjà émis une seule vérité. Il a les mains fureteuses, ratoureuses, rapides, les doigts agiles. Il a le sourire moqueur, dans un visage droit, séduisant, qui tient bien plus du gendre idéal que du caïd de ruelles. Il a l'accent de l'extérieur, jamais complètement effacé dans sa voix sensiblement nasillarde et ironique, mélange mâché entre les sonorités américaines et celles anglaises, bouillie de jurons et de consonnes avalées. Il est increvable, imbutable, pire qu'un cafard, un cancrelat qui ne sait pas mourir, impossible à saigner et à tuer. Il est doué de ses deux mains, de tous ses neurones, et a toujours un plan, foireux au possible, merdique encore plus. Il n'a peur de rien, il méprise les peureux, les trouillards, les couards. Il est opportuniste, impossible à saisir, impossible à maîtriser. Il est un amas de force brute, un corps aussi sec que musclé, bardé de cicatrices et de corne qui l'empêche de sentir la douleur, tant celle-ci est salvatrice et délicieuse. Il sait manger la vengeance froide, il a la patience surprenante autant que l'agressivité terrible, effrayante, vive comme un tigre vous sautant au visage. Il a les idées fixes et n'a pas peur de travailler pour y parvenir, peu importe ceux à abattre pour atteindre ses buts. Il ne connaît pas la pudeur physique, son corps est son outil, son objet, mais n'a rien à dire sur ses émotions, pour peu qu'il vous laissera deviner qu'il peut éprouver autre chose que de la haine, que du désir, que ces deux sentiments mêlés et inextricables. Il a le rire tonitruant, la blague facile et laide, comme un jappement avant que le loup morde et arrache la chair, surprenant, déstabilisant. Il a le sang de feu, de poison, chaud, il bouille dans ses veines, dans ses gestes, brûle jusque dans ses yeux où la glace recouvre mal le volcan qui couve au centre de son ventre.

Beckett est un animal. Et il est dangereux.


   
Tell me your story
Il se souviendra toujours du loup.

Peut-être avait-il cinq ans. Ou six. Ils avaient longuement marché, en ce jour, et le vent fouettait son visage rougit par le froid, pelé, crevassé jusque sur des joues qui auraient dû être rebondies et non pas maigres. Le soleil enflammait la plaine, se couchant sur un monde où ils n'étaient pas les bienvenus. Ni lui, ni son père, ni le bambin arraché à une mère mourante qu'il transportait sur son dos, dans un silence inhabituel. Il avait la peau sur les os et il était épuisé. Il ne savait pas où ils allaient. Il avait envie de dormir. Une main secoua vivement son épaule, un « Don't sleep, Elie » le forçant à rouvrir ses yeux pâles. Il n'avait même pas la force de pleurer, de larmes qui réchaufferaient brièvement ses joues avant de se glacer sur celles-ci.
Son père s'arrêta subitement et se pencha jusqu'à lui, l'attrapant dans ses bras. Il protesta sans conviction, mais une main gantée s'abattit sur sa bouche, lui imposant le silence. Un chuchotement à son oreille : « Don't. Move. » Pourquoi ? Il ne comprenait pas. Un mouvement du bras et il tourna la tête vers la bête apparue sur la plaine, aussi proche que loin, inaccessible.

L'animal était magnifique. Il le voit encore à travers ses larmes de fatigue, finalement montées jusqu'à ses yeux. Le pelage gris lui semblait délicieusement épais et la majestueuse figure semblait grave, tandis que les yeux pâles du loup se fixaient dans les siens. Le loup était énorme, anormalement grand, sur de hautes pattes puissantes. Sa queue fournie cachait des nuances de noir, de charbon, et son corps se mouvait avec grâce jusqu'à eux. Ni son père, ni lui, ni même le bébé, bougeait. Ils respiraient à peine. Impossible de savoir si la scène était réelle, ou imaginée. Il voyait encore le loup s'avancer, jusqu'à venir tout près de lui, jusqu'à ce qu'il sente son souffle chaud sur son visage blanc et rouge, jusqu'à ce qu'il puisse distinguer chacun de ses crocs. Il l'entendait hurler à cette lune point encore levée et courir, ensuite, disparaître, emportant avec lui le souvenir, le rêve, du dernier loup.

Welcome under the dome - 2210

Ils étaient entrés. Tous les trois. Son père en pleurait de joie, alors que lui se contentait de garder la main de Joshua dans la sienne, y imprimant les marques irrégulières de ses ongles cassés. La température dans le dôme était confortable et le bruit y était tellement diffus, inhabituel, qu'il souleva une chair de poule sur ses bras. Ils étaient plusieurs à être entrés, ce jour-là, et on les conduisit jusqu'à un paquet d'hommes dans un uniforme quelconque. Il n'avait jamais vu de vêtements si propres. Si entiers. Sans trous. Et qu'étaient ces objets ronds cousus dessus ? À quoi servaient ces étranges lignes dentelées ? Elie détaillait les habits avec avidité, tandis qu'un homme parlait avec son père sans qu'il sache ce qui s'échangeait. Finalement, on le fit s'asseoir sur une chaise, de force. Un homme posté devant lui commença à lui poser des questions qui lui échappaient totalement, tout en sortant tout un attirail d'objets brillants, aux embouts menaçants. Un œil inquiet à son père, qui lui tournait le dos et avait voûté ses épaules, marchandant apparemment quelque chose sans grand succès. « T'as quel âge, gamin ? » La langue était étrange, différait de tout ce qu'il avait toujours entendu, rugueuse et râpeuse comme la langue des chats. Il n'y comprenait rien. Une bouillie d'anglais passa ses lèvres, en sifflements furieux et déjà indignés, alors que la poigne du milicien se resserrait sur son bras mince. « Du calme, petit, on t'a seulement demandé ton âge ! How old are you ? I don't know ! I don't care ! Daddy ! Il ne sait pas. Il doit avoir seize ans. Sixteen ? »

Peut-être. Il hocha la tête, sans savoir vraiment si c'était une affirmation ou une question, et se retrouva soudainement immobilisé par une paire de mains qui étaient chacune de la grosseur de sa tête, tandis que les objets brillants vrombissaient et venaient entailler sa chair pour la marquer de noir. Il hurlait comme un cochon qu'on égorge, tentait de se débattre alors que la poigne tenait si fermement sa tête et sa nuque qu'il était impossible pour lui de bouger un millimètre de ces parties de son corps. Il cracha sur le tatoueur dès que celui-ci le lâcha, le cou en sang et en feu de son tatouage, et mordit tellement fort le milicien que ses dents traversèrent le gant, imprimant leur forme sur la peau. Une claque l'étala au sol, le sonnant à peu près, et quand il réussit à se relever, on le balança lui, Joshua et son père hors de la salle avec des jurons de tempête.

Newcomers - 2216

« Y'a des nouveaux ! » Elie roula des yeux et se leva, emboîtant le pas de son frère jusqu'aux portes de Cerberus Hall, où celles-ci étaient ouvertes en ce jour miséricordieux. De nouveaux réfugiés, de nouveaux immigrants à nourrir, à supporter. Peut-être qu'ils en trouveraient des utiles, dans ceux-là... Ce ne serait pas de trop. Ils avaient besoin de nouveaux acolytes pour obtenir ce qu'ils voulaient. Avant de sortir, il éteignit prudemment la cigarette - ô rare denrée qu'il avait réussi à obtenir - et la rangea sur lui, dans un étui confectionné à la main, gardant jalousement pour lui chaque bouffée de l'objet convoité par plusieurs dans les rues.

La tignasse ébouriffée de Josha était reconnaissable dans la foule des badauds et il le rejoignit en donnant nombre de coups de coude, montrant les crocs à quiconque osait protester. Ils réussirent à se tailler une place jusqu'à un point de vue élevé, passant du plancher des vaches à une habitation à deux étages, et se placèrent sur le balcon bancal sur Hell street sans peur de tomber. Les frères Beckett étaient agiles comme des chats et une chute ne saurait les faire retomber autrement que sur leurs pieds. « Celle-là est plutôt jolie. » Joshua pointa du doigt une mince adolescente aux cheveux sombres et au teint basané. En effet. Plutôt jolie, c'était le mot, mais maigre comme un clou et probablement même pas âgée de seize ans. Rien de bon à tirer de cette chatte malingre. Le garçon à côté d'elle avait déjà plus de potentiel et semblait sensiblement plus âgé, ce qui conviendrait plus à leurs petites affaires. Ils avaient besoin de personnes rapides, dans certains cas, plus souples et minces. Officiellement, les trois Beckett - les trois hommes qui portaient ce nom - travaillaient comme ouvriers, profitant d'une carrure solide que la malnutrition et les privations n'avaient pas réussi complètement à entamer. Officieusement, le premier fils offrait sa force au plus achetant et le deuxième fils était un receleur d'objets divers. Des secrets qui n'en étaient pas, car peu étaient capables de tuer à poings nus et peu étaient capables de se faufiler comme des anguilles et des ombres. Des petites affaires qui attristaient leur père, mais qui leur permettait d'avoir un rang chez les ordures qui constituaient la population des immigrés.

Ce fut à lui de pointer le garçon, difficile à distinguer dans une foule qui se faisait plus grande. Ils en faisaient entrer un certain nombre, mine de rien. Beaucoup de crevards, de futurs crevés, en perspective. « Lui, t'en penses quoi ? Son frère répondit avec une certaine réticence dans la voix, les yeux encore fixés sur la jeune fille. Je préfère elle. Joshua se récolta une claque sèche derrière la tête, dont il étouffa la douleur dans un rire. Fais pas le malin. »

I hear the rumble of the revolution - 2221

Quelle sale gueule il devait avoir. Beckett ne se voyait pas, ils n'avaient évidemment pas de miroir, mais il savait ce qu'il en était. Son nez n'était pas cassé, mais il allait avoir le visage marbré pendant quelques jours, c'était assuré. Il s'assit avec un soupir dans le coin de la pièce, tâtant prudemment son visage pour vérifier qu'il n'avait rien de brisé, puis ses doigts, ses poignets, avant de regarder ses jointures sanglantes avec une expression ravie. Le contrat du jour n'avait pas été facile, l'homme était coriace et il s'était bien défendu, mais il avait gagné. Comme toujours, qu'on se le dise.
Alors ce soir, il avait l'occasion toujours trop rare d'aller à la lutte. Katz lui avait refilé des billets, pour son frère et lui, et peut-être pour une jolie poule s'il réussissait à en lever une. Il irait avec sa tête de boxeur, comme s'il avait lui-même participé à un combat de lutte.

Il léchait le sang de ses jointures, les nettoyant de façon à ce qu'il n'existe aucune preuve, quand son frère entra dans la pièce. « Oublie pas qu'on va à la lutte, ce soir. Je peux pas. Quoi ? Elie releva la tête, les lèvres encore barbouillées de sang et les sourcils froncés. Son frère avait l'allure tourmentée et il exhalait une odeur d'angoisse, de hâte. Inhabituelle. Comment ça ? Katz nous a donné des billets en verre, gros crétin, tu vas pas manquer ça. Tu peux même emmener ta garce, si tu veux. Il était plus que magnanime. Arrête de l'appeler comme ça. » Un rabrouement agressif que Beckett punit d'un coup de pied dans les chevilles de son cadet, qui réussit à se rattraper adroitement pour ne pas tomber au sol. Il n'aimait pas qu'on lui réponde, qu'on joue au malin, et son frère prenait de plus en plus de front. Il se distançait, également, et c'était bien ce qui lui plaisait le moins.
« C'est à cause d'elle que tu viens pas ? » Pas de réponse. Il devait avoir visé juste. Elie claqua la langue avec agacement. Son frère s'était entiché d'Alfarsi, elle pas lui, et quand il ne rentrait pas la nuit, ou avec les yeux brillant de cette étrange lueur, il savait bien que c'était parce qu'il traînait là où il ne devait pas. Avec des personnes avec qui il ne devait pas traîner. Des personnes qui allaient entraîner des problèmes bien pires que ce que tous les deux pouvaient trouver avec leurs affaires. Pas besoin d'en parler clairement : les rumeurs couraient rapidement dans Cerberus Hall et même lui, qui n'avait rien à foutre de la politique, savait ce qui se tramait doucement dans la poussière. Tout ça pour un joli cul bien tourné...

Il reprit son nettoyage, enlevant le sang de sa peau avec application, surveillant son frère du coin de l’œil, le regardant fouiner dans leurs effets à la recherche d'il ne savait pas quoi. Sa langue était chaude sur ses blessures, rassurantes, et le goût du sang l'empêchait de se jeter sur son petit frère pour le sermonner plus solidement. « Traîne pas trop avec ça, Jo. Ça. Ça les immigrés aux mauvaises idées. Ça les filles inaccessibles. Aucune réponse. Ça va chier, tu le sais. Y'a toujours quelqu'un qui fait tout foirer. » Rien à faire. Ils avaient la même tête de mule, le même entêtement crasse. Il s'en mordrait les doigts quand il verrait qu'Elie avait eu raison. Il avait toujours raison.

Round 2 - 2227

Le jugement était le lendemain. Inévitable. Il l'attendait sans peur, sans haine, seul dans la cellule où il avait été isolé. On craignait qu'il tue les autres, quand ceux-ci allaient essayer de le tuer pour sa trahison. La milice avait mieux à gérer que les bagarres entre détenus provisoires, entre condamnés à mort. Alors Beckett avait tout le temps qu'il désirait pour méditer sur sa vie, assis au fond de sa cellule crasseuse. Sur la vie qui l'attendait - parce que le jugement était le lendemain, mais la sentence un secret de polichinelle. L'exil. C'était bien ce qui se profilait à lui. Il cracha contre le mur, blasé et dégoûté à la fois. Son geste lui permettait d'échapper à la mort rapide et exemplaire. C'était tout. Pour sa participation, il n'en restait pas moins candidat à la mort lente et douloureuse. Charmant.

Un bruit de pas parvint à son ouïe aiguisée et il tourna la tête quand la porte de la pièce fut ouverte pour laisser passer une mince silhouette encapuchonnée. Pas pour longtemps, cela dit, puisque le capuchon s'abaissa rapidement.

C'était une femme comme on n'en voyait jamais dans les rues. Une femme qui fit s'allumer une lueur dans son regard, une lueur gourmande. Une belle femme. Blonde. Le visage aux traits aristocratiques. Mince. Il pouvait flairer son parfum sans problèmes, comme un chien. Qu'une telle femme soit dans sa cellule était inhabituel et c'est bien pourquoi la gourmandise fit place à la méfiance. À la surprise, également. « Bonsoir. La salutation le prit au dépourvu. Alors il lui répondit. Madame. » Il savait être poli. La blonde se tourna vers le garde, le congédiant d'un « Ça ira, merci », avant de s'appuyer contre le mur devant lui. Et de l'observer.

« Il paraît que vous êtes violent et incontrôlable. C'est vrai ? »

La question le fit éclater de rire, son aboiement se répercutant contre les murs. « Trop de compliments. Il haussa les épaules. Si c'est c'qu'on dit... je ne vais pas mentir à une si belle femme. La réponse ne sembla aucunement la perturber, ou la choquer. Elle poursuivit, même. Vous êtes à deux doigts de l'exil, je me trompe ? Correct, encore une fois. En quoi ça vous intéresse ? » La question sèche. Bourrue. Il connaissait cette femme. Sa venue ici ne pouvait être un bon signe.

« Vous et moi savons qu'hors du dôme, la survie est compliquée. Voire, impossible. Par conséquent, que seriez-vous prêt à faire pour éviter l'exil ? Un petit reniflement méprisant. Il se retint de cracher à nouveau. J'ai déjà survécu hors du dôme, madame. Votre époux aussi, que j'sache. » Une façon de lui faire comprendre qu'il avait saisi qui elle était. Et que rien ne lui faisait peur, pas même l'extérieur. Surtout pas. Il se leva du sol humide et se rapprocha de la femme, les bras croisés sur son torse, geste qu'elle effectua elle-même. Le même sourire amusé sur les lèvres. Une scène identique, miroir déformé entre l'élégante Trisha Milošević et le crasseux Elie Beckett. « Vous proposez quoi ? » Tourner autour du pot n'avait jamais été dans ses cordes et il fut heureux quand la dame lui répondit tout aussi clairement : « Vos compatriotes ne sont pas tous très civilisés à l'égard de la bonne société, vous en conviendrez. J'ai besoin d'un garde du corps. » Un garde du... Il détailla Trisha Milošević sans gêne, laissant ses iris s'attarder sur les courbes pleines, sur le cou délicat, sur chaque centimètre de peau blanche visible. « En effet, ce serait dommage que vous soyez abîmée, madame. » Une réponse un peu goguenarde, amusée, et pourtant un peu rauque, alors que les yeux reviennent dans ceux de la dame. « Et j'suis votre choix ? Ou vous voulez des recommandations ? » Pour sûr qu'il espérait qu'elle lui réponde la première option.

Un sourcil s'arqua délicatement dans le visage de Trisha. « Vous serez peut-être mon choix. Peut-être. Il me faut quelqu'un qui soit réactif, capable de s'adapter… Et vos horaires seront chaotiques, soyez-en sûr. Mais avant, j'ai besoin de savoir ce que vous savez de moi, de mon mari, de ma famille. Avez-vous des apriori à mon égard monsieur Beckett ? » Peut-être. Il se voyait déjà parfaitement dans ce rôle. Garde du sublime corps de Trisha Milošević. C'était trop beau pour être vrai. Il humecta ses lèvres de sa langue, y recueillant le goût familier du sang dans les crevasses de ses lippes trop mordillées, mordues. « Par rapport à votre égard, non. Vous n'êtes pas la pire des catins de la haute et vous êtes mariée à quelqu'un de trop chanceux. Je vous connais pas. » C'était honnête. Pour une fois. Il savait qu'elle était petite-fille de chancelier, qu'elle avait été mariée à un autre avant l'autre immigré, mais c'était bien pauvre. C'était du savoir grappillé d'un côté et de l'autre, entre deux racontars, deux histoires. « Quant à... votre mari... enfin. Des trucs d'immigrés. Vous pouvez pas comprendre. »

Bilàl était bien connu chez les immigrés. Sa nomination au poste de haut juge avait fait jaser dans les rues et il devait avouer qu'il avait été jaloux de cet homme, plus jeune que lui, qui s'était élevé jusque dans ces sphères. Encore plus lorsqu'il avait vu des images de la sylphide blonde à son bras, la gracieuse apparition qu'il avait la chance d'avoir si proche de lui à cet instant. Pas le genre de femme qu'on trouve dans les rues, il l'a déjà dit.

« "Pas la pire des catins de la haute…" Le sourire moqueur de Trisha lui alla droit au cœur. Vous savez comment toucher le cœur les femmes, il n'y a pas à dire. » Il lui adressa un clin d'oeil graveleux, ne regrettant aucunement ses paroles. Il les pensait, après tout, et à la voir se mirer dans ses ongles... il ne devait pas être loin de certaines vérités. Son regard perplexe était inattendu, cela dit. « Je peux comprendre le ressentiment des immigrés vis à vis de mon époux, même si je n'en mesure sans doute pas le dixième de l'étendue. Pour autant, cette réserve à son égard vous empêcherait-elle de faire votre travail ? » Où voulait-elle en venir ? Elle croisa ses bras dans son dos, il fit un autre pas vers l'avant, sans voir aucune crainte dans le visage de la blonde. Elle n'avait pas peu de lui. Il aimait cela. « Je m'explique : supposons que nous soyons de sortie, vous, mon mari et moi, dans un quartier en apparence tranquille, mais qui s'embrase soudainement. Partant du fait que la foule en a plutôt après le haut-juge et que je suis rapidement hors d'atteinte… qu'est-ce que votre bon sens vous dicterait de faire par rapport à mon mari ? Et qu'est-ce que vous feriez, payé pour assurer notre protection ? » Le regard de Beckett se fit un peu interloqué. Il réfléchit quelques secondes, néanmoins, avant de donner la réponse qui lui semblait la plus naturelle et la plus logique dans cette situation où beaucoup trop de paramètres explicatifs manquaient : « Je les défonce, madame. 'fin. Vos quartiers sont pas très difficiles à comprendre et à s'enfuir, donc une fois la sortie repérée, on dégueule ceux qui sont sur le chemin. Y'a toujours des tunnels pas trop loin, même quand on n'est pas dans Cerberus, donc si c'est vraiment impossible de quitter sur la terre... on va dessous. »

Un certain étonnement passa brièvement sur le visage de Trisha, rapidement chassé d'un mouvement d'épaules. « En dessous ? Ma foi, certes, vous avez l'air de savoir ce que vous feriez. » Évidemment. Qu'elle en soit surprise, ce n'était pas étonnant : les hauts nés manquaient cruellement de débrouillardise et d'imagination. Elle se détacha du mur, réduisant l'écart entre eux encore. Il pouvait humer son parfum avec encore plus de clarté. « Vous me plaisez bien, Beckett. Vos méthodes sont, certes, un peu bourrues, mais vous me semblez être un homme efficace… D'un autre côté, vous ne seriez pas ici si vous ne l'étiez pas, vous seriez juste mort. » Juste constat. « Il me semble -mais ne le répétez pas à vos camarades- que vous venez d'obtenir un procès truqué. Un sourire lumineux fendit la figure de Beckett, transformant toute sa physionomie d'un seul coup, alors que la femme lançait un « Garde ! » qui sonnait la fin de leur rencontre. Une première rencontre qui ne serait apparemment pas la dernière... La porte s'ouvrit sur le garde et il s'écarta quelque peu de Trisha. « Mon mari sera informé que nous avons besoin de vos services, rémunérés évidemment, essentiellement pour assurer sa protection. Entendu ? »

Il cligna lentement des yeux. Il venait de se faire avoir comme un bleu. Par cette femme qui le regardait, attendant simplement une quelconque réaction de sa part. Il ne pouvait pas refuser. Il avait les poings liés.

« ... vous pouvez m'appeler Elie. »

Waiting for the right time - 2233

Il n'entendait même plus les bruits derrière la porte. Ils étaient une musique qu'il n'entendait pas, un bruit de fond quelconque, subtil. Il se fermait volontairement à l'écoute des ébats entre Bilàl et son amante, debout devant la porte, droit comme la justice, les yeux obstinément fixés devant lui. Une statue plus vraie que nature, aux traits serrés, à la mâchoire bloquée. Bloquée parce qu'il était furieux.

C'était une partie de son travail qu'il n'appréciait pas du tout. Oh, pas qu'il ait une quelconque once de moralité, l'adultère ne le choquait pas, ni les relations sexuelles. Pas qu'attendre devant un porte que son patron finisse de s'envoyer en l'air avec son amante le dérange non plus : attendre devant cette porte ou une autre, ça ne changeait à peu près rien à sa vie. La partie rigolote était la conséquence s'ils étaient surpris, ça allait être à lui d'inventer une excuse en vitesse, mais ça n'était jamais arrivé. Bilàl et Beckett étaient des immigrés : ils savaient y faire.
Il y avait quelque chose, pourtant. Quelque chose qui l'agaçait, le titillait, le faisait chaque fois serrer les dents alors qu'il entendait les soupirs de ceux qui s'ébattaient à un mur de lui en tentant de ne pas être entendus, de ne pas être vus, de ne pas exister ailleurs que dans cette pièce empruntée.

Trisha.

Beckett était connu pour n'avoir aucun respect pour personne, mais cette affirmation était fausse. Il avait du respect pour Trisha Milošević. Ils se connaissaient depuis six ans, se voyaient à tous les jours, parlaient, riaient, échangeaient. Elle était sa véritable patronne, à son sens, et dans son cœur qu'on aurait pu croire de pierre avaient pointé des sentiments qu'il refusait d'admettre, serait-ce à lui-même. Il appréciait cette femme et il ne comprenait absolument pas pourquoi ce parvenu d'immigré qu'il devait protéger s'obstinait à la tromper avec une autre catin. Parce que la chose était régulière et durait depuis longtemps, notons-le, et ce n'était pas du tout la première fois qu'il gardait cette porte. L'assentiment tacite que donnait Trisha à cette relation avait également de quoi le rendre fou et l'empêchait de comprendre cette situation, qui n'avait absolument rien de logique à ses yeux.

Son esprit dériva. Si cette femme était la sienne... Beckett ferma les yeux et poussa un soupir silencieux, avant de replacer l'érection qui avait commencé à se dresser dans ses pantalons. Si Trisha Milošević était sa femme, il n'irait pas voir ailleurs et il s'arrangerait pour qu'elle ne fasse jamais cela également.

Bilàl sortit de la pièce. Leurs regards ne se croisèrent pas. Il emboîta le pas de son patron sans un son, sans une remarque, se contentant de fixer sa nuque de ses yeux brûlants de haine et de dégoût.

S'il n'avait pas encore tué Bilàl Milošević, c'était parce qu'il respectait Trisha Milošević.


   
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IRL j'ai 23 ans. Je suis là 4 jours par semaine, environ. J'ai connu After Us grâce à Arté/Trish d'amour, et Marion/Sedna/Nour Femme et j'utilise Jamie Bamber comme avatar.

   
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 0:16

FEMME VOUZICI. ♥
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 0:20

ME GUSTA, hello Elie :diego:
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Age : 38 ans.
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Double compte : Huxley Rezh

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Croyances: Lunatiques.
Classe de naissance: Immigrant.


MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 0:23

J'adore comment un détail que j'ai donné à Trisha s'est transformé en scénario qui n'en est pas un à mon presque insu

Me gusta de la noche.

Bienvenue officiellement sur AU, toi qui va faire regretter à Bilàl d'être patient What a Face

_________________
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 0:25

Bienvenue à toi et bon courage pour ta fichette ! :3
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 0:28

Bilàl, tu verras que ce n'est pas pour rien que je suis Fred la Fourbe T'en fais pas, ce sera la grosse teuf entre nos deux hombres, j'ai confiance qu'on s'amusera à fond. Niark. niark.

FEMME DE MA VIE, Femme I love you Vouzici.

Merci Sven I love you
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 0:32

Ah que bienvenue ! Smile
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 3:06

Bienvenue ! Hâte de voir ce que nous réserve Beckett
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 9:00

Bienvenue ! J'ai hâte de voir vos rps, avec Bibi x'D
Bon courage pour le reste, toussa toussa !
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 10:31

Bienvenuuuue
Ce choix d'avatar
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 14:25

Bienvenue !
Bon courage pour ta fichette

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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 15:03

Bienvenuuue !! Ton personnage a l'air d'avoir une sacrée histoire ! En tout cas hâte de voir ce bonhomme en action !! En espérant que tu te plaises bien dans le coin !!
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 17:58

Merci à tous pour votre accueil J'espère que ce gros mort de Beckett vous plaira et saura vous réserver quelques surprises
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Classe de naissance: Immigrant.


MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 21:46

Ce choix d'avatar, ce choix de prénom, ce choix de personnage, ce choix de personnage à emmerder What a Face

Le début de ta fiche dépote, j'ai hâte d'en voir plus ! Bon courage pour la suite et surtout bienvenue sur AU.

_________________


But in this twilight, our choices seal our fate

The pull on my flesh was just too strong Stifled the choice and the air in my lungs Better not to breathe than to breathe a lie So crawl on my belly 'til the sun goes down I'll never wear your broken crown I took the road and I fucked it all away Now in this twilight, how dare you speak of grace.
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Lun 5 Jan - 23:55

FREDOUUUUUUU. j'ai l'impression que ça fait une éternité, je suis si joie de recroiser ta route ! on se roule dans la boue quand tu veux, entre mon lutteur et le pouilleux que t'es en train de nous concocter, y'a moyen de faire de grandes choses. :aleks:
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Mar 6 Jan - 0:11

Merci Ellie ♥️ Embêter Bilàl, c'est toujours un plaisir Et Tiff, mon canard en sucre, on va se trouver un lien de feu, je suis tellement de joie de te revoir ♥️ Nos deux crados vont avoir un lien de feu.
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Mar 6 Jan - 0:21

Oh le joli personnage ! **
Je ne sais pas encore comment mais il nous faut un lien !
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Mar 6 Jan - 4:49

Merci Joram I love you On se trouvera quelque chose, c'est assuré !

Ça avance, ça avance, il me reste seulement l'histoire à rédiger Pour le moment, vous pouvez commencer à découvrir le joli paquet de problèmes que se coltine Bilàl avec enthousiasme depuis sept ans.
(et la petite séance de schizotage en cours, avec Arté, sur l'embauche de Beckett - ça va te plaire, patron)
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Invité

MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Mer 7 Jan - 21:23

Fiche terminée Avant Arté et Marion, comme d'habitude, MUHAHAHAHA.
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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Jeu 8 Jan - 23:24

FOURBE FÉLONNE.

(et j'aime Beckett)


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MessageSujet: Re: BECKETT //(terminé - venez, patron !)   Ven 9 Jan - 0:40

Je me sens seule du côté immigré de la force

Поздравляю !


Après l'effort le réconfort, tu es validé(e) ! Tu peux d'ores et déjà installer tes valises sur le forum ! Pour ce faire n'oublie pas de lire les annexes scrupuleusement afin d'être certain(e) d'avoir l'univers en tête pour te lancer dans de trépidants sujets. Afin d'être sûr de laisser ton emprunte et t'annoncer aux autres joueurs n'oublie pas de recenser ton avatar et recenser ton personnage ! Tu peux effectuer un certain nombre de demandes pour ton personnage et son histoire en visitant la partie gestion. N'oublie pas de créer ta fiche de liens et ton journal afin de faire ami-ami avec les autres survivants ! Si le coeur t'en dis, tu peux même créer un scénario pour enrichir ton jeu. Pour finir, n'oublie pas que sur AFTER US tu n'es jamais seul et ton avis est précieux pour tous ! Nous t'invitons donc à poser des questions si un point te semble obscur ou même donner des suggestions. Si besoin est, tu pourras signaler une absence dans ce sujet. A très bientôt sur la chatbox ou dans le flood !
 

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BECKETT //(terminé - venez, patron !)

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